‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 99 sur 114 · L'assistance des témoins · texte numérisé non relu

L'assistance des témoins

Avec le curé ou l'Ordinaire doivent assister au Mariage deux témoins. Un contrat matrimonial fait sans la présence de ces deux témoins ou même avec un seul, est nul de plein droit.

1° Il faut et il suffit qu'ils assistent comme témoins ; il

suffit qu'ils assistent passivement, sans qu'aucun acte soit requis de leur part. Aucune condition d'âge, de sexe, de religion, de situation n'est requise pour ces témoins. Pourvu qu'ils aient l'âge de raison et perçoivent l'échange du consentement, cela suffit à assurer la valeur de l'acte.

Il convient que les catholiques qui se marient aient été confirmés avant de recevoir le sacrement de Mariage.

2° Ils doivent être présents non seulement physiquement mais encore moralement. Ce n'est pas assez pour les témoins d'être présents d'une manière matérielle, par exemple, en dormant, en étant entièrement absorbé par d'autres occupations, au moment où le consentement est donné. Ils doivent se rendre compte que le Mariage est contracté devant eux ; ils doivent entendre les paroles des contractants ou percevoir les signes qui expriment leur consentement mutuel. En un mot, il faut et il suffit qu'ils puissent attester avec connaissance de cause que le Mariage a été dûment célébré entre telle et telle personne.

3° Exceptions, a) En cas de péril de mort imminent et si l'on ne peut avoir la présence du curé ou de l'Ordinaire du lieu, ou d'un prêtre délégué par l'un ou par l'autre, pour mettre ordre à la conscience des époux et, (s'il y a lieu), légitimer les enfants, le Mariage peut être validement et licitement contracté devant n'importe quel prêtre et deux témoins.

b) Le Mariage peut être validement et licitement contracté devant les témoins seuls, sans la présence du prêtre compétent, chaque fois qu'on ne peut ni appeler, ni aller trouver celui-ci sans inconvénient grave et que les fiancés ont patienté déjà tout un mois.

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