SON AAGE H ANS, LE XV DE FÉVRIER
visoirement la chapelle Notre-Dame de l'Epine, où la paroisse a fait pendant quelque temps les exercices. Il y avoii en effet tout ce qui concernoit une paroisse : une tour, deux cloches, trois autels, des fonts baptismaux, une chaire prédicatoire, une tribune, quatre pilastres en quarré autour du grand autel, un lustre ou candélabre de fonte au milieur du chœur. La beauté de la charpente montre une habile main qui l'a construite. Deux cloches marquent la convocation du peuple, trois autels font voir la multiplicité des prêtres, la tribune avec une boiserie délicatement sculptée et qui porte les armoiries de Cerisy et de la principale noblesse du canton marque l'assistance d'un peuple distingué, quatre pilastres en carré pour accompagner l'autel et les degrés avec quatre angelets sur le haut qui portoient des cierges, le candélabre avec dix ou douze branches en rond et par degrés qui vient d'être ôté depuis peu par les religieux, tout cela marque la solemnité de l'office, les bréviaires et missels à l'usage du diocèse, les sépultures devant et autour de cette chapelle marquent un usage qui n'étoit que pour la paroisse '.
La chapelle l'Epine ne porta pourtant pas le nom de paroisse, elle retint son nom de chapelle, elle étoit trop petite pour contenir le peuple de Cerisy et l'église du monastère étant achevée, comme elle étoit vaste et spacieuse, on céda une portion suffisante de la nef pour y faire l'office paroissial. La paroisse y est depuis plusieurs siècles comme un limaçon dans sa coquille à qui il importe peu de la posséder en propre ou par usufruit pourvu qu'on ne l'en mette pas dehors ; mais différente de cet animal, si on vouloit la mettre dehors avec violence, elle montrerait puissamment les cornes et se défenderoit puissamment sur le dédommagement qui lui est dû, sur la nécessité et l'utilité publique, sur la longue et immémoriale possession, sur le consentement même des religieux qui ont reconnu authentiquement le droit de la paroisse quand ils se sont séparés d'avec elle par un mur, puisqu'en se retranchant dans leur part, ils ont laissé celle de la paroisse.
Le titre que produit l'abbaye pour son érection par le duc Robert est aussi un titre invincible pour les paroissiens. Ce duc donne à l'abbé et aux religieux
1. La description même de la chapelle de l'Épine prouve qu'elle datait du XIIIe siècle, époque où la paroisse y fut transférée, comme il a été dit plus haut, lors de la construction de l'addition. L'autel était particulièrement curieux avec ses quatre colonnes surmontées de petits anges de cuivre et servant à relier entre elles de riches draperies. Comme on peut le voir, à cette époque, l'abbaye n'avait rien négligé pour installer un provisoire dont bien des églises seraient heureuses actuellement de se" contenter
les églises de Cerisy. Il y en avoit donc plusieurs, il y en avoit une pour le monastère, il y en avoit une pour la paroisse. On est en état de leur dire : qu'avez-vous fait de l'église de la paroisse ? On ne vous l'avoit donnée que pour en être les tuteurs et en prendre l'administration pour le bien public, rendez maintenant cette église puisque vous avez quitté cette administration et en attendant que vous ayez rempli votre obligation, laissez-nous paisibles usufruitiers de la portion de votre église que nous occupons. Entretenez-la puisque c'est la vôtre, laissez-nous en l'usage puisque nous avons le droit d'en exiger une autre.
Les abbés et religieux peuvent dire ceci aux paroissiens : Qui vous empêche de regarder cette église comme la vôtre ? Nous sommes tout prêts à vous en faire la cession, nous renonçons à y rien prétendre, nous entretiendrons même le chœur et les chapelles pourvu que la paroisse prenne sur elle l'entretien de la nef. On a plusieurs fois tenté la paroisse par l'ambition d'avoir une église en propre. Elle a regardé cette proposition comme un leurre qu'on a voulu lui donner pour se décharger des réparations. Il étoit de son intérêt de se défendre d'un appas si grossier parce que dès lorsqu'elle l'auroit acceptée pour son église, elle seroit devenue susceptible des réparations.
Voici en gros les raisons qui l'ont empêchée d'accepter cette église en propre : cette église n'a point été bâtie pour la paroisse mais pour le monastère dont elle fait une partie essentielle, c'est un bâtiment vaste, fort élevé, exposé aux ouragans, sans cloche et sans clocher, sans ornement ni décoration, sans 70ûte, ni lambris; regardez en bas, c'est une carrière inépuisable de poussière ; regardez en haut, c'est le domicile d'une quantité de hiboux qui insultent aux ornements de l'église et aux personnes. Elle est attenante aux cloîtres et lieux claustraux d'où l'incendie pourroit se communiquer comme elle a déjà été brûlée. On n'en peut faire le circuit pour la procession, on n'y peut faire de réparations qu'à grands frais et sans entrer et se rendre maitre des lieux claustraux pour y placer des échelles, fonder des échafauds, porter des matériaux, ce qui troubleroit les religieux dans leur solitude. Il faiulroit des dépenses énormes pour la mettre en état, il en faudrait pour l'entretenir. La paroisse ne se portera donc jamais à l'accepter pour son église.
3e Question. — Faut-il établir un trésor et nommer un trésorier ? — Celui qui n'a point d'église ni de revenu n'a point besoin de trésorier ; or la paroisse de Cerisy n'a point d'église en propre, comme nous l'avons vu dans la question précédente. Elle n'a pas non plus de revenus, elle n'a donc point de trésor et n'a point besoin de trésorier. Si elle avoit quelque revenu, ce seroit 30tt pour la lampe, les droits de sépulture et les fieffés des bancs
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dans l'église, les bienfaits des religieux, les quêtes de la paroisse et le cimetière qui pût être en la manutention du trésorier. Il n'y a donc aucun trésor. Le 13 octobre 1649, M. Germain Habert, abbé de Cerisy, fait une transaction avec MM. de Lescalley, frères, auxquels il cède le pré de Grévilly, en la paroisse de Saint-Patrice de Bayeux à condition de payer à sa décharge 30tt de rente foncière que ledit seigneur abbé a donnée et aumonée pour entretenir d'huile la lampe qui est devant le maitre-autel de la paroisse dud. lieu de Cerisy et ce, au terme Saint-Michel, entre les mains dud. vicaire de lad. paroisse qui rendra compte aud. Seigneur abbé. Cette rente fut disputée au sieur Jacques, vicaire, par le receveur du fief de la Perrine, au nom du receveur de l'abbaye ; cette affaire fut portée au bailliage de Baj'eux, intervint sentence du 30 avril 1671 qui prononça : « Nous avons maintenu ledit sieur « Jacques en la possession et jouissance desd. 30tt de rente pour être em- « ployée à l'entretien de ladite lampe. » Le même sieur Jacques, vicaire, obtint encore une sentence en vicomte à Bayeux, pour être payé des arrérages par lui demandés sur les deniers de l'adjudication des fonds directs. Les religieux eux-mêmes, dans un bail du temporel de l'abbaye en date du 23 février 1726 chargèrent les fermiers généraux de payer au vicaire de Cerisy 30tt de rente pour la lampe de ladite paroisse. Comment pourroit-on ôter au curé de Cerisy une rente qui lui est attribuée si authentiquement et qui a une destination particulière pour la lampe et 'non pour ce qui fait l'objet ordinaire d'un trésor.
Il en est de même des droits de sépulture. Ces droits ont pris naissance dans une visite de l'église paroissiale de Cerisy que fit Germain Habert, abbé de Cerisy,. le 30 août 1648. Cet abbé ordonna qu'aucun ne pourroit être ensepulturé que par notre congé et permission et en notre absence de nos religieux et paieront chaque sépulture de 60 sols entre les mains du sieur Bernard, vicaire. Cette ordonnance fut exécutée pour la recette de ces deniers par le vicaire jusqu'en l'année 1662 au quel temps les religieux reçurent ces deniers par eux-mêmes. En l'année 1692 intervint une taxe sur les registres baptismaux de 24tt 18s le sieur Jacques s'en défendit et soutint que c'étoit aux religieux à la payer. L'affaire fut portée en bailliage à Bayeux, intervint sentence le 20 mars 1692 qui condamne les religieux à compter au sieur Jacques des droits de sépulture par eux reçus, leur fait défense d'en recevoir à l'avenir, défend d'apporter aucun trouble audit sieur Jacques sur la réception desdits droits de sépulture. En conséquence les religieux firent un accovd avec ledit sieur Jacques où ils conviennent de laisser recevoir à l'avenir les
ÉVÈCHÉ Dli BAYEUX. 219
deniers des fosses et autres deniers provenant des fieffés de bancs à charge d'en rendre compte à l'agent de M. l'abbé et auxdits religieux.
Il s'est fait encore depuis ce temps une transaction avec M0 Jacques Rogereau, successeur de la cure de Cerisy le 19 février 1718 où il est dit : « Re- « cevra à l'avenir le sieur Rogereau, les deniers provenant des ouvertures des « fosses et fieffés de bancs faites et à faire ; ledit seigneur abbé et lesdits « religieux consentent qu'il les emploie pour le luminaire et autres nécessités « ou ornements de l'autel paroissial à charge d'en justifier l'emploi chaque « année.
Disons la même chose de la fieffé des bancs. Le 8 novembre 1697 Monseigneur de Vendôme et les religieux fieffent un banc au sieur Houlette par le prix de cinq sols pour être payés aux mains du vicaire de Ceris}r. Le 15 janvier 1681 le receveur de l'abbaye, au nom de M. de Vendôme et des religieux, fieffé un banc au sieur Hubert pour prix et somme de 20 sols de rente pour être employée à l'église paroissiale, payable aux mains dudit receveur: tout cela peut-il faire un fond de trésor? Le revenu d'un trésor est un fond, rente ou redevance qui dépend des paroissiens qui en chargent un homme d'entr'eux pour en recouvrer le paiement et leur rendre compte de la gestion. Dans l'espèce présente, il n'y a rien qui dépende de la paroisse, c'est l'abbaye seule qui en fait son affaire. C'est le curé ou vicaire perpétuel qui en est chargé par les titres ; c'est à l'abbaye seule qu'il en doit rendre compte. Il n'y a donc rien qui regarde les paroissiens ni le trésor. A moins qu'on ne voulût fonder sur les libéralités de MM. les religieux ou sur le revenu du cimetière qui a été jusqu'ici si peu de chose qu'il n'y a pas eu lieu d'y fonder. De là il est arrivé que toutes les fois qu'on a voulu imposer des taxes sur le trésor, la paroisse de Cerisy s'en est exemptée, ce qu'elle n'auroit pu faire s'il y eut eu quelque fondement pour en avoir.
Le 6 mai 1691, la paroisse fit une délibération pour attester à Monseigneur l'intendant qu'elle n'avoit aucun trésor ; elle en fit de même en 1706 et à ce moyen elle a toujours été exemptée de payer ces taxes. Ce n'est que depuis peu d'années que les religieux ont remué pour établir un trésor à Cerisy. Le 19 avril 1728 ils firent venir M. l'abbé de Champagne, vicaire général de Monseigneur de Luynes abbé de Cerisy, lequel après avoir indiqué une visite et convoqué les paroissiens, il les exhorta à se nommer un trésorier; ce n'ayant voulu faire, il en nomma un de son office, lequel n'a fait aucune gestion ; il ne se trouva pas un paroissien qui voulût signer ni adhérer à cet acte. On s'est tourné depuis sur tous les sens pour venir à ce but ; on a employé
le crédit et l'autorité pour engager ; on a parlé de procès pour intimider : toutes ces tentations ont été inutiles.
Qui ne voit que les mobiles qui ont fait agir les religieux est pour secouer le joug des réparations et le faire retomber s'il étoit possible au moins en partie sur les paroissiens car ils ne se dispenseront jamais comme gros décimateurs d'entretenir le chœur et les chapelles. A quoi bon ériger un trésor pour obliger une paroisse d'entretenir un bâtiment qui de droit est en la charge du propriétaire: il est, dit l'histoire, en un certain pays, des hommes sans tête, les oblige-t-on d'avoir un bonnet ? Qu'on donne à la paroisse une église convenable et bientôt elle saura se former un trésor. Mais, disent les religieux, il y a des nécessités pour l'autel, il faut fournir pain, vin, luminaire, linges, livres, calices et ornements. Eh ! plût à Dieu qu'on s'en tînt là ! Les religieux éprouveroient bientôt la bonne volonté de la paroisse par des quêtes et des contributions volontaires, mais le passé les a mis sur leurs gardes, ils se croyoient toujours obligés de se tenir sur leur défensive.
Ils disent donc que la loi du prince a pourvu à tout cela. Le gros décimateur est obligé par l'édit de 1695 d'entretenir chœur et chapelles et s'il n'y a trésor, il doit fournir livres, calices et ornements. C'est donc le gros déciinateur qui est trésorier lui-même ; c'est à lui qu'il faut s'adressser pour ses besoins ; une dîme d'environ quatre mille livres par an est bien suffisante pour y fournir. Les religieux ont bien compris que c'étoit à l'abbaye de fournir ces besoins, puisque par leurs transactions faites entre eux et MM. Jacques et Rogereau, curés ou vicaires perpétuels de Gerisy ils ont consenti qu'ils reçussent les droits de sépulture et les fieffés des bancs pour fournir aux nécessités de l'autel paroissial et ornements à charge d'en rendre compte.
IVe Question. — Le curé de Cerisy peut-il être trésorier ? — Les arrêts et règlements défendent aux curés de procéder à la recette des deniers des trésors et fabriques. Le curé de Cerisy n'est point contrevenant à ces arrêts et règlements, il est simplement dans une espèce singulière. Il se trouve dans une église dont les paroissiens n'ont pas la propriété, ils sont dans une paroisse où il n'y a aucun revenu qui dépende de la paroisse et à qui on puisse en être comptable, si l'on excepte le cimetière qui d'abord a été cédé à un homme à charge seulement d'entretenir la clôture puisqu'il a baillé 100 sols par an, mais par les soins du sieur Pichafroy à présent curé, il a été clos de murailles sur la rue, il est bien planté et pourra dorénavant donner quelque revenu. Le curé ne se mêle ni de la réparation de l'église ni de la sonnerie des cloches puisqu'il n'y a ni église ni cloches ; il se trouve
seulement vis-à-vis d'une abbaye qui faute de trésor est obligée de subvenir à ses besoins en vertu de l'édit de 1695. Il se trouve que cette abbaye y a fourni en partie au moins parce qu'elle a eu soin de fonder 30* de rente payable au curé ou vicaire perpétuel de Cerisy pour l'entretien de la lampe, que cette abbaye a établi des droits de sépulture et de fieffé des bancs dans une église dont elle n'a la propriété qu'en vertu de titres de sentences et de transactions. Les curés, vicaires perpétuels, sont autorisés par l'abbaye et les religieux de recevoir ces deniers pour subvenir au luminaire et autres nécessités de l'autel paroissial et aux ornements. Que peut faire de mieux un curé de Cerisy que de recevoir ces deniers à bon compte et d'en faire le juste emploi pour acquiter en partie les obligations des religieux à charge de leur en rendre compte toutes fois et qualités lorsqu'ils voudront l'exiger.
Ce n'est pas le curé qui pourroit fournir ces besoins ; il ne trouverait pas assez de ressources dans sa pension congrue, ce n'est pas non plus la paroisse qui n'a aucun revenu qui dépende d'elle pour former un trésor. Le curé ne fait donc pas la fonction de trésorier, il est l'homme intéressé à recevoir les besoins publics qui regardent seulement la célébration de l'office et ne pouvant les recevoir au trésor, puisqu'il n'y en a pas, il les reçoit par des arrangements qui ont été faits par \ei gros décimateurs eux-mêmes qui se sont réservé le droit d'en exiger compte ; y a-t-il quelqu'arrèt ou règlement qui défende à un curé de recevoir ce dont il a besoin pour la décence du service divin, et tous les jours dans les paroisses où il y a un trésor ne se rapportet-on pas aux curés pour acheter et fournir les nécessités de l'autel et de la sacristie ? Il est aisé d'inférer de là que si le curé n'a pas reçu suffisamment de deniers pour fournir aux nécessités de l'église, les arrangements pris par les abbés et religieux ne les exemptent pas de fournir à ce surplus de ces besoins, surtout lorsqu'ils sont déclarés réels et urgents par une autorité légitime. Le curé de Cerisy d'à présent convient qu'il a reçu quelque chose, il ne demande pas mieux d'en compter ce qu'il est tenu de le faire et il est en état de justifier par son compte qu'il est en avance de plus de 900* dont il se réserve de demander récompense.
