‹ Abcès de l’UtérusChapitre 14 sur 37 · EVOLUTION · texte numérisé non relu

EVOLUTION

L'évolution de l’abcès utérin est variable suivant son siège et suivant le potentiel inflammatoire de l’infection.

a) Suivant le potentiel inflammatoire :

L’abcès peut exceptionnellement se résorber quand il est petit (Démarez). Il doit en être de lui comme des abcès d’autres sièges, mais nous n’en avons pas de preuves formelles.

Rarement lPabcès évolue d’une façon subaiguë.

En général il marche vers l’extension et la rupture.

b) Suivant le siège :

1) Abcès du col.

Rupture dans le vagin.

2) Abcès sous muqueux.

Perforation fréquente dans la cavité utérine, d’évolution favorable si le draînage se fait bien.

3) Abcès sous séreux.

L'ouverture a alors lieu dans Ja cavité abdominale.

Perforation en péritoine libre :

C’est le cas le plus grave et il conduit rapidement

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à la mort, si une intervention n’est tenté dans les heures qui suivent la rupture.

Les signes cliniques sont ceux d’une perforation de collection suppurée en péritoine libre : douleur abdominale violente apparaissant brusquement, vomissements, fièvre, accélération du pouls, faciès grippé, ventre de bois, météorisme. C’est le tableau de lobservation 3 Dans certains cas, le début est moins brutal. De toute façon la situation est très grave (16 morts sur 21 cas). Perforation en péritoine cloisonné, grâce aux adhérences formées par l’épiploon, le grèle, etc. On a alors une pelvipéritonite localisée. Rupture dans les viscères creux, vessie, rectum, anse sigmoide.

Dans ces derniers cas l’évolution ne semble. pas spécialement favorable, car le draînage semble médiocre. L'ouverture dans la vessie aboutit à la cystite et au risque d'infection de toutes les voies urinaires.

Dans une. des observations que nous avons retrouvées concernant des cas de rupture en viscère creux il existait plusieurs foyers purulents et le drainage semblait insuffisant pour pouvoir conduire à la guérison spontanée. Dans l’autre cas il n’y eut pas d’intervention et la malade mourut.

Ouverture à la paroi Elle serait possible, exceptionnellement, .dans les régions iliaque, inguinale, ombilicale.

Quelle est la fréquence de ces diverses éventualités ? Nous trouvons sur 30 cas de rupture 3 cas certains de perforation dans la cavité utérine

LRO TE

(Wilmoth, Reeb, Piqué) et un cas douteux de Fran- qué).

13 cas de rupture en péritoine libre.

12 cas de rupture en péritoine cloisonné.

2 cas de perforation en viscère creux.

— une perforation de la vessie (Sampson : pyurie abondante, guérison après hystérectomie).

— une perforation du rectum (Bird 1842).

Il s'agissait d’une femme de 37 ans qui peu après son mariage présenta de vives douleurs pelviennes, aggravées par la défécation. L’utérus était gros. 3 mois après, écoulement subit de pus par le rectum, puis diarrhée purulente incoercible. Cet état se poursuit pendant deux ans ; la douleur augmente. Pertes hémorragiques. Mort dans l’épuisement. A l’autopsie, adhérences péritonéales anciennes. Utérus uni au rectum par la partie postérieure du fond. Dans la paroi du fond utérin, abcès contenant 30 grammes de pus épais communicant avec le rectum, mais pas ave£ la cavité utérine.

Le petit nombre de ces perforations en viscère creux semble infirmer l’opinion de Demarez qui cansidère cette éventualité comme assez fréquente. Mais dans la majorité des cas l'intervention chirurgicale est trop rapide pour laisser à cette éventualité le temps de se produire. C’est ainsi qu’on peut relever plusieurs cas d’une collection suppurée entre la face antérieure de l’utérus et la vessie, qui auraient sans doute, abandonnés à eux-mêmes, aboutit à une perforation de ce dernier organe, comme dans le cas de Sampson.

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