Les Saints Innocents
29. Obit pour Anne Pinel et Charles-Denis des Noyers son mary, deuxième.
Total : 372tt 7S et 4 gelines.
Parmi les personnes inhumées dans l'église paroissiale de Cerisy, de 1700 à 1800, on trouve Jean d'Argouges, écuyer, sieur de Beaucourt ; Barbe Rouxelin, sa veuve ; Jacques d'Argouges, écuyer, sieur de Beaucourt ; Elisabeth Hellouin de Courcy, sa veuve ; Charlotte d'Argouges, épouse de Nicolas de la Motte d'Annebault, écuyer, sieur de Briant ; Michel Le Barbier, sieur de la Verderie ; Thomas Le Barillier et Olive de la Mare, sa veuve ; Jean le Barillier, sieur du Buisson, avocat ; Olivier de Baudre, bailli delà haute justice etN. le Chanoine, sa femme; Françoise de Baudre; Marguerite de Balleroy, épouse d'Olivier de Baudre ; Marie-Anne de Baudre, femme de Jean le Barillier; Jean de Baudre, bailli, Louise Godefroy, sa veuve; Pierre-Louis de Baudre, clerc ; Louis-Olivier-Henri.de Baudre, bailli, Marguerite de la Bazoche, sa femme ; Elisabeth de Cussy, veuve de Raphaël Béatrix, sieur des Perrelles ; Charles Béatrix, sieur de Bellecroix ; Joachim, sieur de la Chesnée ; Catherine; François, sieur du Mesnil-Beyne ; François, sieur de la Chesnaye, Suzanne Trouay, sa veuve ; Jean-Jacques Bernard, sieur de Bapeaumes, conseiller du roi, vérificateur des eaux et forêts en la maîtrise de Bayeux ; Roberte de la Boëze ; Jeanne le Boulleur, épouse de Pierre de Berrolles, escuyer ; Françoise de Baudre, veuve de Jean-Baptiste Le Cocq, écuyer, sieur des Rivières; Marie-Madeleine de Chantelou, religieuse de la Visitation à Montpellier, tante de Me de Vaubadon ; Anne
204 ABBAYE DE GERISY.
Couespel, veuve de François-Paul de Briqueville, écuyer, sieur du lieu ; Thomas-Jacques Dupucey ; Marie Hébert, femme de Étienne- Louis Dupucey, écuyer, seigneur de la Motte ; Charles-Raphaël Foucher, écuyer, sieur des Plaines, Marguerite Le Gros, sa veuve ; N. Le Foucher, femme de N. Hubert, notaire ; François Hébert, écuyer ; Jacques, sieur de Beaupré ; Marguerite Hébert de Beaupré ; Victor-Jacques de Lestroc, sieur de la Héricière ; Nicolas de la Motte, escuyer ; Marie-Anne Rogereau ; Françoise du Fayel, femme de Richard Rousselin, sieur de Briens ; Jeanne Rogereau, épouse de Jacques Sabine ; Angélique Sabine ; N. de Chauveau, veuve d'Augustin Sabine, sieur de la Hunaudière ; Joachim, sieur de la Hunaudière ; Madeleine; Jean, sieur de la Montagne ; Augustin, sieur de la Hunaudière ; Marie Foucher des Plaines, veuve de Daniel- Joachin de Sabine ; Jacob, sieur de la Hunaudière ; Françoise Bernière, veuve do Philippe de Sallen, écuyer, sieur des Rochers; René de Sallen ; Jean ; Charles-Paul-Raphaël ; Marie, dame de Macey ; Raphaël, Marie-Anne le Coq, sa veuve ; Jean-François, lieutenant au régiment d'Orléans ; Anne ; Raphaël, sieur de la Quièze, Blagny, Bayne ; Marie de Pestel, épouse de M. Le ïellier de Vaubadon ; Pierre Le Tellier, sieur de la Boulaye, lieutenant des maréchaux de France à Bayeux ; Pierre-Hypolite, sieur de Vaubadon ; Perrette du Vigny; Jacqueline du Vivier, etc., etc.
USAGES DE L EGLISE PARROISSIALE DE GERISY.
Le mercredy des Cendres la cérémonie se fait à sept heures du matin ; les catéchismes se font le samedy à dix heures et les dimanches et festes avant vespres jusqu'au dimanche de la Pentecoste qui est le jour de la première communion des enfans.
Les prières et instructions se font les dimanches et festes de caresme après vespres, la messe matinale à cinq heures du matin tous les jours ensuite.
Les ténèbres se psalmodient à quatre heures.
L'office du jeudy et vendredy saint se fait à sept heures du matin sermon sur la passion led. jour. Office du samedy saint et la bénédiction des fons à sept heures.
La cérémonie de la ressurrection à cinq heures du matin après quoi on dit la messe première.
La procession de Saint-Marc ou à la chapelle l'Epine, celles des Rogations aux chapelles ' domestiques de la paroisse à six heures du matin.
L'office du samedy de la Pentecoste et la bénédiction des fonts à sept heures du matin après quoy le catéchisme et élection des enfans pour la première communion qui se fait le lendemain sur les sept heures.