Ve Question. — Ne pourroit-on pas prendre un sixième sur les obits pour aider à former un trésor ? — Il ne paroit pas juste ni expédient dans le cas présent de prendre un sixième sur les obits pour former un trésor. Il y a dans Cerisy deux sortes d'obits, les anciens et les nouveaux. Les anciens sont demeurés à l'abbaye pour la plupart jusqu'en 1666. Les nouveaux sont attribués aux prêtres de la paroisse depuis 1666 excepté un petit nombre qu^ ont échappé aux religieux avant ce temps. Il faudrait donc prendre ce
sixième et sur les uns et sur les autres ; ils ont tous été donnés aux prêtres desservant la paroisse, or qu'est-il besoin de prendre un sixième sur les obits restés à l'abbaye puisque cette abbaye possédant les diraes fournit à ce titre un fonds suffisant pour le trésor. Que leur importe-t-il de prendre sur la dirne ou sur leurs obits pourvu que leurs obligations soient remplies ? On n*estime pas non plus que dans le cas présent on puisse prendre un sixième sur les obits nouveaux qui sont attribués aux prêtres de la paroisse. Quand on prend un sixième sur les obits c'est pour indemniser le trésor des dépenses qu'il est obligé de faire pour les fondations comme de fournir pain, vin, luminaire et ornements et principalement les cloches. Or il n'y a aucun trésor à Ceris}' qui fasse dépense pour les obits, il n'y a point de cloches qu'on soit en danger de casser pour les fondations. Ce sont les obits qui se fournissent eux-mêmes tout ce qu'ils ont besoin, ils n'en doivent donc aucune indemnité au trésor. Avant 1666, l'abbaye étoit en obligation d'entretenir son église et de fournir aux nécessités de l'autel paroissial. Quelle justice y auroit-t-il de prendre une portion de biens de quelques particuliers qui, mus de dévotion, pour être participants aux prières qui se font à leur paroisse et pour fournir quelques petites places à leurs prêtres qui se trouvent dépouillés de tout ont, depuis quelque temps, fondé quelques minimes rentes qui fournissent à chaque obitier 84tt, de prendre, dis-je, une portion malgré ces donateurs pour décharger MM. les religieux de l'obligation qu'ils avoient longtemps avant eux d'entretenir leur église.
VIe Question. — Ne pourroit-on pas fieffer les bancs pour fournir un trésor ? — Il subsiste encore trois fieffés de bancs qui montent à la valeur de 35 sols par an ; ces fieffés ont été concédées par MM. les abbés et religieux, à eux permis d'en faire davantage s'ils le jugent à propos. Cela ne fera que confirmer que l'église leur appartient en propre. Le curé ni la paroisse ne se sont crus en droit d'en accorder et n'en ont jamais accordé dans une église qu'ils regardent comme étrangère. On ne craint pas qu'il y ait à présent aucun particulier qui veuille fieffer, ils sont assez chargés de rentes seigneuriales, dîmes, tailles, entrée des aides, dons gratuits, taxes et corvées pour les chemins, vingtième denier, pour créer encore sur eux une nouvelle rente de fieffé applicable à entretenir une église qui ne leur appartient point.
VIIe Question. — Les paroissiens sont-ils obligés de payer le custos ? — Il n'y a aucune loi que l'on sache sur cet article. L'usage des églises formées peut aider à former les autres. Il y a dans quelques églises deux custos dont l'un est pour le curé et l'autre pour la paroisse. Le custos du curé sert pour la célébration du sacrifice et de l'office divin, ainsi que pour l'administration
des sacrements à l'église et à la maison. Celui de la paroisse est pour tenir l'ég ise propre, la balayer, paj'er les bancs du trésor, sonner les cloches, avertir des enterrements, faire les fosses, aider le trésorier dans les affaires de l'église. Ce dernier, étant l'homme de la paroisse, doit être aux gages de la paroisse, mais c'est précisément ce qui n'est point à Cerisy et dont on se passe à merveille. Pour le premier, il semble qu'il soit de l'équité de le mettre à la solde du trésor s'il y en a un, ou à son défaut du décimateur. la dime doit à la paroisse un autel, un sacrifice, un sacrificateur, elle doit donc aussi un custos puisque le curé ne peut célébrer aucun sacrifice, ni administrer aucun sacrement sans être assisté de quelqu'un. Le custos de Cerisy n'accompagne pas le curé chez les malades lorsqu'il leur porte le Saint-Viatique, chaque particulier a coutume et doit lui envoyer une personne pour accompagner le prêtre à la maison et il lui donne tel salaire qu'il avise bien.
VIIIe Question. — Les paroissiens de Cerisy ont-ils droit aux cloches? — Dans plusieurs autres lieux où les paroissiens partagent l'église avec l'abbaye, les paroissiens ont droit aux cloches. Celles de Cerisy sont trop intérieures au monastère. Si les paroissiens y eussent conservé un droit entier, cela auroit été très incommode et trop onéreux aux religieux. Il n'étoit pas juste néanmoins de les en priver tout à fait, il est à croire qu'il y en avoit dans la primitive église, on en a mis à la chapelle L'Epine pendant le temps que la paroisse y a fait son office. Il falloit bien depuis qu'ils sont rentrés dans une portion de la grande église qu'ils tirassent quelque utilité du clocher.
Les religieux se sont toujours prêtés à ce que le son de leur office fût un signal pour l'office de la paroisse. Lorsque l'église n'étoit point séparée ou que la séparation n'alloit pas jusqu'au toit, les religieux disoient la messe à neuf heures et le sacrement de leur messe servoit de dernière annonce pour la messe de la paroisse qui se disoit à dix heures. De même l'après-midi le premier son des vespres à deux heures annonçoit vespres à la paroisse qui se disoient régulièrement à deux heures et demie pour laisser aux religieux la liberté de les dire après. Pour les trépas et enterrements l'abbaye les a toujours fait sonner mais gratuitement pour les pauvres, on prenoit cinq sols pour le même peuple ; il n'y a que depuis environ quinze ans qu'on a fait la refonte des cloches que l'on a enchéri cette rétribution ; les religieux prennent 6* pour la grosse sonnerie, un écu pour la moyenne et 30 sols pour la simple sonnerie.
IXe Question. — Les paroissiens ne sont-ils donc obligés à rien envers le trésor. — Les religieux se plaignent que le corps de la paroisse ne veut
pas se prêter ; ils disent qu'ils devroient au moins marquer leur bonne volonté et contribuer en quelque chose au bien public. Les paroissiens disent qu'ils ont tout donné, qu'il ne leur reste plus rien à donner, qu'ils ont les charges de l'état et de leur famille avec un petit revenu, que l'abbaye avec cinquante mille livres de rente et plus n'est chargée que d'un abbé et de sept ou huit religieux ; qu'il y a dans la seule paroisse de Cerisy dix à douze mille livres de rentes de biens ecclésiastiques et en particulier les rentes seigneuriales qui valent mille écus de rente, les dimes valent quatre mille livres ce qui est le fruit de leurs peines et de leurs travaux, que ce revenu a donné depuis plusieurs siècles des millions à l'abbaye; qu'est-ce que l'abbaye adonné au public en revanche de tout cela? Et pourquoi s'opiniatre-t-on à vouloir charger les paroissiens, c'est pour décharger les moines de leurs obligations, c'est donc à dire que plus on leur donnera plus ils demanderont ; ils n'ont reçu tant de biens que pour l'administrer utilement, qu'ils fassent le devoir de leur état et de leur conscience et il ne sera plus besoin d'importuner la paroisse.
Les paroissiens sont obligés par l'édit de 1695 d'entretenir leur nef, qu'on prenne le parti de leur bâtir une église et ils entretiendront la nef. Ils sont obligés par le même édit de donner un logement au curé, il s'est contenté jusqu'ici d'une somme qu'on lui donne par chaque année en attendant qu'on lui construise un presbitère. C'est de leur fond que proviennent les droits de sépulture qui fournissent les nécessités de l'église, c'est des quêtes que l'on a faites que l'on a acheté l'ornement noir, trois chapes, un drap mortuaire, que l'on a bâti le mur du cimetière, une croix dans le haut du bourg et une autre dans le cimetière. Que les religieux nous disent^ce qu'ils ont fait de leur propre fond?
Xe Question. — Faut-il un coffre du trésor et où faut-il le mettre ? — Ceux qui veulent inspirer qu'il faut un coffre du trésor ne réfléchissent pas à toutes les circonstances. Le principal coffre du trésor de la paroisse, celui qui contient les titres, c'est le chartrier de l'abbaye. Quels titres peut-il y avoir depuis 1666 que Me Jacques commença sa gestion, sinon quelques fondations d'obits que les obitiers ont intérêt de conserver parce que c'est leur pain. On est en état de les représenter puisque l'inventaire en a été fait par M. l'abbé de Champagne, vicaire général de Mgr de Luynes,le 22 septembre 1729, et les titres nouveaux en petit nombre qui se sont formés depuis. Il faut, dit-on, les mettre dans un coffre à trois clefs. Eh bien, soit ! à qui donnera-t-on la clef? est-ce à un trésorier? il n'y en a point; est-ce à un paroissien ? il n'y en a aucun qui y prenne intérêt ; est-ce à un religieux? nous commuai-
quent-ils les titres de leurs obits, pourquoi leur communiquer les nôtres? Mais où le mettra-t-on, ce coffre? La paroisse n'a point d'église. Celle qu'ils ont n'a aucune sûreté, la sacristie n'est point fermée ; l'église est publique à tous les ouvriers de l'abbaye, ils en ont les entrées libres, ils y peuvent accéder par les promenoirs, les couvreurs ont des échelles pour escalader. Si un ouvrier redevable sait que son contrat repose dans un coffre, qui l'empêchera d'enlever le coffre ou d'enfoncer les serrures et quand ils seront soustraits, à qui les redemandera-t-on ? On est donc forcé, bon gré mal gré, de s'arrêter à la probité et à l'honneur d'un curé et des autres prêtres qui agissent de concert pour conserver le peu qu'ils ont de titres et de possessions.
XIe Question. — A qui donc de fournir les choses qui sont ordonnées dans la visite de Monseigneur ? — Pour ce qui regarde l'église, le pavé et les petites cloches, les religieux seuls ont la propriété de l'église. Ils sont chargés d'en faire les réparations en vertu de l'arrêt du conseil du 31 janvier 1728. Pour ce qui est des livres, calices et ornements, c'est au gros décimateur à moins qu'il y ait quelque traité ou transaction particulière entre Monseigneur l'évêque et les religieux.
Détail de l'ordonnance de Monseigneur l'évêque.
Dorer le ciboire c'est au gros décimateur.
Dorer le calice c'est au gros décimateur.
Doubler le tabernacle c'est au gros décimateur.
Approprier le maître-autel c'est au gros décimateur.
Ce mémoire, malgré ses longueurs et ses redites, méritait d'être reproduit en son entier. C'est un modèle du genre ! Quel amoncellement d'erreurs historiques, de faussetés naïves, mais en même temps quel symptôme de révolution ! La paroisse a une église, donc on doit la lui entretenir ; la paroisse n'a pas d'église, donc elle ne doit pas l'entretenir. Ne semble-t-il pas entendre parler la chauvesouris dans la fable de la Fontaine ?
Je suis oiseau, voyez mes ailes
Je suis souris, vivent les rats !...
11° Couvains {Notre-Dame de), — Conveints. Canton de Saint-Clair
(Manche). Au XIVe siècle, l'église valait 200tt et fut taxée à 50.
L'abbé de Cerisy et le curé se partageaient les dîmes. Les curés de
Couvains reçurent de nombreuses lettres de l'official de Cerisy au
sujet des excommuniés de leur paroisse de 1370 à 1396. Voir Registrum, p. 451, 459, 465, 477, 482, 493, 501, 505, 539. Il est fait mention de l'église et des chapelles de Couvains dans la bulle du pape Alexandre III.-
Charte de fondation XI, XIV. Guy de Saint-Quentin, se faisant moine à Cerisy, donne les dîmes de Couvains... terrain iinius militis et duas partes decimœ ejusdem villœ. — Ce don est confirmé par Alverède.
Archives de la Manche H. 1404. Fin du XIIe siècle. Henri évèque de Bayeux, sur la présentation de N. Bacon, donne l'église et les chapelles à un prêtre nommé Jourdain ; l'ancien curé Guillaume d'Arel s'était retiré en se réservant une pension. — 1207. A tous fidèles chrétiens qui ces présentes lettres voirront Guillaume Bacon du Molet salut. Vous scaurez que pour raison pieuse, pour le salut de mon àme, de mes prédécesseurs, je ay donné et concédé en pure et perpétuelle aumosne à Dieu, à Saint-Vigor de Cerisy et aux moines y servans Dieu, le patronnage et tout le droict que je avois en l'église de Couvains et chapelles, dixmes et autres appartenances d'icelles. Et moi et mes héritiers sommes tenus auxd. moynes garantir et deffendre la présente donation contre touttes personnes qui voudroient ou oseroient leur y apporter quelque trouble ou vexation et ce que je promets sur ma foy. Et affin que cela soit ferme et stable à l'advenir j'é confirmé et roboré la présente de mon sceau l'an du verbe incarné mil deux cents sept.
Jugements de l'échiquier N°234. — 1218. L"abbé de Cerisy est condamné à attendre la majorité du fils de Guillaume Bacon qui contestait le patronage.
Archives de la Manche H. 1404. — 1226. Scachent tous présents et à venir que je Nicolas de Airel chevalier ay ferme et agréable et confirme par la présente sans aucun contredit de moy ny de mes héritiers la délaissance et quictement que a faicte Guillaume Conseil de Airel et Jeanne fille de Geoffroy de Airel mon fils aisné mari de ma niepce — ma petite fille au lieu de nièce (sic) — et son procureur en son lieu et place aux assises du Roy nostre Seigneur à Bayeux à Robert abbé et couvent de Cerisy de mon consentement et volonté du droit de patronnage et présentation de l'église de
Couvains avec ses appartenances laquelle nous disons nous appartenir. Et moy aussi recognoissant icelle présentation estre du droit ancien du monastère de Cerisy j'é concédé à l'abbé et couvent susdit que si lad. Jeanne ma niepce ou mes héritiers osent réclamer quelque clioze au droict de patronnage de lad. église ou à ses appartenances contre lesd. abbés et moines ou les veulent molester en quelque sorte que toutte la terre et héritage qui pourrait apprès mon deceds arriver à mes héritiers en quelque lieu quelle soit ou puisse estre s'en aille entièrement aux moines et leur monastère par toutes façons sans contredict de ma part ny de mes héritiers. Et affin que cela soit ferme et stable à l'ad venir j'é trouvé bon de faire sceller les présentes de mon sceau faict l'an de nostre seigneur mil deux cens vingt-six au mois de may. — 1226. A tous fidèles chrestiens qui ces présentes lettres voirront Guillaume Conseil de Airel salut en nostre seigneur. Vostre université scaura que comme Jeanne ma femme eust constitué en son lieu procureur (sic) en la cause qui se plaidoit en la cour du seigneur Roy entre moy et elle d'une part et Robert abbé et couvent de Cerisy d'aultre, touchant le droict de patronage et présentation de l'église de Couvains avec ses appartenances. J'é par le tesmoignage de plusieurs personnes dignes de foy appris et recogneu que le droict de patronage et présentation de lad. églize appartenoit aud. abbé etcouvent à cause des lettres, tiltres et instrumens que sur ce ilz en a voient, pourquoy je l'ay du tout délaissé entièrement et à perpétuité quicté comme leur droict ancien tout le droict que je disois avoir ainsi que ladicte Jeanne ma femme sur le patronnage et présentation de ladicte églize de Couvains et appartenances à l'abbé et couvent de Cerisy sans contredict de moy, de lad. Jeanne ou nos héritiers et ay concédé et accordé auxd. abbé et couvent que si lad. Jeanne ma femme ou ses héritiers vouloient et présumoient réclamer quelque droict au patronnage et présentation de lad. église ou appartenance contre lesd. abbé et religieux ou s'ils les molestoient en quelque sorte que toute ma terre... J'ai icelle confirmé par ces présentes et de mon sceau. Ce faict l'an de notre seigneur mil deux cens vingt six au mois de may.
— 1228. A tous fidèles chrestiens qui ces présentes lettres voirront Guillaume Racon du Molet filz Guillaume Racon du Molet
salut. Vous scaurez que j'é ferme et agréable et par la présente confirmé la donation, concession et lettre d'icelle du patronage de l'église de Couvains avec touttes ses appartenances que a faicte Guillaume de Molet, soldat, mon père fils Roger Bacon de Molet soldat à l'abbé et couvent de Cerisy comme il est porté par son escript dont la teneur est telle...., ce que affin qu'il demeure ferme et stable à perpétuité j'é Guillaume Bacon filz dud. Guillaume confirmé la présente de mon sceau. Ce faict l'an de nostre seigneur mil deux cens vingt-huit. — L'évêque de Bayeux nomme à la cure Thomas le Tailleur sur la présentation de l'abbé. — 1260. A tous fidèles chrestiens qui ces présentes lettres voirront, Robert de Croslé soldat jadis filz Richard de Croslé soldat salut. Vous scaurez que croyant avoir droict... et pareillement en l'églize, chapelles et dixmes de Sainte-Marie de Couvains avec touttes ses appartenances... et avoir intention d'y présenter, enfin apprès avoir veu les tiltres, munimens et enseignements desd. religieux l'abbé et couvent de Cerisy et ouy leurs raisons et propositions dans la cour de vénérable personne maistre Girard de Courion lors archidiacre en l'église de Bayeux, le siège vacant, de son advis et conseil de plusieurs autres habiles personnages et gens dignes de foy ay à tout droict, contention, réclamation et matière de question ou empeschement renoncé tant pour moy que pour mes héritiers que nous avions ou pourrions avoir aux choses susdites et appartenances de chascune d'icelles lesquelles je délaisse entièrement auxd. religieux et leurs successeurs en pure perpétuelle et paisible aumosne pour en jouir pour les tenir et avoir paisiblement m'obligeant moy et mes héritiers, meubles et immeubles en ce qui m'appartient... de leur rendre tous les dommages et intérêts, frais et molestations à cause dud. contens, quereles et procez que nous ferions contre le présent accord ou que aultre procureroit à nostre monument. Et affin que cela soit ferme et stable j'é confirmé la présente de mon sceau. Ce faict l'an de Notre Seigneur mil deux cens soixante au mois d'octobre.
