‹ Abbayes de l'âevãechâe de BayeuxChapitre 21 sur 72 · LEBERT · texte numérisé non relu

LEBERT

1670. — Robert Bernard. 1688. — Germain Poullain.

1686-96. — Jacques Rogereau, premier curé. 1698. — Etienne Pain. 1714. — Pierre Etienne, vicaire. Eu 1701 un règlement fut fait au sujet de la sonnerie des cloches.

1729-1759. — Michel Pichafroy de Beauchamps, curé, 1757. — Jacques Hvrel, 1757. François Robine, 1761. — Jean La Bouche, vicaires. Ce curé rédigea l'obitier de la paroisse et un mémoire qui seront imprimés plus loin. 11 eut de grands procès avec l'abbaye et ne paraît pas avoir agi toujours avec modération. Voici en effet ce qu'on lit dans le Livre de Cerisy : « Le curé de la paroisse se présentait de « mauvaise grâce aux processions publiques et il refusa de se trou- « ver même à celle qui se fit a l'ouverture du Jubilé que Clément « XIV accorda à son exaltation, et de plus, la communauté faisant « l'office dans le chœur de la paroisse pendant que les ouvriers « étoient dans l'église des religieux, le curé affectoit de le troubler. « 11 poussa l'indécence jusqu'à exposer son Saint-Sacrement auprès* « de celuy de l'abbaye et à commencer son salut au milieu de l'of-

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« lice de la dite communauté. Cela occasionna un grand scandale. « Procès sur tous ces objets. Le curé a perdu et a été condamné « aux dépens et à une amende en première instance »

1700. — Charles-François de Marguerye, curé, Richard-Charles Lxvmonnaye, Paul-Jacques Hébert et Léonard Le Veut, vicaires, il eut aussi des démêlés avec l'abbaye pour les processions et les réparations à faire à l'église. H. 1449. Il expose que « l'église paroissiale « est dans l'état le plus déplorable, qu'il y neige et pleut comme « dehors ; que les fenestres sont sans vitres ; que les chouettes et « les hiboux y font leurs retraites, les pigeons des moines leur « ponte ; que les vents tourbillonnent dans tout le corps de l'église, « ouvert de tout côté, éteignent les cierges, tournent les feuillets « des livres, enlèvent les hosties de dessus l'autel et les jettent par « terre, que les ornements pourrissent dans les armoires ; en un « mot que l'extérieur comme l'intérieur de l'église paroissiale est « une honte et un scandale pour les paroissiens et les religieux... » Pourtant en 1709, on avait fait des réparations ; on avait « regratté « la nef, refait les enduits, on les avait couvert de trois couches de « blanc à la colle avec un peu de bleu ; » ces travaux avaient coûté 707 '. L'Addition elle-même avait été reparée et consolidée. « Les « pilliers buttants de la façade au nombre de sept tourelles couron- « nant les bouts des piliers ; les cinq embases des arcades réparées ; « quelques colonnes cassées seront étronchées en cul-de-lampe ; les « chapiteaux et cordons refaits ainsi que les toits en escéliers ; les « trois arcs-boutants qui sont au-dessus de la couverture du portail « dont leur naissance prend sur les pilliers buttants, dont deux se fer- « ment contre le gable de la nef et l'autre qui est au bout du côté « du nord et se ferme contre la côtière des collatéraux... le chapi- « teau au-dessus de la porte nord refait pareil à celui de gauche.... »

1778. — N. Bertrand, curé de la Meauffe, fut nommé à Cerisy, mais il céda au suivant au bout de deux mois.

1778. — Jean-Baptiste Malherbe; Jean-André Frémont, vicaire; tous les deux prêtèrent le serment civique à la révolution....

Le premier nivôse l'an quatrième il a été payé à Gabrielle Richard la somme de soixante livre pour avoir faite les chemises des chandeliers et la croix de dessus le grand autelle. Et fourny les attache et le fil à coudre le tout en assigniat.

1805-1813. — Vincent Nicolle. Le chagrin qu'il éprouva lors de la démolition de la nef, après l'incendie de 481 1, altéra sa raison et il dut quitter Cerisy.

Du 17 novembre 1812. — Les membres composant le conseil et bureau de la fabrique de l'église succursale de Cerisy, extraordinairement réunis au lieu ordinaire de leurs séances en vertu de l'autorisation de M. le Préfet du département de la Manche, Vu le décret, impérial du 30 décembre 1809 concernant les fabriques,

Vu le devis estimatif des réparations à faire à l'église de ce lieu, dressé par M. Dupont, architecte nommé à cet effet,

Vu le budget des recettes et dépenses de la fabrique et l'état de ses ressources actuelles ; considérant que l'église de cette comcommune a été frappée par la foudre dans le cours de l'hiver dernier, que les dégâts occasionnés par cet accident sont considérables et qu'il est urgent de pourvoir à leur réparation.

