‹ Abdallah; ou, Le trèfle à quatre feuilles; conte arabeChapitre 2 sur 88 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

protagonistes de l'opposition libérale; et par ses cours, ses livres, son activité comme membre de divers comités d'organisation démocratique, contribua beaucoup à réveiller l'idée et le désir de la liberté chez ses compatriotes. Son esprit et sa fine ironie lui permirent d'échapper à la censure impériale. Il fut plusieurs fois porté comme candidat à la députation aux conseils de la nation, mais ne fut jamais élu aussi longtemps que l'Empire dura.

En 1870, l'opposition du parti républicain força l'Empire à adopter une politique moins étroite que par le passé; le premier ministre Ollivier proposa une série de réformes de la Constitution. Laboulaye, qui n'était pas, après tout, un révolutionnaire, et qui, tout en désirant l'avènement final de la république, pensait qu'il fallait y arriver par une sage évolution, approuva dans une lettre rendue publique cette mesure conciliatrice. Mais on ne comprit pas son attitude; il fut accusé de renier tout son passé; les étudiants se livrèrent à des manifestations hostiles à son cours du Collège de France, et ses leçons durent être interrompues.

Après la guerre, en 187 1, il fut élu à l'Assemblée Nationale; il alla siéger au centre gauche, c'est-à-dire avec les députés conservateurs. En 1872, il entra dans le nouveau parti politique de la "République conservatrice" fondé par M. Casimir Périer. Il prit plusieurs

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