H. 1581. — 1260. Don par Jean Bachelier de Couvains d'une masure et de deux jardins pour lesquels il reçoit vingt livres tournois. Robert de Bray, chevalier, seigneur de Couvains confirme cette donation.
H. 1582. — 1734-1766. Mémoire des réparations à faire au chœur et à la grange de Couvains.
ÉYÊCIIÉ DE BAVEUX. 229
12° Crouay (Saint-Martin de), — de Croe, Croue, Croeyo, Cloe, Cloeio, Cloueyo. Canton de Trevières. (Stat. mon., T. III, p. 705). L'église de Crouay fut une de celles que le duc Robert II donna à Cerisy en 1032, ecclesiam in villa quœ dicitur Croen cum omni décima... Au XIVe siècle l'église valait 70ft et fut taxée à 27. L'abbaye percevait les deux tiers des dîmes, le curé l'autre et 2011 sur Blay. De 1370 à 1373. L'official de Cerisy écrivit plusieurs fois au curé de Crouay. (pp. 451, 458, 460, 464, 465, 476, 478).
Hermant, dans le Tome II de ses Manuscrits, dit : « Ce fut Radul- « plie Suhard, seigneur de Crouay, d'Anfreville et de Blay, mari de « Magdeleine de Creully, morte en 1213, qui aumôna ce bénéfice à « Cerisy. La chapelle Sainte-Suzanne y fut aussi annexée.
Archives de la Manche H. 1404. — 1200. Je Guillaume Ade dit neveu, ay donné concédé et vendu aux religieux de Cerisy la grange que j'avois devers mon ménage de Ouffarville avec ses appartenances.
— 1200. Guillaume de Ouffarville, écuyer, fils de Guillaume de Ouffarville, chevalier, ratifia cette vente ou concession. — 1272.
— Je Guillaume Adde, dit neveu, de Ouffarville, du consentement de Guillaume de Ouffarville, escuyer qui est autrement surnommé de Croilet et du consentement de Denise ma femme j'ai donné à l'abbaye de Cerisy totum baretum fsicj meum qiiod habebam in Ouffarvilla cum pertinenciïs suis. — Cet Ouffarville est aujourd'hui le domaine d'Amfreville, en la commune de Crouay, et cette charte fait voir les deux noms que portait alors une seule et même famille.
H. 1583. — 1400. Présentation de Pierre d'Orgemont, Petrum de Ordeimonte, après la résignation d'Hector de Coquerel, dernier curé. — 1003. Sentence du lieutenant général civil et criminel de Bayeux par laquelle N. H. Georges Suhard, seigneur temporel de Crouay, est condamné à retirer son banc de dans le chœur, à le remettre dans la nef, et en outre à retirer ses armes de la vitre du chœur, à y remettre du verre blanc, à effacer la ceinture funèbre qu'il a fait mettre à l'entour de l'église et à rayer les mots préjudiciables à l'abbé dans l'inscription des tombes de son père et de son oncle inhumés sans permission tout près du maitre-autel.
Original. 1613. — Présentation de Pierre Suhard d'Orbigny après le décès de Jean Frettiz.
Archives de la Manche, H. 1584 à 1589. — 1444-1789. P>aux des dîmes de Crouay. — Accord en 1759 avec Jean Pouchin, curé de Crouay; les religieux, auront la moitié des diraes des blancs bleds, seigle, orge, avoine, pois petits et gros, vesce et livernages, grosses et petites fèves, avec les sains foins, le surplus non exprimé sera perçu par le curé qui abandonne toutes les novales par lui prétendues. — Aveux du ténement le Vavasseur et Richard le Veel, etc., etc.
13° Deux-Jumeaux (Saint-Martin des). — Voir au prieuré de ce nom.
14° Digulleville (Saint-Clair de), — Digueville. Canton de Beaumont (Manche). Voir le prieuré de Vau ville.
15° Eculle ville, — (de Scullevilla). Canton de Beaumont (Manche). Voir le prieuré de Vauville.
16° Engranville (Saint-Pierre d'), — de Enguenovilla, Enguervilla, Engeranivilla, Ingranvilla. Canton de ïrevières. (Stat. mon., T. 111, p. 685). Cette chapelle fut érigée plus tard en paroisse. Elle a été achetée par la Société française d'archéologie. On y remarque une litre funéraire aux armes des Le Chevalier d'Engranville qui y étaient enterrés. L'abbaye de Cerisy percevait les deux tiers des dîmes, le curé le troisième. Au XIVe siècle, l'église valait 40 1. et fut taxée à 13. En 1372 et 1373, l'offîcial de Cerisy écrivit au curé, p. 467 et 478.
Archives de la Manche, H. 1404 et 1599. — Scachenttous présents et advenir que nous Raould dAnisy, Richard et Eudes mes frères, voulans penser pour le salut de nos âmes et de nos prédécesseurs par le conseil et consentement de Richard, évêque de Rayeux (1135- 1142) de nos prestres et vassaulx avons donné et concédé en perpétuelle aumosne à Dieu et à Saint-Vigor et à Hugues abbé de Cerisy et couvent dudit lieu le droit de présentation de l'église de Saint-Martin de Formigny et de Saint-Pierre d'Angranville
avec toutes leurs appartenances qui nous appartiennent à droict successif et héréditaire ne nous y reservant aucunes choses que les oraisons, suffrages et sainctes prières des moynes dud. monastère, nous avons aussi donné de la terre pour bastir des maisons pour recueillir les dixmes dudit lieu et à Brucheville la terre de Ranulphe Lefebvre qui en paie un demi... Tesmoins Guilbert du Four et Guillaume d'Engueranville prêtres. Richard de Marcy, Guillaume Vaennier, Robert de Cerisy et Barthélémy de Tornières (de Tournières), chevaliers. — Philippe, évêque de Bayeux (1144-1163) fait scavoir que Richard d'Anisy et Eudes son frère abandonnent à l'abbé de Cerisy l'église de Formigny et la cbapelle d'Engranville qu'ils déclarent ne pas leur appartenir. — Eudes fils d'Alain d'Anisy abandonne aussi ses droits.
H. 1591. — Bulle apostolique de la promotion de Jean du Val [de Valle) à la cure de Ingranvilla en 1462. — 1463. Procès-verbal de la prise de possession de la dite cure vacante par le décès de Robert le Moigne. — 1463. Publication de la lettre de sauvegarde accordée aud. curé. — 1482. Collation de la cure à Me Henri Conseil après la mort de Jean du Val.
H. 1592 à 1595. — 1626-1783. Baux de la dime d'Engranville, réparations du chœur et du chancel, etc., etc.
17e Esimnay-sur-Odon (Saint-Martin cV) — de Espineto, Spinetum-super-Uldunwm. Canton de Villers-Bocage. (Stat. mon., T. I, p. 182). La moitié du patronage fut donné par le duc Robert II et l'autre par Turstin Hauldup. Plus tard, l'évêque de Bayeux y nomma deux fois et l'abbaye une. Enfin une sentence du bailli de Caen en 1331 attribua ce droit à l'évêque seul. A lui appartenait aussi le tiers des dîmes, les deux autres étaient au curé. Au XIVe siècle l'église valait six vingts livres dix sols et fut taxée à 30.
Archives de la Manche, H. 1404. — 1206. Je Richard de Saint-Amand, chappelain de Bayeux en la chapelle du château, ratifie la collation de la vicairie de l'église Saint-Martin de L'Espiné qui appartient à la dicte capellanie que Hemmon de Sainte-Maure mon prédécesseur a faite de la dite capellanie à R.obert de Parfouru le jeune. — 1262. Je Robert de Marsay jadis fils de Robert de Marsay. du vil-
lage d'Espinay sur Oudon ay vendu 25 sols tournois de rente annuelle pour 12 livres 5 sols. — 1266. Je Jacques de Monceaux Chevalier ay concédé et délaissé... tout le moulin que lesd. religieux ont fait à Espinay proche le pont des Planches de mon consentement et volonté et toute la terre que je avais audit lieu en prés et terres adjacentes et pour tout cela j'ai reçu desd. religieux 120 livres. — 1267. Rohert de Monceaux, chevalier, fils Jacques ratifie ces donations et concessions. — 1271. Le même vend et cède... une mine de froment de rente sur le tellement de Raoul Duvant et diverses autres rentes en grains. — 1271. Je Germaine jadis fille de Henri de Clairefontaine, de la paroisse d'Epinay sur Odon donne... 12 deniers tournois de rente sur une pièce de terre sise à la Blanche-Epine. — Robert Restout vend diverses rentes. — 1273. Rohert de Marsay vend une mine de froment. — 1274. Le manoir de l'abbé de Cerisy à Epinay sur Oudou avait été affermé pour huit ans à Robert de Monceaux, comme il était mort avant la fin du bail, son fils Jean, chevalier, le prend. — 1331. Après la mort de Jean de Juvilly curé, l'abbé présenta un prêtre à Guillaume de Beaujeu, évoque de Bayeux, mais il fut débouté de sa présentation par sentance du bailli de Caen.
H. 1597. — 1482. Journal des rentes, domaines, dixines et campars de la terre d'Epiney sur Odon... l'abbé et les religieux ont le tiers de la dime de la paroisse tant des grains, lainages, que fruits, lins, chanvres, pommes, poires et oignons, le campart de 13 fiefs vilains sur chacun desquels ils ont à prendre 10 gerbes de froment, 10 d'orge, 10 d'avoine ; ceux desdits fiefs doivent apporter le campart en la grange des religieux et « si les chevaux estant à la charette, pissent ou coisment en la grange ceux à qui le harnois sera devront payer 18 sous 12 deniers d'amende. ».
H. 1598. — 1552. Extrait du journal et papier terrier. Les resseants doivent rentes en deniei's ordinaires, en deniers de graverie, en pains, gelines et œufs, coroie de charrues, fourches à foin, curage de bieus, reliefs, treizièmes, aides coustumières, gâteau de mariage, guet et mortage, service de prévosté, comparence de gage-pleige.
H. 1599. — 1604. Baux, inféodation du fief noble à Hervé de Longaulnay avec droit de présenter au bénéfice en 1560. Fieffés, gages-plew ges, etc., etc.
18° Estanville ou Escurville [Saint- Martin de). — Manche.
Archives de la Manche, H. 1404. Le prieur de Saint-Froniond et Henri de Port, chevalier, présentent Richard de Montigné à la cure ; l'évêque le nomme. Vers 1198 Guillaume, évêque de Coutances, y nomme Nicolas deSaint-Lô sur la présentation de l'abbé Bertrand.
19° Fontenay {Saint-Martin de), — de Fonteneil. Canton de Montebourg (Manche). Le patronage de cette église fut donné à Cerisy par Guillaume de Montfîquet, ecclesiam de Fonteneil cum tota décima (Voir charte XVIIe).
Archives de la Manche, H. 1404. — 1198. Guillaume, évêque de Coutances nomme à la cure un prêtre appelé Nicolas. — 1254. Robert Le Lièvre, chevalier, fut débouté de ses prétentions aux assises de Valognes. — 1265. Nicolas de Feuguerolles le fut également. — 1285. L'évêque de Coutances y nomme Richard Quenivet; ce choix fut attaqué par le roi qui, l'année suivante, fut lui-même débouté. — 1327. A la mort de Richard Quenivet, Jean de Ferrières, chevalier, contesta encore le patronage et fut également condamné.
H. 1487. — 1577. Adjudication du fief de Saint-Marcouf avec le patronage de Fontenay à Jacques d'Argouges, sieur de Gratot.
20° Formigny [Saint-Martin de), — de Formigneyo. Canton de Trévières. [Stat. mon., T. III, p. 672). L'église de cette paroisse est curieuse. L'abbaye percevait les deux tiers des dîmes, le curé l'autre. Au XIVe siècle, elle valait 80 livres et fut taxée à 30.
Ce fut à Formigny que se livra, le 15 avril 1450, la bataille qui délivra la Normandie du joug des Anglais.
Archives de la Manche, H. 1404. — Voiries chartes commîmes avec Engranville. 1237. Thomas, évêque de Bayeux, nomme à la cure Pierre de Saint-Martin-- s. d. Je Adam de Port, fils Jehan de Port, concède la donation faite par Regnault de Port, mon oncle, de deux acres de terre à Formigny, témoins Mathieu d'Escures, Adam de Saint-Menhou, Richard de Clais, Robert des Champaignes, Michel fils-Guillaume, Robert de Port, Guillaume fils-Oger, Herbert,
doyen de Sirbourne, Michel fils-Osber, Guillaume fils-Michel, Raoul Portier, Osbert fils-Guillebert, Richard fils-Eudes. — 1250. Richard Racon, chevalier, donne une rente de 30* sur son moulin de Baumon. — 1266. Je Geoffroy Racon de Formigny, fils feu Richard Bacon de Formigny, chevalier ay concédé et donné... tout mon moulin qui fut à mon père scis entre le bois et le fief du seigneur évêque de Bayeux et le hameau de Baumon avec cours d'eau, pâturage, terre, bosc, plaine, etc., etc.
De 1370 à 1375, l'official de Cerisy écrivit de nombreuses lettres aux curés de Formigny. P. 452, 459, 462, 467, 476, 477, 491.
21° Hiesville ou Hierville — Canton de Sainte-Mère-Église (Manche) .
Archives de la Manche H. 1404. — 1209. Hugues, évêque de Coutances, nomme à la cure Nicolas de Bouchierville et en 1234 Jean Gueroult.
22° Houtteville (Saint-Michel de), — Canton de Trévières. (Stat. mon. T. III, p. 650). L'église a été détruite et la paroisse réunie à Surrain. Le patronage après avoir appartenu à Cerisy passa au Roi. Le curé percevait les deux tiers des dîmes et l'abbaye l'autre.
Archives de la Manche H. 1404. — 1239. Je Roger de Houtteville fils Robert de Houteville jadis chevalier salut... procès s'étoit élevé entre moi et Pierre abbé de Cerisy touchant la dime de certains héritages scis à Houteville c'est-à-dire pour la moitié du fief Carbonnel lesquelles ledit abbé disoit lui appartenir... Enfin moi Roger susdit et mes héritiers pour raison desdites dîmes qui nous demeureront à l'avenir nous paierons aux religieux deux septiers d'orge de rente. — Roger de Longueville abandonne après procès les dimes de tout son fief de la paroisse d'Houtheville. — 1249. L'official de Bayeux reconnaît que Guillaume Faulcon du Moustier a donné devant lui la moitié de l'église de Houtteville. — 1253. Je Philippe fils Clair de Bayeux ai donné... la dîme de mon fief de Houtteville excepté la troisième gerbe que de curé perçoit. — 1254. L'official de Bayeux salut. Sachez que
Raoul le Paulmier de Houtteville a reconnu pour véritable ce qui suit : je Radulphe le Paumier de Houtteville donne... la moitié du patronage de l'église de Houtteville, l'autre moitié de laquelle Guillaume Faulcon mon parsonnier a donné il y a longtemps. — 1256. Je Guillaume Faulcon de Houtteville ai donné... les deux parts des dîmes de tout mon fief. — 1259. Le même donne : la troisième partie d'une acre que je tenois d'eux à Houtteville sur le chemin Puettifaut et deux boisseaux de froment de rente et dix oeufs que je percevois annuellement sur demie acre de terre dépendant de mon fief assise près le village de la Haizette. — 1261. Je Réatrix femme de Guillaume Faulcon de Houtteville ratifie les donations faites par mon mari. — 1263. Je Jehan Faulcon fils Jacques de Houtteville ratifie la donation de la moitié du patronage faite par Guillaume.
Les autres actes qui suivent concernent le hameau de Liepvres où l'abbaye de Cerisy possédait des terres qui, au XVIIIe siècle, étaient appelées « la baronnie de Lièvres. »
H. 1404. — 1253. Je Robert Durand de Lièvres ay donné en pur<' aumône... sept boisseaux d'orge de rente que j'avois à prendre sur le moulin de Liepvres (ce moulin appartenait déjà à l'abbaye). — 1255. Robert Reton fils Roger Reton de Lyèvres... un septier d'orge sur le même moulin. — Sellon Reton de Formigny... pour 50 sous tournois une mine d'orge à prendre idem. — 1255. Je Raoul de Surehain fils Robert de Surehain chevalier ay donné... toute espèce de droits que je pouvois avoir sur le moulin de Lyèvres. — Je Guillaume de Croie chevalier du consentement de Mathilde ma femme ratifie la donation susdite. — 1257. Richard dit Cocus... un septier d'orge sur ledit moulin. — 1261. Robert dit de Mosles... quatre boisseaux d'orge. — 1265. Richard Cocus donne.., quelques portions de prairie à moi appartenantes dans la seigneurie de laditte abbaie dans la paroisse de Lyèvres. — 1267. Le même... cinq vergées de terre sises à Rlancmont lesquelles cinq vergées j'avois en fief des religieux en outre deux septiers de froment de rente sur mes biens. — Raoul de Surehain écuyer donne le petit coing de prey que j'ay entre l'eau de Lyèvres et le prey desd. religieux. — 1268. Richard Cocus vend une maison
avec jardin et dépendances, une acre de terre sis au champ Dolent et une vergée de terre au mont de Valgodin. — 1269. Je Guillaume Maulchion le jeune, fils de Geoffroy Maulchion, ay pris en fief des religieux une pièce de terre laissée par échange par Robert fils Roger Durant de Lyevres.