Considérant que les ressources de la fabrique sont insuffisantes pour faire face à cette dépense et qu'à défaut d'autres moyens la commune serait obligée dans cette circonstance de subvenir à ses besoins, aux dépens de ses propres revenus.

Considérant que les revenus de la commune elle-même sont bornés et qu'elle ne pourroit venir au secours de la fabrique qu'en recourant à des moyens extraordinaires dont l'emploi est toujours onéreux.

Considérant que l'église de Cerisy est depuis un temps immémorial divisée en deux parties à peu près égales, qu'une seule de ces portions est. occupée pour l'exercice du culte et qu'elle est plus que suffisante pour cet usage malgré la population nombreuse de la commune.

Considérant que l'autre partie est inoccupée et depuis longtemps réputée inutile que son entretien est une charge aggravante pour la fabrique ou la commune qui n'en retire aucune espèce d'avantage.

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Considérant que sa suppression et démolition seraient d'autant plus avantageuses que l'on y trouverait les matériaux nécessaires aux réparations de la partie conservée et dans le prix de ceux qui ne seraient pas employés une somme suffisante pour faire face aux dépenses qu'exigeront lesdites réparations.

Considérant qu'il résulte du rapport de l'architecte cy-dessus dénommé que cette démolition peut s'opérer sans porter la plus légère atteinte à la solidité de la partie conservée, qu'elle est généralement votée et n'éprouvera consëquament aucune opposition.

Arrête : 1° La portion d'église, actuellement inoccupée jusque et contre le mur qui en fait la séparation de celle servant en ce moment à l'exercice du culte, sera démolie.

2° Il sera pris à même les matériaux provenant de cette démolition ceux nécessaires pour réparer la portion conservée.

3° Le surplus sera vendu et les sommes provenant de cette vente qui seront déposées dans la caisse de la fabrique conformément à l'article 50 dudit décret du 30 décembre 1809, seront employées au paiement des constructions et réparations mentionnées au plan et devis cy-joint lesquels sont et demeurent approuvés. L'excédent, s'il y en a, sera destiné à l'entretien extérieur de l'édifice conservé et à l'achat de divers objets nécessaires à l'exercice du culte et dont l'église est dans ce moment dénuée.

4° Le présent avec les devis et pièces y annexées sera pour plus de célérité communiqué de suite au conseil municipal de Cerisy pour donner son avis et transmettre dans le plus bref délai à Monseigneur l'évêque de Coutances et à M. le Préfet du département de la Manche avec prière d'en approuver les dispositions. En séance où étaient MM. Pannier, docteur médecin président, Nicole, succursaire, Le Creps du Bos, maire, Labbé, Duchemin, Jacques et Denize.

On ne sait comment qualifier un pareil vandalisme ! Cette mesure dit-on, ne suscitait aucune opposition ! Le curé, présent il est vrai à la séance, refusa de signer et le président de la fabrique M. Dupucé, ne pouvant convaincre les autres membres, avait préféré donner sa

démission trois jours auparavant. Voilà donc comment s'écrit l'histoire !

1813-1821. Jean-Louis Le Courtois.

1821-41. Alphonse Le Roussel.

1841-42. François Poirier.

1842-50. Paul Le Grand.

1850-52. Louis Duval.

1854. Pierre Le Gallais '. Malgré la modicité des ressources, de nombreuses réparations ont été faites aux voûtes, au chœur et aux chapelles qui se sont enrichies de vitraux. Les autels ont été restau rés, les statues anciennes replacées avec soin, et les couvertures de l'église refaites en grande partie. Aussi est-on en droit d'espérer que désormais l'église de Robert et de Guillaume demeurera à l'abri de tout danger et qu'un nouvel accident ne viendra pas, sans opposition, nécessiter la démolition d'une autre partie ! !

Voici les quelques pièces annoncées plus haut. Elles appartiennent toutes les trois à la cure de Cerisy.

