Pluriel de ehmf (4w»ndani du Prophèlt
MAHHI-EÛ-DiN. 15
parèrent, et c'est seulement depuis l'epoquc de nioii grandpère que notre famille vint s'établir à Ghris (près Mascara).
c Mes aïeux sont célèbres dans les livres et dans Thisloire par leur science, leur piété et leur respect de Dieu.
« Salut ! lùTiL dans la pfetnière partie du tnois de redjed 1271 (mars idô^). 9
Quel que soit, au surplus, le degré d'exactitude de ces reuseigAements, il n'en est pas moiiis certain qa*Abd-el-Kader appartient à la famille la plus vénérée de la province d*Oran. Mainteuant, qu'il descende ou non du Prophète, au point de vue de l'influence à exercer» peu importe, puisque tous les Arabes s'accordent à lui reconnattre la qualité de chcrif età l'entourer du respect qu' entraine avec elle cette origine sacrée.
Abd-el-Kader fut^ comme nous l'avons dit» Tobjet de la prédilection de son père* Le vieux marabout se complut à cultiver la vive intelligence qu'il avait reconnue dans le futur émir, et à lui enseigner, en même temps que l'art d'écrire, les premiers élé* meots de la grammaire. Lorsque son fils parvint à ladolescence, il chercha à faire naître en lui le goût des exercices du corps, et bientôt Abd-el-Kader y exceUd comme dans ceux de l'esprit. Que l'on interroge les vieiix cavaliers de la province d'Oran^ ces hommes de fer qui, après l'avoir vu enfant, se sont rangés plus tard sous ses drapeaux, ils diront que, tout jeune encore, l'émir était renommé pour