H. 1605. — Baux de la dime de Houtteville cédée par le chapitre de Bayeux pour quinze boisseaux de froment de rente.
H. 1607. — 1543. Lettres de Georges d'Ambroise, abbé de Cerisy, en faveur de plusieurs « ses purs hommes resseants et ostagiers en sa terre, seigneurie et haute justice de Lièvres, lesquels et tous ses autres hommes reséants de lad. haute justice sont francs, quictes et exempts par toute la duché de Normandie, d'Anjou et du Maine de vendre et d'achapter, de coustume, de guet, de travers, de parage, de pasnage, de passages, de pennetage, de boutillage, de poudrage, de pontheage, de monneage, de aydes de ville et chasteaux, de prinses de loups et louves et de toutes autres exactions quelconques... sans aucun destourbier, empeschement ou arrest à eulx, ne leurs bestes, denrées, harnois, charrettes, chariots, chevaux et à somme.
H. 1608. — 1612. Fieffés, etc., etc., de la baronnie de Lièvres,
Originaux. 1581. Alphonse d'Esté, duc de Ferrare, sur la résignation de Godefroy Asselin, chanoine de Bayeux, présente à la cure d'Houtteville Michel Bunel licencié en droits et chanoine de Bayeux.
1617. Charles de Lorraine duc de Guise, engagiste des vicomtes de Caen, Bayeux, etc., présente Michel Noël sur la résignation du précédent.
1680. Après la mort de Gilles Frontin, le roi y présente Pierre Hodierne.
23° Huppain (Saint-Pierre de) — Huppain-sur-la-Mer. Canton de Trévières. (Stat. mon. T. III, p. 619). L'église de Huppain est fort ancienne et très curieuse. Son architecture est plus soignée que celle des églises rurales ordinaires. L'abbaye nommait à la cure et percevait les dîmes. Au XIVe siècle elle valait 25 ' et fut taxée à M. On a vu, dans la charte de fondation XX, Roger de l'Isle — de Insula
ÉVÈCIIK DE BÀYJSUX. 237
— donner la moitié de sa terre de Huppain, medietatem terrœ,..in Huppain cum omnibus servitiis pertincntibus mihi.
Archives de la Manche, H. 1404. — 1208. Je Robert de Jouvigny, fils aisné et héritier de Havise, fille de Raoul de Lisle, ratifie les donations faites par mes ancêtres aux religieux de Cerisy, c'est-à-dire de l'église de Huppain avec ses appartenances... et la terre de Fresnayle-Buffart. Et moi Robert, prenant l'habit de moine audit lieu j'ai ajouté de don auxd. religieux de Cerisy, en la paroisse de Villeneufve (Neuville) cinq vergées et demie de terre... présence de Robert, évèque de Bayeux. — 1261. Guillaume de Houtteville, prêtre, fait savoir qu'il tenoit à ferme sa vie durant de l'abbé de Cerisy deux gerbes de la dime de Villers proche Huppain sur le fief de Lisle et qu'il a rendu cette dime à l'abbé. — 1262. Guillaume de Villers, chevalier, approuve cette résignation.
Originaux. — 1588. Estienne Heuste, dernièrement abbé du monastère Notre-Dame d'Evron, vicaire général de l'abbé de la Guesle, présente à la cure Nicolas de Saint-Lô après le décès d'Alain de Fourny. — 1637. L'abbé Germain Habert présente Me Jacques Helyes après la mort de G. Le Goupil. — 1751. Arrestdu grand conseil du roi autorisant Jacques Quesnel, curé de Huppain, à acheter un terrain pour y construire un presbytère et à réparer le clocher. Le devis du tout s'élève à 1993*.
24°Litteau (Notre-Dame des Reliques de), — de Listea, de Listeya, Littea. Canton de Balleroy. (Stat. mon., T. III, p. 312). L'église a subi de nombreuses mutilations. Le chœur, rebâti il y a plus d'un siècle, n'offre aucun caractère. Dans la nef on voit encore une porte surmontée de trois petites fenêtres du roman de transition. Le clocher qui s'élève entre le chœur et la nef était autrefois terminé en bàtière ; on remarque à l'extérieur, du côté du nord, des corbeaux à figures grimaçantes et à l'intérieur des colonnettes dont les chapiteaux sont ornés de choux frisés et de feuilles de chardon. Ce travail finement sculpté est du XIIIe siècle. Les fonts baptismaux, en pierre de Caen, sont très simples, mais la forme semble annoncer le XIVe. L'abbaye de Cerisy nommait à la cure et le curé percevait les
(limes. Au XIVe siècle l'église valait huit-vingts livres et fut taxée à 50. L'abbé La Marre, dans son pouillé manuscrit, dit qu'en 1716 le chapitre de Bayeux nommait à la cure. Une confrérie du Rosaire était établie à Litteau dès l'année 1669.
Archives de la Manche, H. 1404. — 1249. Sciant omnes tam prœsentes quam futuri quod ego Guillelmus de Littea cledi Deo et sancto * Vigori de Ceriseo et monachis ibidem Deo servientibus pro salute anima? meœ et antecessorum meorum in puram et perpétuant elemosinam tôt uni patronatum ecclesiœ de Littea tenendum et habendum in perpetuum eisdem et successoribus suis absque alla rectamatione mei et heredum meorum quam donationem ego et lieredes mei tehemur eisdem garantizare et id hoc ratum et firmum in perpetuum perseveret, scriptum sigilli mei appensione confirmavi, hoc anno domini millesimo ducentesimo quadragesimo nono.
1301. Après la mort du curé Vincent Gohier le roi fut débouté de ses prétentions ainsi que Guillaume Taillebois, Nicolas du Pont-Audemer le jeune et Allix La Saimière. — 1332. Confirmation aux assises de Bayeux des droits de l'abbé contre Richard de Creully, contre Pierre Lvébart chevalier.
En 1321, 1332 et 1391 l'oflicial de Cerisy écrivit aux curés de Litteau, p. 344, 354, 380 et 522.
Voici une liste assez nombreuse des Curés de Litteau, empruntée aux nostes manuscrites de M. Lambert:
Vincent Gohier, mort en 1301.
Jean Le Coq, 1314.
Guillaume Hamilton, mort en 1332.
Jean Couardes, 1333.
Jean Mébiel.
Jean Trohakdy, 1434.
Jean Le Moustardier, 1477.
Jean Mibre, chanoine de Bayeux, 1496.
Etienne Hue, 1510.
Jacques Ménard, escuyer, chanoine de Bayenx, 1538.
Mathieu Foucher , 1 573- 1 590.
Jean Potier, chanoine de Bayeux, 1598, mort en 1609.
Antoine De Villais, chanoine du Saint-Sépulcre de Caen et de la cathédrale de Bayeux, 161 I .
Etienne Raquidel, 1627.
Clément Dumont, chanoine de Bayeux, 1629-1653.
Thomas Aveline, 1653-1684.
Georges Aveline, 1684. .
N. Du Hamel, professeur de philosophie au collège du Bois.
Germain Bernard, mort en 1716.
Julien Guézet, 1716-1756, mort en 1759.
Louis Guézet, 1756-1777.
Jean-Joseph Guézet, 1 777- 1 79 1 .
25° Littry (Saint-Germain de) . — Lister ijum, de Listreyo. Canton de Balleroi. (Stat. mon. T. III, p. 322). L'église de Littry est ancienne et remonte au XIIe siècle. Elle fut donnée à Cerisy par le duc Robert avec les dîmes de cette paroisse. Le curé devait dire trois messes à la chapelle Saint-Germain de Cormarqueron.
Au XIVe siècle elle valait 30 livres et fut taxée à 10. L'official de Cerisy visita souvent l'église de Littry et ce qu'il en dit peut faire juger de l'état des autres paroisses à cette époque de guerres et de
240 ABBAYE DE OERISY.
troubles politiques. Voici d'abord la lettre d'avis qu'envoyait Fofficial pour annoncer sa visite :
Registrum, p. 293. — 1314 : Officialis Cœrasiensis presbitero de Listreyo salutem. Hac instanti die lunœ posl eœalt&tionem sanctœ Crucis, intendimus, Deo dante, restreint eeclesiam visitare et pênes vos descendere et facere quod nostro incunîbit officio, causa visita ndi. Unde vobis mandamus quatinus ad ipsam eeclesiam bene mane dictœ diei citetis de parrochianis restris per quos de inquirendis et corrigendis veritas j)ossit sciri, nobis super hiis dicturos rcritalem et pro nobis et nostris prout fieri débitant et consuclum est preparare non postponatis. Datum die Jovis ante dictam exaltationem anno domini M0 CCC° XIIIP. In signum prœsentis mandati a vobis recepti prœsentes litteras reddete sigillatas. Quod mandatum nobis reddidit sigillatum sigillo sao et ea die lunœ descendimus ad ipsam eeclesiam et vidimus ornamenta et alia quœ ad spirituale pertinebant . — Le chapelain Jean de Altovillari était absent ex causa... invenimus defectum notorium gradalis; item defectum serraturarum pro crismatorio et almariolis pro foniibus sacris ; item defectum corporalium cum solum esset unum par... cœtera invenimus salis apta.... Vient ensuite la liste des excommuniés, des diffamés, etc., etc.
1315. P. 315... Invenimus salis ornatam ornamentis, defectum tamen in serratvra armarioli. Item prœcipimas quod fontes claudantur et ibi bona serratura apponatur et similiter in porta cimeterii et quod cimeterium claudatur et claasum teneatur...
1319. P. 333... Déficit clavis in foniibus, in armatorio, hbri reparandi et hostia dicti monasterii reparanda...
1320. P. 339. Prœcepimus ut... faciant fieri serraturam ad fontes ut possent bene serrari sub pena excommunicationis et XL solidorum. Vidimus calicem et patenam ac corporalia quœ sufficiunt,duas albas, unum superlicium, duas casulas, sextouaille et unam casulam pravam et duas capas chori, duo missalia, duo gradalia, duo breviaria, unum antiphonarium, unum psalterium... lnjunximus prœsbitero ut saltem de quindena-ia quindenam conficiat corpus Christipr.o visitatione infirmorum. . .
É VECUE DE IîAYEUX 241
1321. P. 349. Precepimus Bertrando Karnette thesaurario ecclesiœ dicti loci tam pro se quam pro suo socio... sub pena quadragenta solidorum turonensium querant unam poucham ad custodiendum vestimenta et unam clavem ad fontes. Item et sub pena consimili ut faciant... reparare quaternos librorum et ut querant unam stolam et unum paramentum ad touallam ; item... unum supercilium et unam albam. Vidimus duo missalia... satis sufficientia, duas infulas, duas capas chori, sex touaillias . . .
1326. P. 374... Déficit in ecclesia ad reparandum libros, oleum in lampade, manutergia ad tergendum manus, alba et amit, una cloqua ad 'reparandum. — Le curé était Etienne Pasquier et certaines rumeurs fâcheuses couvraient sur sa conduite.
1332. P. 384. Deffectus primo de vestimentis ecclesiœ, de custodia corporis Christi, sancti crismatis, de libris nisi de messello ; deffectus est in armatoriis.
1338. P. 388. Jean le Vigueroux, curé de Litry, s'engage à payer une amende.
P. 393. In ecclesia sunt très casulœ, una alba curn uno amit, septeni touailles, deficiunt duo albœ cum amiz, unum vas pro corpore Christi, pro vase crismatis, unam serraturam cum gannis et penterris; calix, corporale cum custodia sufficienti, missales, gradalia sufficiencia, monnaie est reparandum. Stolœ et fanons similiter deficiunt.
1340. P. 430. Vidimus libros, ornamenta altaris, vestimenta, fontes, vas crimatis et corporis Christi bene adornatos, exceptis vase crismatis et fontibus qui non erant bene parati.
1374. P. 486... Inveyiimusdefectumnotoriumquianonerat calix argens ïbi et celebrabant cum calice plumbeo et thesaurarii super hoc causati dixerunt quod apud Baiocas habebant alium calicem argenteum qui non detinebatur nisi propter duos florenos... postea inquirimus de ornamentis ecclesiœ et invenimus salis competentia. Invenimus defectum notorium in libris qui non erant ligati et cadebant caterna quasi de omnibus propter deffectum religaturœ, quos precepimus religari... ad penam decem librarum turonensium... Item invenimus deffectum notorium in ecclesia ita et taliter quod presbiter non potest stare ad altare ad divinum officium agendum propter pluvias et ventos
et similiter quia corporalia non possunt stare nec tenere super
calicem propter ventos contrarios. quod est tnagnum vituperatio erga Deum et seculum. Ideo prœcepimus... quod ecclesia reparetur ita quod presbiter et clerici stare possint ad maius altare et ad altare Bcatœ Mariœ. . sub pena XL librarum turonensium.
L'official de Cerisy écrivit aussi de nombreuses lettres aux curés de Litry. En 1314, Jean de Altovillari, curé, était accusé de fréquenter les tavernes. En 1341, Philippe le Vigoureux se faisait payer à son gré pour les testaments, pour les relevailles, etc. De 1378 à 1407 nombreuses missives au sujet des excommuniés, etc.
Archives de la Manche, H. 1613. — XIIe siècle. Je Guillaume de Gray, de Graeio, concède et confirme aux religieux de Cerisy toutes les dîmes de mes terres infra limites de Lystreia proche Cormarqueron pour le salut de mon âme et je leur donne une mine d'orge et des souliers que mes ancêtres disoient qu'ils dévoient avoir de l'abbaye de Cerisy scavoir Aeliz de Vaubadon et les siens sans aucun contredit à l'advenir. L'abbé et les moines de Cerisy ont concédé que le prêtre de leur mère église de Littry célébrera des messes trois jours qu'il choisira en la chapelle Saint-Germain de Cormarcren et percevra les revenus et oblations de la dite chapelle pour le proffit de la dite chapelle.
H. 1615. — Bulle du pape Alexandre III en 1178 où les deux églises sont nommées. — 1307. Sentence des assises de Bayeux sur procès entre le roi et le couvent de Cerisy au sujet de la chapelle de Cormarqueron, celui-ci prétendait qu'elle lui appartenait par la forfaiture du sire de Gray jadis sieur de Cormarqueron. Le bon droit des religieux fut reconnu. Le jugement fut rendu par quatre prêtres et quatre chevaliers : Laurent de Loches personne du Breuil, Geoffroy Trempage personne de Saon, Jehan le Blanc et Ricard Morel personnes de deux des portions de Campigny; N. H. Guillaume et Rogier Bacon frères, Simon de Bernesc et Henri de Saint-Clair, chevaliers. — 1405. — Jean Bellenguier, curé de Litry.
H. 1614. — 1415. Collation de la cure à Guillaume Lefebvre, curé de l'une des portions de Rouxeville, après la mort de Jean Becquet.
ÉVÊCIIÉ DE BAVEUX. 243
H. 1615. — 1418-1419. Procès avec Jean Gaultier dit Fessot, chapelain de Cormarqueron ; il prétendait que le roi était patron. Reconnaissance du droit des religieux.
H. 1616-1617. — 1445-1463. Autre procédure contre Robert Grunnes nommé après la mort de J. Gaultier, curé de Sainte-Marie de Courmerqueron, par Henri VI roi de France et d'Angleterre, à la présentation du trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris. Les religieux démontrèrent sans peine que « audit Gormerqueron nolt « oncques église paroissiale fondée de nostre Dame ne aultre « saint, mais que les demourans en iceulx hameaux de Gormer- « queron... ont toujours esté paroissiens d'icelle cure et paroisse « de Saint-Germain-de-Litry, receu leurs sacrements, esté enter- « rés et poié toutes autres droitures paroissiaulx en icelle église... « le curé a toujours, comme ses prédécesseurs cueilli... les me- « nues dîmes comme pommes, poires, lins, canvres, oignons... ; « que l'évêque de Rayeux et ses officiers ont vu et visité tous les « livres et chartriers de l'église de Rayeux et qu'ils n'ont trouvé « en aucun d'iceulx que en ce diocèse ait eu ne ait aucune église « paroissial nommée Gormerqueron ; qu'en l'an 1419 led. nommé « Gaultier dit Fessot se fit nommer par le roi, que les religieux « gagnèrent leur cause, que ledit Fessot fut de mauvaise vie et « renommée et gouverna tout son faict par force d'Anglois et gens « de guerre ; que au hamel de Cormerqueron n'a lieu ne place où « il ait apparence qu'il y eust oncques église paroissiale ne cha- « pelle sinon le lieu de la chapelle de Cormerqueron, que Robert « Grunnes a chanté la messe en un lieu où les vaches ont accous- « tumé gésir, qui n'est pas chose honnête ne raisonnable et en « doibt estre grièvement pugny... » Celui-ci fut en effet obligé de se retirer.
H. 1408. — 1477. Visite de l'église par l'official de Cerisy.
H. 1614. — 1547. Collation de la cure à Pierre Duverger sur la démission de Jacques Boarjotel. — 1627. A Michel Rouillard sur résignation de Thomas de Montfréard. — 1650. A Thomas Boissel sur démission de Pierre Sabine.
