SIV*» SIÈCLE
Jungain , inquit, tôt veteribus pliilosopliis unnm recenlioreni, nec valdè seniotiiin ab a“tate iiostrà ; quàm rectè iiescio, sed apud quosdani, ut audio, susian-ta* lidei, et
TESTIMOMA VETERIM.
profecU) non humilis ingenii , Petrum illuni cui Abælardi cognomen est, qui, ut in historià suarum calamitatuni longâ oratione ipse mcminit, invidiæ cedens, solitudinis Trecensis abdita penetravit : etsi non sinè’niagno undiquè studiosormn conventu, quos ex multis urbibus sibi solitario diseipulos doctrinæ celebris fama eontraxerat ; sine requie tamen optalâ, quani sibi radicitùs tenax livor odiuniqiie convulserat.
TRAÜICTION.
A tous ces anciens philosophes j’en ajouterai un moderne, et qui vivait à une époque peu éloignée de la nôtre, un homme dont l’orthodoxie, à tort ou à raison, fut quelquefois révoquée en doute, mais dont le génie, à coup sûr, n’est point ordinaire; je veux dire le fameux l'ierre, surnommé Âbailaid. Ainsi qu’il le raconte lui-même dans la longue lettre qui contient l’histoire de ses malheurs, p<vursuivi par l’envie, il s’enfonça dans la solitude aux environs deTroyes : et ce ne fut pas sans entraîner après lui un immense concours d’hommes studieux, que sa grande réputation de science fit affluer de toutes les villes dans sa retraite. Il ne put cependant réussira trouver le repos qu’il cherchait; la jalousie tenace et la haine de ses ennemis en avaient à jamais ruiné les fondements.