Le jeudy Saint-Sacrement, s'il fait beau, la procession se fait avec les religieux de l'abbaye dans le bourg, ils chantent leur messe auparavant et pour cette fin ils la commencent un peu avant huit heures. La messe paroissiale se dit au retour de lad. procession à laquelle assistent les corps de métiers avec leurs torches.
Le dimanche dans l'octave Saint-Sacrement, si l'abbaye a fait sa procession, la paroisse fait la sienne et va processionnellem^nt au bourg en commençant un quart devant neuf heures. Le jeudy dans l'octave on va seulement à la chapelle de l'Epine à sept heures. Pendant l'octave le salut se fait tous les matins à six heures et à l'abbaye le soir à sept heures et un quart. Le jeudy de l'octave, comme l'abbaye fait une bénédiction assez solennelle sur le soir il ne s'en fait pas à la paroisse et l'on se réunit à l'abbaye si on le juge à propos.
La feste Magdeleine se tient le propre jour 22 de juillet et il y a sermon, salut et bénédiction du Saint-Sacrement. On dit une messe à trois heures et demie du matin pour la commodité de ceux qui vont à la foire. La feste Sainte Anne se doit recommander le dimanche précédent, le peuple étant fort jaloux d'entendre la messe ce jour là à quatre et à cinq heures, et à sept heures la troisième.
Le jour de l'Assomption il y a ordinairement un pain bénit. On le porte à la chapelle l'Epine où un prêtre va processionnellement, il en fait la bénédiction et il est apporté à la paroisse à la suite de la procession. Il est bon que ce jour là il ait sermon à cause du concours du peuple et de la dévotion à la Sainte Vierge.
1. Ou comptait quatre chapelles domestiques dans la paroisse de Gerisy : — Celle de la Boulaye, patron Saint Pierre, fondée en 1658 par Raphaël Le Tellier,écuyer, sieur du lieu, conseiller et contrôleur à Bayeux. Elle fut bénite le 10 août 1658 par Robert Bernard vicaire de Cerisy. — Celle du Rocher, patron Notre-Dame, bénite le 20 octobre 1660. Elle avait été fondée par Philippe de Sallen, écuyer. — Celle de la Couespellière, patron Saint-Louis, fondée par Jean Dupucet, elle fut bénite le 20 février 1786. — Enfin celle de Briant ou de la Clairerie, fondée par la famille de Sallen.
200 ABBAYE DE CEBISY.
Le jour Toussaint* après les vespres du jour et des deffunts, compiles étant finies, on chante trois répons pour les deffunts le premier dans le chœur à l'intention principalement de la famille de Vaubadon et autres qui reposent dans ledit chœur, le deuxième dans la nef pour ceux qui y ont leur sépulture et spécialement pour quelques fondateurs, le troisième dans le cimetière pour le général de la paroisse. Les répons sont : Libéra nie, Domine, ab Us...; le deuxième Non înter : le troisième Congregat.
Le jour des trespassez la procession se fait avant la messe qui se dit à sept heures et demie, on chante le répons Congregat afin que la messe commence à huit heures, et après la messe le Libéra dans la nef et au lieu des Libéra, qui avoient coutume de se chanter à la dévotion de chaque particulier, on recueille les offrandes d'un chacun dont on fait des services complets les jours de lundy de chaque semaine suivante.
La veille de Noël on psalmodie matines en commençant à dix heures après quoi l'on chante la généalogie ensuite le Te Demn et la messe après quoy on continue de psalmodier Laudes.
Le jour de l'an l'on fait l'exposition du Saint-Sacrement aux deuxièmes vespres, compiles, procession et litanies du Saint nom de Jésus après quoi la bénédiction avec un répons du Saint-Sacrement, etc.
Le 14 janvier l'on dit une messe basse pour Henri-Louis Habert, abbé de Cerisy, bienfaiteur des pauvres. Le 20 janvier l'on fait une procession et l'on chante la messe Saint Sébastien en la chapelle de l'Espine à sept heures et demye.
MÉMOIRE CONCERNANT l'ÉTAT PRÉSENT DE L'ÉGLISE PAROISSIALE IiE CERISY1.
L'an mil sept cent cinquante neuf, le neuvième jour du mois d'aoust, Monseigneur de Roche-Chouard, évêque de Baveux, honora de sa visite l'église paroissiale de Cerisy, l'abbaye qui jusqu'alors n'avoit été visitée que par les seigneurs abbés de Cerisy ou par grands vicaires par eux députés. En conséquence de sa visite, Monseigneur l'évêque a fait une ordonnance, le même jour, qui fournit matière à ce mémoire pour éviter de faire naitre quelques difficultés et tâcher d'éclaircir les différends de plusieurs. Mais il est bon d'en-
1. Ce mémoire, malgré son excessive longueur, a paru intéressant à publier en entier. Il peint si bien les mœurs du temps, la manière souvent plus spirituelle que véridique de traiter un sujet de querelles sans cesse renaissant !...
tendre auparavant la complainte de cette église qui va parler elle-même. Qui peut mieux qu'elle exposer au naturel son état et ses besoins ?