H. 1622. — 1607. Permission accordée à Estienne le Doulcet, escuyer sieur de Clouay, Rampan et du petit Rose, de faire bâtir au chœur de Litry du côté droit une chapelle où il sera dit par le curé une
messe le vendredi de chaque semaine. Il « fournira un autel, des « livres, des chasubles, du linge et des candélabres, il servira « une rente de 12tt et pourra mettre aux vitres de cette chapelle « telles armoiries que bon lui semblera '.
Original. — Le 18 décembre 1774. N. Le Guay, curé de Litry, écrivait à Monseigneur de Bayeux :
Monseigneur, à votre ordre, vous me demandés le dix-huit de ce mois de décembre si j'ay des fondations pour mes pauvres, au nombre de plus de trois cens quatre-vingts que j'en puis avoir. Je reçois primo cent livres par an du receveur de Monseigneur l'abbé de Cerisy que je distribue aux pauvres malades au prorata de leur besoin. Secondement ces mômes pauvres au nombre de cinquante reçoivent cinquante portions de viron trois livres et demie de pain d'orge scavoir depuis la Toussaint jusqu'à la Saint- Jean de chaque année et distribuées à l'abbaye tous les dimanches. J'ai de plus 25 livres au quatre de may de chaque année d'un nommé de Baudre de la Marres qu'on a données ou qu'on a même distribuées soi-même à l'issu d'un obit fait aux intentions de demoiselle Marie de Montfréard, Bichard Suhard écuyer son mari fondateur. J'ai enfin une livre 15 sous 8 deniers fondés d'un nommé Etienne Bogereau et payées par les héritiers d'un nommé Jacques Girard ordinairement au 25 octobre de chaque année que j'ai jusqu'à ce jour distribué à mon gré.
Voilà prédit, Monseigneur, le revenu fixe de mes pauvres dans ma paroisse de près de 1,500 âmes depuis le plus âgé au moins dont mes seigneurs religieux de l'abbaye de Cerisy sont gros décimateurs avec leur sieur abbé, en grandes possessions de remptes, de grosses dîmes et votre serviteur le curé pour bénéfice quellesques novalles vertes et menues dîmes. J'espère de votre justice des égards du moins pour les pauvres. Et vous suis...
Livre de Cerisy. 1777. « Les cloches de la paroisse de Litry ayant besoin « d'être refondues le curé nous a prié de consentir à ce qu'on « les augmentât de poids et qu'on en plaça trois au lieu de deux « qui existoient auparavant. La communauté y ayant consenti la
1. Le Doulcet de Olouay : d'argent à la croix flcurdclysêe de sable.
« bénédiction en fut faite au mois de juillet 1777. Le prieur de la
« maison à qui appartient la seigneurie de la maison a nommé
« la première avec Mme de Baudre de Bavent épouse de M. Ber-
« ruyer seigneur de Gonneville en Cotentin. Les autres ont été
« nommées par les principaux propriétaires de la paroisse. »
L'abbaye de Cerisy avait de nombreuses possessions dans la commune de Litry.
Archives de la Manche H. 1623. — 1389. Fieffé par 30 sous tournois « d'un « manoir avec son fons et lejardin appartenant à iceluy assis à « Litry devant le cimetière, et avec un jardinet assis devant le « dit manoir.» — 1489. Don de cette maison pour en faire un presbytère par Pons Bonnel frère de feu Raoul Bonnel curé de Litry à condition d'une messe basse à chacun des quatre-temps de l'an. — 1674. Requête de Jean Guérard curé de Litry pour les bois nécessaires à la réparation du manoir presbytéral.
H, 1629-1640. — 1481. Fieffé par les gens des Comptes aux religieux de Cerisy de la fiefferme de Marcy sise à Litry et venue au Roi par la forfaiture de Baudouin Wac. — 1484. Aveux divers. La fiefferme comprenait un domaine fieffé et non fieffé de 1,200 vergées de terre ou viron. Les charges étaient de treize sextiers, quatre boisseaux de froment, mesure de Bayeux, quinze boisseaux d'orge et de 6 livres de rente. — 1771. Arrêt du Conseil maintenant les religieux dans la possession de la fiefferme.
H. 1642-1648. — 1597. Fieffé de la ferme du Petit Bosc, sise à Litry. — 1569. — Vente de la terre du Petit Bosc, comprenant 119 vergées de terre à Pierre le Doulcet, élu pour le Roi à Bayeux, par 1100*. — 1646. Rentrée en possession par l'abbé de Cerisy de cette propriété, etc.
H. 1652. — 1518. Aveux du fief de l'Anglet, sis à Litry.
H. 1653-95. Aveux divers pour les fiefs Blanc-Agnel, Pierre du Bosc, la
Chesnée-Primault, Cornette, à la dame du Bur, Drouet Adam,
des Helliottes, des Giards, etc., etc.
H. 1696. — 1784. Bail de toutes et chacunes les rentes foncières et seigneuriales dues aux dits religieux à cause de leur baronnie de Litry
ABBAYE DE CEBISY
tant en argent, grains de toute espèce, volailles et œufs, 900fr et 200 boisseaux de froment mesure de Bayeux à raison de 16 pots au boisseau.
H. 1698. — J 707 . Journaux des rentes, pieds de gage-piège, etc., etc.
2(>" Longueville (Saint-Manvieu de) — de Longavilla. Canton d'Isigny. (Stat. mon., T. III, p. 770). L'abbé nommait à la cure. Le prieur des Deux-Jumeaux percevait les dîmes, sauf le trait de Silly appartenant au chapitre de la Cathédrale.
Archives de la Manche H. 140-1. — 1239. Je Thomas de Becqueville ay donné et délaissé à Georgine de Coloinbières pour son service et pour 60 livres tournois la part de dixmes que j'avois à droit successif en la paroisse de Longueville. — 1240. Je Georgine do Coloinbières veuve abandonne et rends aux religieux de Cerisy et à l'église de Saint-Maurien de Longueville toutes les dixmes que je avois en ladite paroisse excepté celle que Hammon de Seuilly tient de moy. — 1241 et 1256. Je Philippe de Coloinbières chevalier fils de Henri et Philippe fils aisné et héritier de dame Georgine de Coloinbières ratifie la donation faicte par ma mère pendant son veuvage de mon consentement et volonté... de toutes les dixmes qu'elle possédoit ou pouvoit posséder en la paroisse et territoire de Saint-Manvieu de Longueville diocèse de Bayeux... tout excepté les dimes que tient Hamon de Suelly.
H. 1709. — 1250. Georges de Coloinbières et Jean son fils, seigneur du fief Farcy, donnent les dimes et le patronage sauf les droits honorifiques. — 1252. Angelon de Montigny, chevalier, donne tout le droit qu'il peut avoir aux dimes infra limites de Longavilla. — 1273. Je Philippe de Coloinbières, chevalier, jadis fils de Henri de Coloinbières, chevalier, ratifie les donations faites... par Georgine de Coloinbières, ma grande et Philippe de Colombières, chevalier son fils, mon oncle, c'est-à-dire des dimes de Becqueville et des autres dimes qu'ils avoient à Longueville, excepté celle de...
H. 1708. — 1297. Présentation à la cure de Henri Follenfant. — 1326. Robert d'Anisy, prêtre, fils Robert, écuyer, renonce à ses prétentions après la mort de H. Follenfant. — 1490. Thomas Le Febvre* résigne la cure.
ÉVÈCIIÉ DE BAVEUX. 247
H. 1711. — 1580. François Tallevast, curé de Longueville depuis quinze ans se plaint des ravages des protestants et demande une augmentation pour son bénéfice réduit à 18^.
H. 1708. — 1596. Nomination à la cure de René Gallop. — 1610. Michel
Le Breton, curé de Longueville.
Original, 1637. — L'abbé présente Guy de Vérigny, après la mort de... H. 1709. — 1645. Sentence maintenant N. Loir, escuyer, comme patron
honoraire de Longueville avec droit de ban, etc., etc.
H. 1711. — 1769. François Massue, curé de Longueville.
27° Lorey [Saint- Martin du). — Canton de Saint-Sauveur (Manche).
Archives de la Manche, H. 1404. — 1240. Guillaume de Camprond, chevalier, renouvelle la donation qu'il avait déjà faite du patronage de Saint-Martin du Loré.
28° Marcei (Saint-Ouën de). — Voir le prieuré de ce nom.
29° Meauffe (Saint-Martin de la), — de Melpha. Canton de Saint- Clair (Manche). Au XIVe siècle l'église valait six vingts livres et fut taxée à vingt-cinq. L'abbaye percevait les deux tiers des dîmes, le curé l'autre. En 1372 l'official de Cerisy écrivit au curé p. 466.
Archives de la Manche, H. 1404. — 1761. Henri, évèque de Bayeux, confirme le don du patronage par Richard d'Amigné — Henricus Dei gratta baiocensis episcopus Willelmo baiocensi decano totiusque ejasdem ecclesiœ capitulo nec non et omnibus christianis tam presentibus quant futuris salutem. Notum vobis fieri volumus quatinus nos monasterio sancti Vigoris et monachisde Ceraseyo presentatione Richardi d'Armigne ecclesiam de Melpha eum omnibus pertinenciis suis tam in decimis quam in aliis beneficiis cunt tribus acris terrœ quant prœfatus Ricardus eisdem monachis dederat salvo jure episcopalt, in elemosinam dedimus et concedimus présente et hoc ipsum approbante Ricardo de Melpha fdio Hutonis qui et ipse in manu nostra ad opus monachorunt quidquid juris inprœfata ecclesia clamabat, resignavit. Ita tamen ut Rogerius sacerdos qui hanc ecclesiam possidet vel
vita sua possideat nisi spontanea voluntate eam dimitlat. Quod quia ration esse volumus sigilli nostri attestacione confirmamus teste magistro H. Bove, Roberto... Ricardo successore , H '. Cappeltano, Roberto de Ceriseyo, Roberto de Lystreio, Huberto filio Grentonis et multis aliis. — 1206. Sciant prœsentes et futuri quod ego Richardus Daneis et Fulco Daneis frater meus cum consilio et assensu aliorum fratrum meorum et amicorum pro sainte animarum nostrorum ratam et gratam habemus et confirmamus donationem quœ facta est Deo et Sancto Vigori Cerasii et monachis ibidem Deo servientibus de ecclesia Sancti Marini de Melpha et quidquid juris et advocationis in eadem ecclesia habebamus vel liabere dicebamus, salva décima quam tune possidebamus, totum Deo et prœfato monasterio Cerasiensi in perpetuam et puram elemosinam dedimus et concessimus et super altare Sancti Vigoris posuimus et liane nostram concessionem et donationem pro posse nostro nos garanlizare et in manu tenere in bona fide promiss imus. Ut autem hœc nostra concessio et donatio in perpetuum firmeter et inconcussum teneatur nec ab ullo successorum nostrorum possit violari, prœsentem cartam sigillorum nostrorum testimonio et patrocinio corroboravimus actum est hoc verbi incarnati anno millesimo ducentesimo sexto. 1218. Charte d'Eudes de Bernesc, clerc, fils de Cécile du Ruffey, de Ruffeio, par laquelle il donne quinze quartiers d'orge de la diine de la Meauffe pour 6 deniers de rente. — Vincent de la Meauphe jure, tactis sacrosanctis evangeliis, de renoncer à ses prétentions sur l'église de la Meauphe.
H. 1840. — 1472. Nicolas Sabine, maistre es arts, bachelier en décret, curé.
H. 1762. — 1559. Prise de possession par Gilles Roussignouls, nommé curé.
1596. Présentation de Thomas Roque après la mort de Thomas Halley.
H. 1766. — 1666. Nicolas Sanson, curé ; — 1757, Jean Goulot ; — 1770, Jean-Mathieu Bertrand.
30° Momtiquet (Saint-Thomas de) — Monsfixus, Monsfiquetum. Canton de Balleroy. (Stat. mon. T. III, p. 314). L'église est curieuse. Depuis le XVIIe siècle le patronage appartenait au Roi et au seigneur, laïque ; le curé était décimateur.
ÉVÈCIIÉ DE BAYEUX. 249
Archives de la Manche H. 1770. — Charte de 1183 de « Gilbert de Montfiquet, héritier d'une demoiselle des Biards, sa mère, et propriétaire de la forêt des Biards, seigneur qui avoit pris les armes contre le Roi et dont les biens avoient été confisqués après son départ pour Londres, où il mourut et fut inhumé dans l'église Saint-Paul où l'on voit son mausolée...»
H. 1404. — 1260. Raoul Le Féron prestre, jadis curé de l'église de Montficquet, à vénérable et discrète personne G. de Corion archidiacre de l'église de Bayeux, salut, honneur et révérence. Pour ce que j'é entendu que Me Robert de Vaubadon à causse d'une certaine lettre qu'on dict ou qu'il dict avoir de moy touchant le droict de patronnage de l'églize de Montficquet, disant icelle que je luy ay baillé et transféré le droict de patronnage de lad. églizé, attendu que je n'avois aucun droict de patronnage en icelle, j'é jugé qu'il estoit à propos de vous le témoigner et de vous en assurer en ce qui estoit de moy. Vostre discrétion scaura donc queje nay point souvenance d'avoir faict ou accordé lad. lettre aud. Me Robert de Vaubadon par ce que comme j'ai dict je n'avois aucun droict de patronnage à la dicte églize, toutes fois je vous fais scavoir que je y ay esté curé fort longtemps et Jean le Féron vicaire en icelle par l'abbé et couvent de Cerisy et comme il est plus à plein contenu aux lettres de R, de bonne mémoire, évesque de Bayeux. Et affin qu'il ne se rencontre' erreur ny en faict ny en droict de rechef je ne veux point qu'il vous soit caché ce que j'en ay appris de l'antiquité, ce que j'en ay veu, sceu et entendu. Il y a eu procez entre M. abbé de Cerisy et Guillebert seigneur de Montficquet touchant la chapelle dudit Montficquet, establissement d'un cimetière aud. lieu et les paroissiens et a esté terminée en ceste manière : A tous aux quels le présent pourroit parvenir Gillebert de Montficquet veux qu'il soit faict scavoir à votre université y avoir eu en procez entre M. abbé de Cerisy et moy touchant la chapelle de Montficquet et pour une place et faire un cimetière et les parroissiens de mon château de Montficquet lesquels l'abbé disoit estre du droict appartenant à son monastère. Et enfin par le conseil de Monseigneur Henri évêque de Bayeux et Guillaume doyen de Bayeux et Hamon (sic) et autres plusieurs nos fidèles amis nous sommes accomodez comme il en suit : au moyen que
l'église de Montficquet aura un cimetière et des parioissiens scavoir tous les hommes qui demeurent tant au bourg de Montficquet que autres terres adjacentes aux environs qui sont de ma seigneurie ou qui y demeureront, lesquels hommes seront là inhumés et les hommes qui demeurent ou demeureront en la forest appelée la Cousture céderont au monastère de Cerisy à perpétuité. Et quant au droict de présentation il demeurera à l'abbé et son abbaye. Et le présenté pareillement reçeu de l'évesque jurera qu'il paiera annuellement au monastère de Cerisy 10 soldz en monnoye aiant cours en Normandie au jour et feste Saint Vigor. Et s'il arrive que quelqu'un non présenté desserve en icelle église néanmoins il s'obligera au paiement de lad. pension aud monastère de Cerisy. Et si quelqu'un suscitoit et vouloit mouvoir procez fut contre l'abbé, contre moy ou mes héritiers ou contre le curé touchant lad. église et sur ces appartenances, nous nous assisterons fidellement l'un l'autre. Tesmoins : Robert achidiacre, Thomas de Anfreville, Jean de Colton prestre, Patrix de Bérigny, Guillaume de Andrieu, Crespin, Hugues l'abbé. Ce fut faict et passé l'an de l'incarnation de nostre Seigneur mil deux cents quattre-vingts-neuf (il faut lire 1189). Je Raoul le Féron susd. en tesmoin et certificat de ce apposé mon sceau à ces présentes lettres. Donné l'an de nostre Seigneur mil deux cens soixante au mois de septembre.
En 1371 et 1372 l'offîcial de Cerisy écrivit au curé au sujet d'un excommunié. (P. 461 et 469).
H. 1770. — 1781. Constitution de 400tt de pension au curé de Montfiquet pour la desserte de la forêt des Biards qui n'étant d'aucun lieu ne fait pas partie de la paroisse et dans laquelle les habitants ont considérablement augmenté, tellement que le curé a été obligé de prendre un vicaire depuis trois ans.
31° Mosles [Notre-Dame et Saint-Eustache de) — de Mollis. Canton de Trévières. (Stat. mon. T. III, p. 645). L'église a été bâtie au XIIIe siècle et est fort curieuse. Au XIVe siècle elle valait trente livres et fut taxée à quinze. L'abbaye percevait les deux tiers des dîmes, le
ÉVÊCHÉ DE IÎAYEUX 251
curé l'autre ; sur le tout on devait fournir 248 boisseaux d'orge à l'abbaye de Saint-Sever.
En 1370 l'official de Cerisy écrivit au curé au sujet d'un excommunié. P. 453.
