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son adresse à manier un chevai, comme pour son habileté à le dompter. L'enfance et les premières années de la jeuneisse d*Abd-el-Kader se passèrent donc sous les yeux et la direction d'un père religieux, instruit et pratiquant les bonnes œuvres. Ce spectacle de la vertu patriarcale eut sur la vie de Fémir une influence décisive. Cependant, lorsque son fils eut atteint Tàge de quatoize ans, Mahiù-ed- Din sentit la nécessité de renvoyer à Oran pour compléter, dans l'une des écoles les plus célèbres, son éducation littéraire ébauchée. Abd-el-Kader ne fit pas un long séjour dans cette ville ; mais ce temps lui suffit pour amasser contre les oppresseurs de sou pays une haine dont il leur adonné depuis lors bien des preuves. Son imagination déjeune homme avait été frappée des scandaleux désordres dont la milice turque donnait le spectacle. Lui, élevé sain* teraent par un père vertueux, il avait été témoin des excès auxquels elle se livrait impunément, de ses mœurs dissolues, de son oubli de tons les principes du Koran; il avait vu en même temps avec quel mépris la race arabe était foulée aux pieds par ses maîtres. Il n'en avait pas fallu davantage pour exciter dans le cœur du jeune musulman le sentiment de l indignation et le désir de délivrer son pays du joug sous lequel il pliait.
Au bout de quelques mois passés à Oran, Abd-el- Kader, impuissant à supporter plus longtemps le
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speclacle qu'il avait soas les yeux, reprit le chemm de la guetna paternelle, et termlaa son éducation auprès des nombreux tfiolbas dont elle était le rendez-vous.
Une renpmmëe aussi grande» aussi méritée que celle de Mahhi-ed-Din, une influence aussi considérable, avaient commencé à appeler sur cette famille Tattention soupçonneuse du gouvernement, lorsque des prédictions vinrent à se répandre dans le pays, annonçant qu'un jeune Arabe deviendrait sultan du Gharb^ et que sa mère s'appellerait Zohra. C'est, en effet, le propre des temps malheureux que le peuple, fatigué d'un joug qui lui pèse, et dirigeant ses aspiralions vers une situation meilleure, donne à ses désirs la forme prophétique, et regarde comme venant de Dieu ce qui ivestquuu sentiment vague, mais commun à tous.
A l'époque dont nous rappelons l'histoire, le beylik d'Oran gémissait sous l'oppression» Il n'était donc pas étonnant que les tribus taillées à merci, rhaxies chaque jour et chaque jour pillées, demandassent à l'espérance une consolation à leurs maux présents et aspirassent après un autre maître. Les prédictions qui furent le résultat de ces calamités faillirent amener la perte de Mahhi-ed-Din et celi^ d*Abd-el-Kader..