5 Octobre 1701. — Les prieurs et religieux de l'abbaye de Saint-Vigor de Cerisy, ordre de Saint-Benoist, dépendant immédiatement du Saint-Siège apostolique et unie à la congrégation des Bénédictins exempts de France, au diocèse de Bayeux, assemblés en leur chapitre au son de la cloche à l'ordinaire pour délibérer de leurs affaires et particulièrement sur l'abus continuel qui se fait dans la sonnerie de leurs cloches tant pour les trépas que pour les services qui se font pour les paroissiens de l'un et de l'autre sexe qui passent de cette vie à l'autre. Après avoir mûrement considéré que si on n'apportoit point d'ordre dans la sonnerie, cet abus

1. Non content de consacrer tous ses soins à la conservation de son église, M. le curé de Cerisy a réuni une foule de documents et de renseignements qui ont été utilisés pour ce travail et dont on ne saurait trop le remercier.

pourroit tirer à conséquence dans la suite, il a été arrêté et résolu à la pluralité des voix :

1° Que pour l'édification du public et procurer le secours des prières des âmes pieuses pour les morts, M. le prieur ou en son absence le plus ancien des religieux pourra permettre de sonner le trépas des personnes de l'un et l'autre sexe que Dieu appellera de ce monde, de quelque condition ou estât qu'ils soient, avec cette restriction que led. trépas ne sera sonné qu'avec les petites ou moiennes cloches.

2° Que la grosse cloche ne sonnera qu'au décès de Nosseigneurs les abbés, MM. les prieurs et religieux de cette abbaye, leurs pères, mères, frères et sœurs.

3° Qu'on ne permettra pas ordinairement de sonner aux enterrements les petites ou moiennes cloches de crainte que la facilité avec laquelle cette grâce seroit accordée ne passât en habitude et ne préjudiciât aux droits du chapitre, laissant pourtant- à M. le prieur ou à l'ancien d'en user comme ils le jugeront le plus à propos, surtout à l'égard des personnes qui pourroient pendant leur vie s'estre attiré la considération du chapitre.

4° Que pour entrer dans les mêmes considérations que nos anciens ont toujours eu pour MM. de la noblesse et autres qui se distinguent du commun dans l'étendue de la paroisse toutes les fois que M. le prieur et le chapitre invités parles parents du défunt, feront la cérémonie des enterrements, comme il a été de tout temps pratiqué, pour lors, la grosse cloche du chapitre sonnera et on pourra même permettre de sonner en deuil au trentin, bout de l'an et autres services qui seront faits par MM. les prieurs et religieux, hors laquelle circonstance, on ne permettra jamais de sonner la grosse cloche, ni de sonner en deuil... fait en chapitre. Signé : de Metz, prieur, Helie, Fournier, Toutan, Le Compte, Jacob, Lefebvre, Balagny.

OBITIER DE LA PAROISSE SAINTE-MARIE-MADELEINE DE CERISY-l'aBBAYE DRESSÉ EN 1734 PAR M. PICHAFROY-BEAUCHAMPS, CURÉ.

Janvier. — 1. Circoncision du Seigneur. L'usage est qu'aux secondes vespres on fait l'exposition du Saint-Sacrement en commençant à deux heures après vespres et compiles, procession du Saint-Sa-

crement avec les litanies du saint nom de Jésus, au retour Ave verum ou Tantum ergo, Inviolata ou sub tuiim prcesidium. Da pacem. Oraisons et la bénédiction fondée par M,le de Berrolles. — Ce jour première messe chantée pour ladite demoiselle. 2. Le premier lundy du mois, obit pour Thomas de Sallen, escuyer baillif de Gerisy, du nombre de douze pour ce 30*.

4. Le premier vendredy du mois, obit pour Jean de Sallen, escuyer, et Marie de Mons du nombre de douze, pour ce 29* 5S.

5. Une messe basse par mois pour Me Michel le Bariller prêtre pour ce 5*.

6. Epiphanie ou manifestation de Notre Seigneur, une basse messe du nombre de 26 pour Pierre Jean, prêtre vicaire de Gerisy pour ce 13*

9. Obit pour Anne Guilbert du nombre de deux, décédée le 10 janvier 1762 ', le 2e obit doit être six mois après pour ce 10*.

10. Obit pour Olive Le Roux du nombre de trois pour ce 7* 10s. devraient être au jour des décès d'Olive Le Roux 8 février 1663, Colette Belin et Jean Le Roux 16 janvier 1659.

11. Obit pour Robert La Croix-Roque, escuyer, du nombre de six pour ce, sur M. de Briqueville 15* sur quoi il y a 30 sols pour le rosaire.

14. Saint nom de Jésus. Basse messe pour Me Henry-Louis Habert abbé de Cerisy, on avertit les pauvres d'y assister comme étant leur bienfaiteur pour marque.

La confrairie de la Charité ou Miséricorde des pauvres établie à Gerisy a pour patron le Saint nom de Jésus.

15. Saint-Maur. Obit pour Guillaume Poincheval et Anne Varignon du nombre de cinq pour ce 13* 7S 8d.

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