Archives de la Manche H. 1404. Guillaume Guernon et sa femme Havis de Lisle et Robert de Juvigny fils aisné du premier lit de Robert de Juvigny et de ladicte Havis pour un commun accord par l'advis conseil et délibération et par la faveur et bienveillance de Jourdain prestre de Mosles, en la présence et avec l'approbation de Henri fils Mathilde roi d'Angleterre et Henri évesque de Bayeux, donnent en perpétuelle aumosne à Dieu et à Saint Vigor de Cerisy, à Martin abbé et aux moines y servant Dieu le droict de patronnage en l'église de Sainte-Marie de Mosles avec toutes les aumosnes en dixmes et terres et autres appartenances. Ils concèdent en même temps que la donation faictepar Raoul de Lisle du manoir de Fresnay demeure ferme et valable. Témoins : Nicolas prieur du Plessis, Etienne archidiacre, Roger Bove, Henri chanoine de Bayeux, Jean de Coutom, Mathieu de Saint-Patrice, Hébert de Cornières, Roger Pierre prestre, Martin diacre, Guillaume d'Oléron, Raoul de la Haye, Guillaume de Andrieu, Thomas Robert, Philippe d'Arganchy chevaliers. — Raoul de Lisle confirme les donations des églises de Mosles, Huppain et Neufville avec leurs terres, dixmes et autres leurs appartenances qui ont esté faictes... par mes antecesseurs ou vasseaulx. — Qu'il soit connu à tous que je René de Villars confesse avoir quitté et délaissé à l'abbaye de Cerisy tout le droict que je avois en l'églize Sainte-Marie de Mosles sans y rien réclamer. — A tous... Guillaume de Tancarville scavoir faisons que nous avons pour agréable le don que ont faict Havis de Lisle et Renaud de Villars de l'églize de Sainte- Marie de Mosles et de la place de la grange. — Je Raoul de Merlay troisième mari d'Havis de Lisle ay pour agréable la donation faicte par M. Guillaume Guernon, Robert de Juvigny ses prédécesseurs maris et Georges de Juvigny son fils aisné, du droict de présentation à l'église de Mosles ainsi qu'il est plus à plain porté dans leurs actes. — Le même réitère sa donation en présence de Henri roi d'Angleterre.
252 ABBAYE DE CEBISY
1255. Guillaume de Carnprond fils Guillaume abandonne ses droits sur l'église.
1263. Je Denis de Courtelais, escuver, fils de Philippe de Courtelais jadis escuyer donne et délaisse en présence de l'évêque de Bayeux le patronage et le droict que je disois avoir comme mon père sur l'église Sainte-Marie de Mosles. — Le mercredi après Lœtare 1263, Eudes, évêque de Bayeux, nomme à la cure Pierre de Carnote, prêtre, après le décès de Richard dict Marcadey.
Présentations 1443. L'abbé présente Henri de la Planque sur la résignation de Pierre Picot.
Archives de la Manche, H. 1771. — 1677. Procédures concernant les 248 boisseaux d'orge dus à Saint-Sever.
33° Neuville-sub-Pokt [Notre-Dame de), — Novilla, Novavilla, Villanova. Canton de Trévières. (Stat. mon., T. III, p. 621). L'église a été démolie et dès le XVIIIe siècle la cure avait été réunie à celle de Huppain. Le curé recevait une pension.
Archives de la Manche, H. 1404. — Thomas Guemon donne... certain emplacement pour bastir une maison afin d'y recueillir la dixme de Villeneufve donnée par lui et ses prédécesseurs. Tesmoins Guillaume de Gernon, moine; Jehan, frère dudit Thomas; Robert, fils Maurice Guemon. — Je Thomas Guernon ratifie la donation faite par Raoul de Lisle mon père grand de l'église Sainte-Marie de Villeneuve. — 1208. Je Robert de Jouvigny, fils aisné et héritier de Havise, fille de Raoul de Lisle ratifie les donations faites par mes ancestres de... l'église de Villeneufve avec ses appartenances avec la terre que a donnée Thomas Guernon, mon frère.
— 1223. L'abbé de Cerisy réclame de Jehan Clément prêtre, deux gerbes de la dime de Villeneuve estant du domaine de Villers. Jean Clément en jouira sa vie durant moyennant redevance.
— 1261. Guillaume de Houtteville, prestre, donne deux gerbes de la dime de Villers sur le fief de Lisle. — 1270. Je Renaud de Villers jadis fils de Guillaume de Villers, chevalier et seigneur de Villeneufve, croyant avoir droit sur quelques dixmes appelées de Villeneufve laquelle je recueille d'ancienneté audit territoire et sur le fief que Guillaume, mon defunct père, a tenu de la sei-
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gneurie et teneinent de Villeneufve à Villers, laquelle dîme ont eu longtemps à ferme et cueillie Allain, fils Clément et Guillaume deHouteville, prêtres, frères, laquelle avoit esté bailliée la vie durante des dix frères par l'abbé et couvent de Cerisy après la mort d'iceulx prestres avoit été rendue à l'abbé de Cerisy. . . je abandonne. . . tout droict par moi prétendu. — Confirmation du don de Neuville par Robert, évèque de Bayeux.
Original 1591. — L'abbé présente Thomas Le Musuyer sur la résignation de Pierre Le Bachellais.
34° Paufouru-suu-Odon (Saint-Laurent de), — Profundus rivus, de parfundo rivo ou ruello. Canton de Villers. (Stat. mon., T. I, p. 207). L'église est moderne et sans caractère. Le curé percevait les dîmes. Au XIVe siècle, elle valait 80 livres.
Archives delà Manche, H. 1404. Mathieu de Clarey et Henri, son fils aisné,à tous presens et à venir qui ces présentes lettres verront salut en Nostre Seigneur. Pour monument d'éternelle mémoire voulons qu'il soit cogneu d'un chacun, de tous que nous avons donné en pure et perpétuelle aumosne à Dieu et à Saint-Vigor de Cerisy et aux moines servants à Dieu aud. lieu l'église de Parfourru avec touttes les appartenances et avec toute notre terre de Thon ne nous reservant aucun droit féodal pour nous et nos héritiers. Présents Henri fils Mathilde, illustre royne d'Angleterre et Henri vénérable évesque de Bayeux et iceulx de leur auctorité l'approuvant et confirmant. Et aiants la main sur l'autel de Saint-Vigor en la présence de Martin abbé dud. lieu et de son couvent avons présenté et offert à Dieu nostre donation si solennellement faite par le conseil et consentement de nos héritiers, Jean, Luc et Mathurin de Claray et de leur mère, ma femme et receus en la compagnie desdits moynes touchants les saints évangiles avons promis par serment que doresnavant nous ne demanderons ou clamerons à ce que dessus aucun émolument, proffit ou droict terrier contre l'utilité du monastère et que nous ne ferons et commettrons rien au dommage desd. moynes. Tesmoins : Me Gaultier, scellerier du roy, Ham... Guillaume et Henri son frère de Gyé...
Présentations 1437. L'abbé présente Pierre Trophardi après la résignation de Guillaume d'Auge.
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35° Rampais (Sainte-Marie de). — Canton de Saint-Lô (Manche), dette église n'appartint pas longtemps à l'abbaye de Gerisy.
Archives de la Manche, H. 1404. — Xtle siècle, Raoul d'Anisy donna à l'abbé Martin le patronage de Rampan. Henri, évêque de Bayeux, confirma ce don.
H 92. Cession de cette église à l'abbaye de Saint-Lô.
36° Rauville-l a-Bigot. — Canton de Briquebec (Manche). Au XVIe siècle le patronnage de Rauville fut cédé à Richard Le Berceur afin d'acquitter les droits dus à l'état par l'abbé d'Apchon.
Archives de la Manche, H. 1401. — Vers 1200. Vivien, évêque de Coutances y nomme Pierre de Lestang, chanoine de Bayeux et Geoffroy de la Haye pour la seconde portion.
H. 1487. — 1577. Adjudication à Jacques d'Argouges, sieur de Gratot, du fief de Saint-Marcouf avec le patronnage de Bauville-la-Bigot.
37° Rouxeville {Saint-Martin de). — Canton de Thorigny (Manche). La première portion était alternative avec l'évêque de Bayeux. En 1700 l'évêque échangea son tour contre le patronage de Saint-Georges de Bayeux. La deuxième portion était au seigneur laïque. Les deux curés percevaient les dixmes. Au XIVe siècle l'église valait 40 livres et fut taxée à 10.
Archives de la Manche, H. 1404. — 1202. Thomas Malfillastre donne ses droits à Rouxeville. — 1234. Jean et Thomas Malfillastre confirment ce don.
H. 1614. — 1415. Guillaume Lefebvre, curé de l'une des portions. — 1471. Transaction entre le patriarche de Jérusalem, évêque de Bayeux, et Cerisy. Après le décès de Jean Castel le patronage demeura alternatif et les religieux y présentèrent Jacques du Jardin.
38° Saint-Clair, — de Sancto Claro. Canton de Saint-Clair (Manche). Au XIVe siècle l'église fut taxée à 60 livres ; elle en valait 230 ; la vicairie ne le fut pas, elle valait 80 livres. Hermant, dans ses Mémoires manuscrits, donne deux nominations à l'abbaye et la troi-
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sième au seigneur laïque. De 1374 à 1377 l'official de Cerisy écrivit plusieurs fois aux curés de Saint-Clair, p. 482, 492, 502, 505. En 1716 le chapitre de Bayeux nommait à la cure.
Archives delà Manche, H. 1404. XIe siècle. Raoul fils de Guillaume de Siram donna l'église. — Scachent tous presens et à venir que j'é Henri de Coulombières donné et concédé à Dieu et à Saint- Vigor de Cerisy et aux moines servant Dieu audit lieu en pure et perpétuelle aumosne pour le salut de mon âme et de mes prédécesseurs tout et tel droict de patronnage que j'avois en l'église de Sainte-Clair. Et affin que ceste donation demeure ferme et inébranlable, j'é confirmé la présente de mon sceau. Tesmoins : Raoul de Grandval, Gillebert son fils, Guillaume Suhart, Raoul Suhart, Henri Pichot, Guillaume Clerc, Jean Wac, Symon de Rernesc, Gerold, Hugues de Marsey et plusieurs autres. — Henri par la grâce de Dieu, évesque de Raieux à tous fidèles chestiens qui ces présentes lettres voirront salut perpétuel en nostre Seigneur. Voulons estre cogneu à vostre université Symon Geroard avoir resigné en nostre main tout le droit qu'il avoit aux revenus de l'autel Sainte-Claire librement et franchement, excepté les gerbes de son fief et avoir icelluy conféré en pure et perpétuelle aumosne à l'abbé et couvent de Cerisy pour causse de piété qui sont recognus avoir desjà eu auparavant part et portion aud. patronage, et affin que cela ne puisse estre osté par aucune meschanceté nous avons fourny et délivré le présent scellé de nostre sceau. Tesmoins : Raoul Chavellier, Henri, premier chantre, Joseph, chanoine de Rayeux, Henri de Sae et plusieurs autres. — Philippes de Croslé et Richard frère de bonne mémoire filz Richard comte filz Goecestre. A tous présens et à venir qui ces lettres verront salut. La donation que nous avons faite à l'abbaye de Cerisy de l'église Sainte-Claire présence de vénérable Henri, évêque de Rayeux et à sa faveur, nous avons eu soin de la faire scavoir à la postérité par le présent escript contre l'incommodité et oubli pour monument de mémoire éternelle. Et affin que tout procedz soit enscevely nous avons donc concédé et donné en pure et perpétuelle aumosne aud. monastère de Cerisy et... à Martin, abbé dudit lieu pour le salut de nos âmes et de nos prédécesseurs
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père et Robert comte nostre aïeul ladicte église de Saint-Clair qui de droict estoit en nostre patronnage avec touttes les dixines et autres appartenances. Et affin que ceste nostre présente concession demeure ferme nous avons corroboré ces présentes lettres de nos sceaux. — A tous ceulx qui ces présentes lettres verront Richard fllz et seigneur comte de Crosler salut. Vostre université scaura que j'é donné et concédé à l'église de Saint-Clair en pure et perpétuelle aumosne franche et quicte de touttes chozes Raoul Gueroult et Raoul de Wessir avec tous leurs ténemens qu'ils tenoient de moy pour rescompense des dommages que je fesois à lad. églize à cause de ma foire que j'avois et faisois tenir à la feste Saint Clair en la terre d'aumosne de lad. église aux usages du curé de lad. églize. Et moy et mes héritiers sera tenus garantir à lad. église ce que dessus et affin...
1239. A tous fidèles chrestiens qui ces présentes lettres voirront Robert de Croslé soldat salut en nostre seigneur. Votre université scaura que j'é pour le salut de mon âme, de mes prédécesseurs entièrement quicté à ladicte abbaye de Saint-Vigor et movnes de Cerisy librement et absolument à perpétuité la coustume que moy et mes ancestres perçoivions au jour et feste Saint Clair aux foires des oblations des chandelles qui s'appeloit le havage d'y rien réclamer (sic) à l'advenir par moy et mes héritiers et pour plus grande fermeté de ce j'é ordonné que ces présentes fussent scellées tant de mon sceau vieil que nouveau. Ce faict l'an de nostre Seigneur mil deux cens trente-neuf le jour de mardy prochain apprès la feste des Saints Martin, Arnoult et Clair au chapitre de Cerisy présents Richard de Condé, Estienne de Forges, Raoul Peillon, Roger de Croilet, soldat, et plusieurs autres.
1249. Guy évèque, de Bayeux, nomme à Saint-Clair Anscelin de Brucourt, après la mort de Guillaume Le Sénéchal.
1260. A tous ceux qui ces présentes lettres verront Guillaume de Corion, archidiacre de l'églize de Bayeux, salut. Vostre université scaura que le siège de l'églize de Bayeux vacant, religieuses personnes l'abbé et couvent de Cerisy eussent présenté noble, vénérable et discrette personne Me Laurens Romain chappier à Lysieux à l'église Saint-Clair diocèse de Bayeux en nostre archidiaconé, libre et vacante par la mort de Me Asselin de Brucort jadis curé de lad. églize, comme vrays patrons d'icelle et
seigneur Robert de Croley soldat eust présenté son fils ascavoir seigneur Gilles et disoit icelluy Robert estre patron de ladicte églize et qu'il eust esté un peu disputé devant nous sur la réception d'iceulx, toutefois led. soldat apprès avoir veu et ouy les raisons desd. religieux et ainsi que leurs tiltres et instrumens et spécialement une certaine lettre scellée Richard de Croley père dudit Robert et Philippe de Crosley, son oncle, aussi scellée lesquels ont esté représentez devant nous tant sur le pétitoire que possessoire après l'advis de plusieurs gens de bien et dignes de foy, soy est désisté de la présentation qu'il nous avoit faicte et nous avons reçue à lad. églize led. Chappier sur la présentation desd. abbé et couvent de Cerisy auxquels le patronnage de lad. églize est recogneu appartenir; présent led. Robert lequel a expressément consenty et recogneu led. droict de patronnage de lad. églize appartenir auxd. abbé et couvent de Cerisy pleinement et franchement. Présents le prieur du Plessis, Grimod, prieur de Saint-Nicolas de Bayeux, doyen de Noron, doyen de Lamberville, Me Robert officiai de Baieux, Me Jean de Dorât, Jean de Bérigny, Jean Guinelin et Jean Fustaigne prestres et plusieurs autres dignes de foy. En tesmoignage, asseurance et monument de quoy nous avons donné et concédé ces présentes lettres scellées de nostre d. sceau aud. abbé et couvent de Cerisjr. Ce fut faict et donné l'an de nostre Seigneur mil deux cens soixante le jour de vendredy apprès l'exaltation Sainte Croix. Présentations. — 1430. L'abbé présente Jacobi après le décès de Jean Tiphaine.
1439. Id. Guillaume Vaultier, le jeune, est présenté après la résignation de Guillaume son oncle.
Original. — 1451. Jean de Colombières baron de la Haye du Puis abandonne ses droits au patronage en présence d'Hervé de Creully prestre.
Archives de la Manche H. 1830. — 1461. Procédures entre l'abbé et la Sainte- Chapelle de Paris au sujet delà chapelle Saint-Clair près Couvains ; les religieux prétendaient « qu'ils ont droit de patronnage et sont en possession d'y prendre et percevoir par leurs mains une havée de chandelles de cire sur les oblations et offrandes de cire qui sont faites par chacun an le jour et feste de Saint Clair et de plus 4 livres de rente... par les mains du chapelain d'icelle ou par son
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commis. Jean Tiphaine, docteur régent en la faculté de médecine de Paris, chanoine de la Sainte-Chapelle, expose que lors de son voyage à Saint-Clair en 1450 après la reddition de la Normandie, il a trouvé les chandelles enlevées par frère Guillaume Le Lavendier, religieux de Cerisy, que celui-ci fut. condamné par l'abbé de Sainte-Geneviève conservateur des privilèges de la Sainte- Chapelle, qu'en 1452 des violences furent exercées par l'abbé et plusieurs religieux, gens embastonnés d'épées, de dagues et autres habillements de guerre lesquels enlevèrent de ladicte chapelle toutes les chandelles qu'ils y trouvèrent... La cause fut transportée devant la chambre des requêtes du Palais, à Paris, mais on ignore quelle en fut l'issue.
Originaux. — 1469. Appointement avec Jean de Creully au sujet d'un quatrième tour à la présentation du personat de Saint-Clair.
1506. Le droit au tour du patronage est reconnu à Jean et Guillaume de Creully contre l'abbé et Jehan sire de Hotot.
39° Sainte-Croix. Manche. Voir prieuré de Vauville.
