‹ Abailard et HéloïseChapitre 73 sur 80 · ET LA PREMIÈRE ABBESSE, HÉLOÏSE · texte numérisé non relu

ET LA PREMIÈRE ABBESSE, HÉLOÏSE

autrefois VMS PAR l.’ÉTUDE, LE GÉNIE, l’aMOUR, UN HAMEN MALHEUREUX, et la pénitence :

maintenant, nous l’espérons, une éternelle félicité LES réunit.

PIERRE ABAILARI) MOURUT LE XXI AVRIL MCXLII HÉLOiSE, LE XVII 5IAI MCLXIII.

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d’hÉLOÏSE El U ABAIE IIU).

Un décret de 179'2 portait, comme on sait, la destruction des couvents. Le Paraclet se trouvait donc soumis à cette loi. Mais les autorités de Nogent firent en faveur des deux amants une exception bien méritée. Accompagnées du curé de la paroisse et des notables de la localité, elles présidèrent, avec la plus grande pompe, à l’extraction des ossements d’Abailard et d’Héloïse. La plus magnifique procession conduisit leurs restes inanimés à l’église de cette ville; im discours fut prononcé, des chants funèbres entonnés, et leur cercueil unique, mais séparé par une cloison en plomb, déposé dans un caveau de la chapelle Saint-Léger.

Sous le ministère de Lucien Bonaparte, il fut ordonné, en 1800, que les dépouilles mortelles des célèbres amants seraient transportées dans le jardin du Musée français, où M. Alexandre Lenoir, fondateur de cet établissement, leur fit construire une chapelle sépulcrale très-élégante, avec les pins beaux débris du Paraclet et de l’abbaye de Saint- Denis. Un procès-verbal constate que, lors de l’ouverture du double cercueil, le 23 avril de la même année, on trouva dans la portion qui contenait les restes d’Abailard, une grande partie du crâne et de la mâchoire inférieure, les côtes, les vertèbres et la presque totalité des femora et des tibia. Dans la partie qui renfermait les restes d’Héloïse, on remarqua une tète entière, la mâchoire inférieure distinguée en ses deux parties primitives, les os des bras, des cuisses et des jambes dans leur parfaite intégrité.

En 1813, le gouvernement concéda au Mont-de-Piété une grande partie du terrain d’abord assignée au Musée français, et, par suite de cette disposition, il fallut déplacer de nouveau le monument des célèbres époux. On le déposa dans la troisième cour de cet établissement national.

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hti 1817, on transporta les cendres d’Abailard et d'Heloïse au cimetière du Mont-Louis, dans une des salles de rancienne maison du Père-Lachaise, qui leur servit d’asile pendant environ cinq mois. Le 6 novembre de la même année elles furent placées, en présence du commissaire de police qui avait constaté l’état de leurs ossements, au cimetière du Père-Lachaise.

M. Ivcnoir dit en ])arlant d lleloise : « L’inspection des « os de son corps, que nous avons examinés avec soin, « nous a convaincus qu’elle fut, comme Abailard, de <( grande stature et de belles proportions. Ses restes pré- « (deux, dont on n’a pas craint de violer l’asile, ont été « déposés à A’ogent-sur-Seine .

« .1 ai tait la même remar({ue f|ue M. Delaunay sur la « stature d’Abailard : ses ossements sont forts et d’um' « grande dimension. La tête d’Ileloïse est d'une belle pro- (( portion; son front, dune lorm(“ conlante, bi('n arron- << die, et en liai'inonie avec les antres parties fie la face, « exprime encore la beauté parfaite, dette tête, qui était « si bien organisée, a été moulée sous mes yeux pour l’exe- (( cution du buste d’Heloïse, qui a été modelé par M. de « Seine. »

M. Alex. Lenoir appelle le tombeau la chapelle sépulcrale d' Héloïse et d' Abailard. Cette chapelle, dit-il, construite avec les débris du cloître du Paraclet, nous montre le style d’une architecture arabe pratiquée en France dans le douzième siècle ; sa forme est celle d’un carré long, de (piatorze pieds sur onze ; sa hauteur est de vingt-quatre pieds; un clocher de douze pieds, percé à jour, selon h* goût du temps, s’élève au-dessus de la toiture; quatre clochers plus petits et d’un travail très-delical, et quatre têtes chimériques, terminent les angles du monument; (juatorze colonnes de six pieds, ornées de chapiteaux ti’ès-

n'iIÉI.dïSE ET d’araii.aiîI).

varies dans leurs formes, supportent dix arcades en o^ive, percées à jour et en trèfle; des corniches chargées de tleurs des champs, ainsi que quatre grands frontons qui sont décorés de bas-reliefs, de rosaces et de médaillons d’Héloïse et d’Ahailard, forment la totalité de la chapelle gothique où reposent les illustres restes de l’abbesse du Paraclet et de l’abbé de Saint-Gildas. (Voyez la Notice historique, etc., par M. Alex. Lenoii', imprimée à Paris en ISin, ])age \ et suiv.)

COMPLAINTES

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