‹ Aa pays des ajoncsChapitre 29 sur 37 · POUR DEUX JEUNES MARIÉS · texte numérisé non relu

POUR DEUX JEUNES MARIÉS

Voici longtemps dcja que vous étiez unis. Un fil mystérieux vous lia dès l'enfance Alors qu'une très bonne et sage Providence Rapprocha vos deux nids.

Ce beau ciel, c'est le tien, c'est le sien, c'est le vôtre. Vos yeux ont resplendi du même enchantement, Et vous êtes allés, tout naturellement. Au devant l'un de l'autre.

Quand l'oiseau prit son vol et se mit à chanter, \^ous l'avez entendu sous la même charmille; Vos cœurs se sont ouverts doucement, en famille. Sans presque s'en douter.

Suivant la mcmc règle, aimant les mêmes choses, Ils voisinaient déjà comme vos deux maisons, Et vous avez joué sur les mêmes gazons, Cueilli les mêmes roses.

Timide jeune fille et paisible écolier.

Vous n'étiez pas de ceux qu'éblouit l'or des songes. Vous préfériez cent fois au pays des mensonges Votre clos familier.

La route du bonheur vous est vite apparue. Le bonheur ! Il vous attendait... Oh ! pas bien loin Pour le trouver, tous deux vous n'avez eu besoin Que de passer la rue.

Et voilà votre espoir accompli ! Gais époux, Vous vous êtes donnés sans vouloir vous reprendre. Votre amitié d'enfants a pris un nom plus tendre. Et le ciel est à vous.

Vous allez entr'ouvrir le plus beau des poèmes, Vous partez pour la joie et le monde enchanté. Le meilleur talisman, jeunesse et pureté, Vous l'avez en vous-mêmes.

Comme un cher compagnon vous emmenez l'amour, Vous emportez le rire et la grâce et le charme.

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