40° Saint-Georges de Bayeux. — Ville de Bayeux. Cette église avait été donnée par le duc Robert en 1034. Elle ne fut pas taxée au XIVe siècle. Elle tombait en ruines quand Monseigneur de Nesmond l'interdit en 1G80 et en transféra l'office à Saint-Exupère. En 1700 il échangea le patronage contre celui de la deuxième portion de Rouxeville. En 1716 le chapitre de Bayeux y nommait.
Archives de la Manche H. 1404. Jean le Roux, R. Wace et Jean de Arry chanoines de Bayeux, juges délégués du souverain pontife sur procès étant entre l'abbé de Cerisy et G. d'Audrieu et Richard son frère dont ledit Grégoire disoit son église Saint-Georges de Bayeux avoit esté dépouillée et qui demandoit restitution en son nom, au nom de Guillaume de Saint-Georges son vicaire... ainsi que sur la rente d'un marc d'argent que son frère Richard affirmoit lui estre due... Enfin le procès se termina amiablement... l'abbé de Cerisy cesse le procès susdit... l'acte est revêtu des sceaux des délégués de l'abbé de Cerisy, de Thomas trésorier de Lisieux et. de Richard archidiacre de Bayeux.
1265. Nicolas Euguebert nommé curé de Saint-Georges de Bayeux procède contre l'abbé touchant la valeur de son église puis se désiste de toute action devant Odon évêque de Bayeux.
41° Saint-Laurent-sur-Mer (Sanctus Laurentius supra marc) . — Canton de Trévières. (Stat. mon. T. III, p. 662). L'abbé nommait à la cure et percevait les dîmes. L'église valait, au XIVe siècle, vingt livres et ne fut pas taxée. En 17161e chapitre de la cathédrale nommait à ce bénéfice.
Archives de la Manche H. 1404. — XIIe siècle. Henri par la grâce de Dieu évesque de Bayeux à vénérable et par la mesme grâce archevesque de Rouen et à tous ceux qui soulz son gouvernement taschent (sic) de la vocation éternelle. Le soin de nostre charge nous advertit et exhorte que nous facions soigneusement réduire par escript ce qui s'est faict et passé dans le diocèse canoniquement et justement auquel par l'autorité de Dieu nous esclattons en l'ordre sacerdotale comme l'incommodité qu'en apporte l'oubly et la meschanceté des plaideurs. Vostre charité doncques cognoistra que nostre ami filz Martin abbé de Cerisj- en la présence de Henry roi de Angleterre et H. M. Royne et de nos frères et autres évesques scavoir l'évesque de (sic) et R. évesque de Constances sur le patronnage avec J. Tessum avoir eu procès et apprès avoir ouy les raisons, allégations, soustiens et déclarations respectives des parties par le jugement du Roy et du nostre led. patronnage a esté adjugé aud. abbé à perpétuité et par apprès comme procès et question seroit venu à naistre et se seroit longtemps continué en nostre cour entre nous et led. abbé touchant l'institution de lad. églize et administration du soin pastoral qui est de droict ancien et nouveau laquelle led. abbé affirmoit luy appartenir comme d'une églize franche de tout droict et coustume épiscopale. Affin la cause a esté dévolute par appel au seigneur apostolique lequel en ayant cogneu elle a esté décidée, terminée et deffinie par son auctorité en sorte que lad. églize, droit, coustumes, présentation et administration du soin pastoral dont estoit l'appel interjecté céderoient à perpétuité au bénéfice du monastère de Cerizey pourquoi apprès curieuse recherche de la vérité et
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icelle cogneue, obéissans à la j fission et décision du Pape, du consentement du chapitre de Baveux, nous concédons et ordonnons ladicte églize demeurer libre, exempte, franche et deschargée de tout droict et coutume épiscopale. Et que l'abbé aura le pouvoir de l'institution d'icelle et administration du soin pastoral. Et affin que doresnavant il n'arrivast et ne fust suscité aucune controverse pour ce que dessus et avons pour pieuse considération et prouvant le repos desd. moynes juré de faire mettre par escript l'ordre entier des choses susd. avec attache et attestation de nostre sceau. Tesmoins : Jourdan et Gaultier archidiacres, Hainfroy archichappelain, Philippes, Bobert, Luc, moynes, Jourdan, Bobert prestres, Martin diacre avecque Bichard, Geffroy, laïques.
— Scachent tous qui ces présentes lettres verront que je Bobert prestre de Parfourru ay résigné en la main de seigneur Jean abbé de Cerizy deux gerbes de la dixme de Saint-Laurent-sur-la- Mer que je tenois à ferme perpétuelle desd. abbé et moynes dudit lieu et si quelqu'un les veut inquiéter pour lesd. deux gerbes je Bobert de Parfourru promets et m'oblige de les assister fidèlement selon mon pouvoir et affin que ce que dessus par moy confirmé soit tenu et zervi sans aucune réclamation de mo}^ j'ay confirmé apprès serment preste le présent escript de mon sceau.
— A tous fidèles chrestiens qui ces présentes lettres voirront Guillaume par la grâce de Dieu abbé de Saint-Martin et Saint- Gervais, salut en nostre Seigneur. Vostre université cognoistra que vénérables personnes l'abbé et couvent de Cerizy aiants faict convenir par devers nous de l'auctorité du pape honoré Bobert de Profondo Ruello prestre et Me Guillaume seneschal touchant l'églize de Saint-Laurens-sur-la-Mer et appartenances d'icelle par exploict dud. abbé et couvent libellé en ceste manière et demandoientlad. églize, lesd. religieux estre convertie à leurs propres usages attendu qu'ils l'avoient baillée à ferme muable auxd. Bobert et Guillaume. Enfin aiant esté plaidé longtemps sur cela devant nous les dessus d. ont recogneu en justice devant nous à l'abbé et couvent de Cerizy qu'ils n'y ont aucun droict perpétuel et apprès en avoir eu l'advis de bonnes et discrettes personnes nous leur avons adjugé par sentance deffinitive d'autant qu'il nous est demeuré constant et par les confessions desd. Guillaume et Bobert, raisons, preuves, instruments et privilèges desd. moines
ladicte églize suivant qu'ils le soustenoient et deinandoient leur appartenir pour leur usage comme ils ont accoustumé, imposant silence quand à ce de nostre autorité apostolique auxd. Guillaume et Robert. Et affin que cela demeure ferme et immuable à l'advenir nous avons jugé digne de confirmer le présent par l'apposition de nos sceaux.
En 1402, L'official de Cerisy visita l'église. (Registrum, p. 551...) Visitavimus... presentibus domino Rogero Farci curato dickc ecclesiw... albœ non erant paratœ... fnjunctum fuit quod habeant serraturam in fontibus... quod turris reparetur de copertura...
En 1407, il écrivait au curé au sujet d'une instance, p. 564.
Archives de la Manche, H. 1408. — Autres visites de l'église en 1476, 1485 et 1486.
41° Saint-Marcouf. — Voir aussi prieuré de Barnavast.
En 1339, l'official de Cerisy dut informer contre Richard Quesnel, le jeune, curé de Saint-Marcouf, dont la conduite n'était pas, paraîtil, à l'abri de tout reproche. (Registrum, p. 428).
Archives de la Manche, H 1487. — 1577. Adjudication à Jacques d'Argouges sieur de Gratot du fief de Saint-Marcouf, s'étendant dans les paroisses de Saint-Marcouf, Fontenay, Emondeville, Vaîognes et y compris le patronage de l'église Saint-Marcouf.
42° Saint-Martin le Vieux, — Sancti Martini Veteris, à Jersey. Cette église fut donnée par le duc Robert II en 1032.
Archives de la Manche, H 1404. — 1196. Guillaume évèque de Coutances y nomme Robert Floy. — 1238. Hugues, évoque de Coutances y nomme Thomas de Vauville qui mourut en 1242.
43° Saonnet (Saint-Germain de), — de Saône. Canton de Trévières. {Stat. mon., T. III, p. 699). L'abbaye nommait à la cure et percevait la moitié des dîmes. Au XIVe siècle elle valait 60 livres et fut taxée
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à 17tt et 10 sols, en 1371, l'official de Cerisy écrivit au curé au sujet d'un excommunié, p. 4(30.
Archives de la Manche, H 1404. — XIe siècle. Gaultier Broc donne l'église de Saonnet et confirme le don de la dixme par Rohert Le Guay son oncle.
1237. — ... Par la miséricorde divine l'archevesqne de Rouen à tous ceux qui ces présentes lettres verront salut en nostre Seigneur. Allants naguères au monastère de Cerisjr pour le visiter selon nostre debvoir nous avons entendu led. monastère n'avoir les rentes asseurées pour fournir les chozes nécessaires à leurs infirmes. A ces causes par compassion de leurs misères et infirmitez, du consentement du couvent dud. lieu et sur leurs resques'te nous avons ordonné que les dixmes du village et paroisse de Seonnet appartenant aud. monastère soient destinées éternellement pour l'œuvre, entretien de leur infirmerie décernant et ordonnant toutefois de la volonté et consentement dud. couvent que s'il y avoit aucunes rentes auparavant destinées pour lad. infirmerie elles soient reduictes pour les usages du couvent si d'aventure l'abbé qui sera au temps à venir du consentement du couvent ne les estime applicables pour les usages de lad. infirmerie. En tesmoins de quoy nous avons fait corroborer ces présentes du garnissement de nostre sceau. Donné à Coustances le jour de mercredi après le dimanche que l'on chante Esta mihi, l'an de nostre Seigneur mil deux cens trente-sept.
1261. — A vénérable et discrette personne Jean de Tracy, archidiacre de l'église de Bayeux et ses vice-gérents, Roger Bacon, soldat et seigneur de Molet, salut en nostre Seigneur avec toutte révérence et honneur. Vous scaurez que j'é entièrement délaissé et quicté à religieuses personnes l'abbé et couvent de Cerisy tout le droict de patronage de l'église de Seonnet avec tout et tel droict que j'avois ou pouvois avoir en icelle sans y réclamer par moy ny mes héritiers ce que nous vous et à tous qui ces présentes verront signifiions par la teneur de ces présentes lettres. Donné l'an de nostre Seigneur mil deux cens soixante et un le jour de mercredy prochain apprès la feste de sainte Lucie, vierge.
1261. — A tous fidèles chrestiens qui ces présentes lettres verront Me Thomas de Fontenelles vice-gérant de vénérable et discret
personnage J. de Tracy, archidiacre de l'église de IJaieux salut en nostre Seigneur. Vous scaurez que au nom dud. archidiacre sur la présentation de religieuses personnes l'abbé et couvent de Cerisy nous avons conféré charitablement à Jean le Bessin, clerc, l'église de Seounet libre et vacante par la résignation de Me Guillaume de Saon archidiacre de l'église de Lysieux mandant par ces présentes au doyen de Noron à ce qu'il ait à envoyer en possession réelle et corporelle led. J. Clerc ou Guillaume curé de Vaussy procureur dudit Jean en son lieu. Soiez sauvés. Donné l'an de nostre Seigneur mil deux cens soixante et un au mois de décembre.
44° Tessy-le-Gras [Notre-Dame et Saint-Martin de), — Tesseium, de Taisseio. Canton de Trevières. (Stat. mon., T. IIÏ, p. 694). L'église a été supprimée. L'abbaye nommait à la cure et jouissait des dîmes, depuis la donation de Alvérède Gigas.
Original. — 1645. L'abbé présente Germain Hermerel, prêtre, après la mort de Mathurin du Monchel.
Archives de la Manche, H. 1507. — 1746. Des réparations furent faites à l'église de Tessy-le-Gras par l'abbé de Cerisy.
45° Thorigny (Saint-Amand et Saint-Laurent de), — de Torigneyo (Manche). L'église fut donnée par le duc Guillaume. Au XIVe siècle elle valait 120 livres et fut taxée à 35.
L'offîcial de Cerisy écrivit de nombreuses lettre aux curés de Thorigny de 1370 à 1376. P. 451, 454, 461, 465, 476, 478, 483 et 502.
Archives de la Manche. — 1248. Guillaume d'Avoir, curé de Thorigny. — 1252. Gaucher de Saint-Paul, seigneur de Thorigny, débouté de ses prétentions aux assises de Caen.
46° Tournay (Saint-Pierre de), — Tornaium. Canton de Villers- Bocage. (Stat. mon., T. I, p. 206). Le patronage revint au roi.
Archives de la Manche, H. 1404. — Henri évêque de Baieux à la présentation de l'illustre personnage Arnault de Reignié ? donne et confirme à l'abbé de Cerisy l'église de Saint-Pierre de Tournay avec
ses appartenances. Raoul qui en étoit curé alors avoit été nommé par Pliilippes, évêque de Baveux à la présentation du père dudit Arnaud. Après sa résignation, l'église fut donnée à Richard.
47° Tournières {Saint-Martin de) , — de Tourneriis. Canton de Balleroy. (Stat. mon., T. III, p. 321). D'abord l'abbaye nommait trois fois à la cure et le seigneur de la Haye-Piquenot la quatrième, puis le patronage devint laïque. Le curé percevait les dîmes. Au XIVe siècle elle valait 80 livres et fut taxée à 17 et demie.
Archives de la Manche H. 1401. — 1206. Raoul de Breuilly chevalier donna les deux parts de l'église de Tournières en présence et du consentement de Mathilde sa femme et de Rohert son fils. — Je Gaultier de Tournières fils Richard ratifie la donation des deux parts de l'église de Tournières que Raoul de Breuilly chevalier et Mathilde sa femme, ma sœur, ont faicte avec les appartenances desd. deux parts.
1249. Richard de Querenchy (Quiry ?) donne le patronnage d'une troisième portion.
1251. Adam de Vaubadon donna aussi cette troisième portion.
Augustin Coseur, curé de Tournières de 1674 à 1691.
Louis de Fontaine, 1734-1761. Il fut inhumé dans le chœur.
Jacques Sévestue, 1762-1792.
JeanFoim, 1803-1819.
Louis Julienne, 1819-1822. Il mourut en 1837.
Louis-Jacques Le Gérais, ancien sous-prieur de Cerisy, 1822-1840.
48° Tracy (Saint-Ravend et Saint-Rasiphe de) — de Tracheio. Canton de Villers-Bocage (Stat. mon. T. I, p. 188). Au XIVe siècle l'église valait 120 livres et fut taxée à 40. Le curé était décimateur. En 1756 le patronage fut vendu au seigneur laïque ; dix ans après, il appartenait au comte de Blangy.
Archives de la Manche H. 1404. — Henri, évêqne de Bayeux, nomme à la cure Alexandre de Suilly, clerc, neveu de Guillaume, archidiacre puis doyen de Bayeux. — Guillaume de Grai donne tout le droit qu'il prétendoit ou revendiquoit au patronnage de Thracy car il lui paroit constant que le patronnage a esté donné par son père et ses frères Richard et Henri. — Je Geoffroy de Pierrefite donne à l'abbaye : ma terre de Tracy et mon droit sur l'église dud. lieu présence de Guillaume mon fils qui consent. — Guillaume et Henri de Grai fils Serlon de Graye font scavoir que Richard leur frère aisné a donné à l'abbaye le patronage de Thracy.
Jugements de l'échiquier N° 512. — 1233. L'abbé de Cerisy fut maintenu dans ses droits.
Archives de la Manche H. 1406. — 1261. Jean d'Harcourt archidiacre de Bayeux, le siège vacant, y nomme Guillaume de Saon archidiacre d'Auge, après la mort de Richard de Saint- Vandrille. — 1267. Guillaume de Clinchamp donne le fief de Tracy.
H. 1839. — 1316. Sentence du bailli de Caen maintenant l'abbé contre le Roi.
Présentations. 1488. L'abbé présente Jean Blondel sur la résignation de son . oncle Jean Blondel.
Archives de la Manche H. 1840. — 1474. Nomination de Robert Lefebvre chanoine de Bayeux.
1647. Provision, collation et installation de Guillaume Rioult.
49° Urville [Sainte-Marie d') . — Canton de Montebourg (Manche) .
Archives de la Manche H. 1404. — 0. abbé du Vœu de Cherbourg, patron alternatif avec l'abbé de Cerisy, présente à la cure.
H. 1919. — 1560. Arrêt du parlement attribuant la cure d'Urville à Jean Giroult présenté par le prieur de Vauville contre Jean Arsonet présenté par l'abbé de Cerisy et Robert Postel nommé par la cour de Rome.
50° Vauville (Saint-Michel de) — de Vauvilla. Canton de Beaumont (Manche). Voir le prieuré de Vauville.
51° Ver (Saint-Martin de) — Canton de Ryes (Stal. mon. T. III,
p. 550). L'abbaye y présentait alternativement avec le chapitre de Bayenx qui plus tard fut seul patron.
52° Yierville (Saint-André de) — de Viervilla. Canton de ïrévières (Stat. mon. T. III. p. 664). Le patronage devint laïque. Au XVIIIe siècle il appartenait à M. de Marguerye. Le curé percevait un tiers des dîmes. De 1370 à 1373, l'official de Cerisy écrivit plusieurs fois au curé de Yierville. P. 455, 459, 462, 465 et 476.
Archives de la Manche, H 1404. — XIIe siècle. Raoul d'Aigneaux, du consentement de Gislebert son frère, donne en présence de Henri évêque de Bayeux tout le droit qu'il avoit en l'église de Saint-André de Vierville.
L'abbaye de Cerisy avait en outre diverses possessions dans les paroisses suivantes :
Agnerville (Saint-Pierre d') — de Agnervilla, Agnerivilla, Anggnierivile. Canton de Trévières. (Stat. mon. T. III. p. 683).
Le chapitre de la cathédrale de Bayeux présentait à la cure et avait les deux tiers des dîmes, le curé l'autre tiers. L'église est située dans une position assez pittoresque, mais elle conserve peu de caractères de sa construction primitive. Les corbeaux du chœur, au midi, sont du XIIIe siècle ; le corps carré de la tour, également au midi, est en arêtes de poisson, il est éclairé par quatre ouvertures à plein cintre. La nef moderne a 14 mètres et le chœur, à chevet rectangulaire, en a 10.
Sur une pierre tombale du chœur on lit : Cy gist le corps de discrète personne 31e Michel Paturel prestre curé de ce lieu décédé le IX de Xbre M. D. CC XLVIII âgé de LXII ans. Priez Dieu pour son âme.
La croix de granit porte aussi gravé sur sa base : du don de 31e Guillaume Ifeude curé de ce lieu. 1604.
Le presbytère a été construit fort au-dessous du cimetière, si bien que les cheminées se trouvent de niveau avec le sol.
Au XIIe siècle Guillaume d'Agnerville et Hadwise de Lisle, sa
ÉVÈCHÉ DE BAYEUX 267
femme, donnèrent l'église de Cardonville au chapitre de Bayeux pour la fondation d'une prébende.
Le 16 mars 1371 Regnault Le Coustellier visita « les églises d'Ai- « gnierville et d'Escremeville dont est ledit sire de Coulombiers « chargé, commandé fut que il soient appareillié et mis a pou de « vivres. »
En 1238 Guillaume de Pirou, chevalier, fit un don à Cerisy pro salute animœ dominœ Agnetis uxoris meœ quondam Reginaldi de Villa Thyerri... ad pîtanciam convehtusin die aniversarii supradictœ Agnetis.
En 1370, 1373 et 1374, l'official de Cerisy écrivit au curé d'Agnerville au sujet de plusieurs paroissiens excommuniés (p. 453, 479, 485).
Audrieu [Saint-Jean eP). — L'official de Cerisy exerçait sa juridiction sur diverses personnes d'Audrieu dont les terres relevaient sans doute de l'abbaye. En 1396 il rendit une sentence contre Guillaume Gondouin, clerc (p. 539).
Manche, H. 1404. — 1236. Je Eudes Breton de Audrieu chevalier ratifie l'aumosne. faite par Raoul le Féron prêtre, de mon consentement aux religieux de Cerisy de tous les ténements qu'il tenoit de moy et de mon fief en la paroisse d'Audrieu.
1244. Je Guy de Taillebois ratifie la donation faite par Raoul le Féron prêtre, de mon fief à Audrieu à l'abbé et couvent de Cerisy comme il est porté dans l'escript dudit Raoul excepté la masure que tient Raoul Lambert, de mon fief en Audrieu, et sont exceptés les aydes de vicomte, de guerre, de baon et arrière-baon qui passent par mes mains.
Saint-Georges de Bayeux. — Ville de Bayeux.
Outre cette église l'abbaye de Cerisy avait encore d'autres possessions dans la ville de Bayeux; on trouve en effet un grand nombre actes :
Archives de la Manche. — 1255. Guillaume de Campront, écuyer, fils de feu
208 ABBAYE DE CEBISY.
Guillaume de Campront ,écuyer, confirme plusieurs ténements à Cromelles.
1261. Emme de Gournay de Bayeux, veuve, donne un ménage à Bayeux en la rue Letaire.
1262. Richard et Patrice Rabel, irères, donnent tout le ménage et héritage qu'ils avaient à Bayeux entre les rues Letaire et Sousle-Mur.
1263. Laurence, veuve de Jean Chouquet, donne tout ce qu'elle avoit en dot sur le manoir qui fut à son mari, en la cité, en la rue Soubz-le-Mur , nommé la Perrigne.
1266. Je Guillaume Vere, fils de feu Guillaume, vends ce qu'il me revenoit en la succession de la dot de Jeanne des Périers veuve de Richard mon frère, une maison sise dans la Potherie de Bayeux et une acre de terre en la Gravotte et une autre à Vaucelles.
1267. Je Thomasse veuve de Nicolas de Anisy, écuyer, disais et croyais avoir droit à deux sols tournois de rente sur une portion du manoir de l'abbé à Bayeux, nommé la Perrine proche celui du 'seigneur évêque de Bayeux.
1269. Je Auberee, femme de Mathieu Hoel de Domjehan, vends une partie de ménage de Guillaume Vère, sis à Bayeux, proche le cimetière Saint-Nicolas des Jardins.
1672. Je Guillaume Savary lépreux vends pour 76 sols tournois un clos s'estendant en la paroisse de Saint-Patrice de Bayeux sis en la rue de Caboce (Cabourg) entre la rue du seigneur Roy et la terre desdits religieux.
Voir aussi H. 1776 à 1793.
Saint-Loup, près Bayeux, — Sanctus Lupus prope Baiocas. Canton de Bayeux.
En 1391 l'official écrivit au curé pour un excommunié, p. 523.
Saint-Malo de Bayeux, — Sanctus Machutus Baiocensis. En 1377 et 1378, lettres de l'official, p. 505, 542.
Baynes [Saint-Martin de), — Beniez, Beinnes. Canton de Balleroy. (Stat. mon., T. III, p. 317). L'abbaye de Saint-Lô nommait à la cure.
ÈVÊCHÉ DE BAYEIJX. 269
L'official de Cerisy écrivit en 1372 à Raoul Maurice, moine, curé de Beynes, p. 466 et 472, et à Robert, curé en 1374, au sujet des excommuniés de cette paroisse, p. 488.
Blagny (Notre-Dame de) , — de Blaagneyo, de Blaingnie. Canton de Balleroy (Stat. mon., T. III, p. 318).
Cette église, qu'il ne faut pas confondre avec Saint-Martin de Blagny, bénéfice dépendant de l'abbaye de Longues, a été détruite. Elle formait deux portions qui au XIVe siècle appartenaient à Hasculph de Cairon et furent réunies en 1571.
En 1314, Thomas Tabare, clerc, était curé majoris portionis ecclesiœ de Blaagneyo, quand l'official de Cerisy lui écrivit, p. 291.
En 1370, 1371 et 1392 il écrivit aussi aux curés Beatœ Mariœ de Blaignie (p. 454, 460, 528 et 529), au sujet des excommuniés de la paroisse.
Blay (Saint-Pierre de), — Bladium, de Blado. Canton de Trevières. (Stat. mon., T. III, p. 703).
Le patronage de Blay et celui du Breuil furent donnés à Ardennes par Guillaume Bacon en 1166. Le curé de Crouay prenait 20 livres sur les dîmes et verdages.
L'official de Cerisy écrivit en 1372 et 1375 au curé de Blay, au sujet de Jean Robert qu'il avait excommunié.
Buetiieyjlle-sur-Odon (Notre-Dame et Saint-Pierre de), — Britivilla super Uldunum. Canton de Caen. (Stat. mon., T. I, p. 90).
Le patronage de ces deux églises appartenait au Mont-Saint-Michel depuis le XIe siècle.
En 1405, l'official de Cerisy écrivit à Jean de la Masure, curé de Bretheville-sur-Odon (p. 555).
Breuil (Notre-Dame du), — Brolium, de Bruillio. Canton de Trevières (Stat. mon., T. III, p. 708). Cette église fut donnée en 1066 à l'abbaye d'Ardennes.
En 1371, 74, 75 et 1392, l'official écrivit aux curés au sujet des
270 ABBAYE DE CEBISY
excommuniés (p. 459, 485, 491, 528). L'un d'eux se nommait Haoulfe de Houteville.
Campigny (Notre-Dame de), — de Campigneyo, Campeignium. Canton de Balleroy (Stat. mon., T. III, p. 330). Cette cure était divisée en trois portions au XIVe siècle, la première appartenait aux Hamon,la deuxième à Robert des Fresnes, écuyer, la troisième à l'abbaye de Longues.
En 1371 et 1373, l'official de Cerisy écrivait au curé au sujet de Jean de Quieré, excommunié.
L'abbaye avait diverses possessions en cette paroisse, comme il paraît par les extraits suivants :
H. 1404. — Je Lescia de Champigny, ai donné à Dieu et à Saint-Vigor et aux moines de Cerisy pour le salut de Jean de la Vaucelle mon époux... deux morceaux de terre de mon domaine de Champigny (s. date).
Je Lescia de Champigny, ai donné aux religieux de Cerisy deux pièces de terre à Champigny l'une en la petite Galeste et l'autre en la grande Galeste tendant du costé de Montmirel proche le chemin de pâture au bourg de Croay près la maison de Geoffroy de Montmirel. 4219.
Le lieu de la Galeste est aujourd'hui sur Blay, près du grand chemin des Landes, au carrefour de la Grimace, situé sur Crouay, venant aboutir à Longeau et à Campigny. (Note de M. Lambert).
Carentan (Eglise de), — de Quarenten. Canton de Carentan (Manche).
L'official de Cerisy écrivit au curé en 1372, au sujet d'un excommunié (p. 471).
Cabtigny (Saint-Pierre de) — de Carthegneyo. Canton d'Isigny. (Stat. mon. T. III, p. 732).
En 1397, l'official de Cerisy écrivit au curé au sujet d'un excon> munie (P. 542).
Archives de la Manche. 1209. Robert évoque de Bayeux ratifie la donation faite par Thomas de Coisnières à Dieu et à Saint-Nicolas de Coisnières d'un inuid de blé à Cartigny scavoir dix sextiers d'orge sur le moulin de Carquigny et deux sextiers de froment sur Richard le Vavasseur.
Castilly (Notre-Dame de) — de Castilleyo. Canton d'Isigny.
Archives de la Manche H. 1546. — Charte de Guillaume fils Odon de Castilly confirmant les dons de son père et y ajoutant diverses terres avec rentes en avoine, gelines et deniers. — Don par le même et Guillaume son fils de la vavassorerie Ernier Bordon.
H. 1547-1445. — 1726. Aveux du fief Sauvegrain, sis à Castilly, contenant 21 vergées et payant 21 boisseaux d'avoine et 6 poules de rente.
Cormolain (Saint-André de) — de Cormolanis. Canton de Balleroy. (Stat. mon. T. III, p. 310.
Le patronage appartenait au Roi, les dîmes au curé. En 1377, l'official de Cerisy écrivit au curé (p. 504). L'abbaye de Cerisy possédait diverses choses à Cormolain.
Archives de la Manche. — Guillaume de Cormolain donna aux religieux de Cerisy deux acres de terre appelées l'Isle Valpic au haut de son vivier de Cormolain, du consentement de Robert son fils aisné. Témoins : Philippe de Cormolain, Martin et Thomas de Cormolain chevaliers. XIIIe siècle.
Je Pierres de Saint-Pierres chevalier ay receu des religieux de Cerisy l'eau de Drôme depuis le pont de Cormolain qui s'appelle le pont Hébert jusqu'au pont de Montremboult (Montrobot) pour y pescher et y faire un moulin si je le tiens utile pour moi sauf aux dits religieux le droit de faire un moulin sur ladite eau s'il leurplest. Novembre 1248.
Cottun (Saint-André de) — de Cottuno. Canton de Bayeux (Stat. mon. T. III, p. 419). Le patronage de l'église appartenait dès le XIIe siècle à Sainte-Barbe en Auge.
En 1374 et 1377. Lettres de l'official de Cerisy au sujet des excommuniés (p. 485 et 503).
272 ABBAYE DE CEBISY.
Folie (Saint-Pierre de la). — Canton d'Isigny. (Stat mon., T. III, p. 729). Philippe, évêque de Bayeux en 1153, donna la nomination de cette église au sous-doyen de la Cathédrale.
En 1372 Enguerrand Gérard, curé de la Folie, est témoin à un acte de l'official de Cerisy, p. 4-79 et celui-ci en 1391 écrivit au curé au sujet d'un excommunié (p. 522).
Haye (La) , — de Haya (Manche) .
En 1370 et 1392, l'official de Cerisy écrivit aux curés au sujet des excommuniés de cette paroisse.
Magneville, — de Magnavilla. Canton de Briquebec (Manche). En 1372, l'official de Cerisy, écrivit au curé (p. 469).
Molay (Saint-Nicolas du), — de Moleijo, Moletum Baconis. Canton de Balleroy [Stat. mon., T. III, p. 319). Le patronage appartenait au seigneur laïque.
En 1392, l'official de Cerisy adresse une lettre au curé du Molay
Moon. — Canton de Saint-Clair (Manche).
L'official de Cerisy en 1374 écrivait au curé (p. 484).
Pbécobbin, — de Prato Corbin. Canton de Thorigny (Manche). L'official de Cerisy écrivit en 1376 au curé (p» 502).
Ranchy (Notre-Dame de), — de Rencheio, de Renge. Canton de Bayeux (Stat. mon., T. III, p. 417).
Le chanoine de Bretteville nommait à la cure. En 1370, l'official de Cerisy écrivit au curé (p. 1370). L'abbaye possédait diverses terres à Ranchy.
Archives de la Manche, 1241. — Je Guillaume de Maresc, chevalier et mes héritiers, rendrons annuellement aux religieux de Cerisy une livre de poivre pour la concession à nous faite d'une pescherie en
ÉVÊCIIÉ DE BAYEUX. 273
la rivière de Drôiue au moulin de Renchy jusqu'au pont de Barbeville.
Russy (Notre-Dame de), — de Ruceyo, Russie, Rusheyo. Canton de Trévières (T. III, p. 635). Le patronage dépendait du canonicat de Missy en la cathédrale de Bayeux.
En 137-2 et 1377, l'offïcial écrivit au curé (p. 465, 69, 504).
Saint-Jean-des-Baisans, — de Osculantibus, Ostrelanc, de Ostrelantibus. Canton de Thorigny (Manche).
En 1373, 1377, l'offïcial de Bayeux écrivit à Guillaume Le Mière, curé (p. 479, 504) ; en 1379 le même curé devait 100 s pour fieffé de la dîme Marescot (p. 514).
Saint-Laud (Saint-Thomas et Sainte-Marie de), — (Manche).
En 1396, Henri de Parthenay, clerc, était en procès avec l'abbaye
Saint-Quentin, — Sanctus Quentinus.
En 1314, l'offïcial de Bayeux écrivit au curé Etienne Pasturel
ïnÉviÈiiES (Saint-Aignan de), — de Treveriis, Trivières. Canton de Trévières (Stat. mon., T. III, p. 688). Le patronage appartint aux abbayes de Montebourg et de Mondaie, puis au seigneur laïque.
En 1370 et 1391, l'offïcial de Cerisy dut écrire aux curés de Trévières (p. 453 et 523).
Vaubadon (Saint-Germain de), — Vallebadonis , de Vadebadon. Canton de Balleroy (Stat . mon., T. III, p. 326). Le patronage était laïque.
En 1372, 1374, 1375, 1397, l'offïcial de Cerisy écrivit aux curés de Vaubadon pour les excommuniés (p. 466, 84, 91 , 542.
Yaucelles (Saint-Cyr et Sainte-Julithe de), — Valicellœ, de Vaucellis.
274 ABBAYE DE CEBISY
Canton de Bayeux (Stat. mon., T. III, p. 427. La présentation appartenait au chanoine de Yaucelles.
En 1371, l'offieial de Gerisy écrivit au curé (p. 4-62).
Vouilly (Notre-Dame de), — de Vtrillye, Voulleyo. Canton de Isigny (Stat. mon., T. III, p. 724). Le patronage appartenait au chapitre.
En 1372, l'offieial de Cerisy écrivit au curé au sujet d'un excommunié (p. 467).
TABLE
DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX
Abbé (1'), 193 ; Hugues, 250.
Abraham, Durand, 50.
Académie française, 122, 123.
Acqueville, 156, 157 ; les Croix, 157 ;
la Fosse, 157.
Acqueville (d*), Sibille, 156, 157.
Ade, Guillaume, 220.
Adre, 185.
Adrien IV (pape), 89.
Agnerville, 266.
Agnerville (d'), Guillaume, 266.
Agnès, 267.
Agy (d'), Robert, 169.
Aigle (de 1'), Guillebert, 171.
Aigneaux (d'), Gilbert, 266 ; Raoul, 266. Aigulphe, 82.
Airel, 85, 90, 182.
Airel (d'), Geoffroy, 226 ; Guillaume,
226 ; Jeanne, 226, 227 ; Nicolas, 226. Albert (d), Honoré, 1 il ; Paul, 9. 31,
Albin (cY), Chrétienne, 116.
Albon (d'), Marguerite, 116.
Alençon (bailli d'). 6 ; bibliothèque, 28,
Alençon (d'j, Françoise, 115.
Alestanville, 26.
Alexandre III (pape), iv, 2. 21, 89, 182,
Alexandre, Adrien, 143.
AUeaume (curé d'), 149.
Almodus, 77, 82.
Altovillari (de), Jean, 240, 212.
Alvérède, 226 ; Richard, 158.
Amayé-sur-Sculles, 93, 141. 182-183.
Amayé (d'), Guillaume, 182; Mathilde,