STYLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQUE (PEINTURE MURALE
Peinture murale.
Jc8Qu*A la fin du XVI* siècle, la peinture murale et la peinture sur yerre ont suivi une marche parallèle.
Les personnages peints sur mui; au XV* siècle dénotent de grands progrès dans le dessin; nous leur trouvons, comme dans les manuscrits du même siècle, des tètes remarquables de forme et d'expression.
Telles sont les figures d'anges débadigeonnées sur la voûte de la chapelle de la Vierge , dans la cathédrale du Mans ; celles qui , à Bourges, tapissent les voûtes de la chapelle de Thôtel de Jacques Coeur, et beaucoup d'autres. Mais , en général , l'effet est moins grand qu'aux XIII* et XIV* siècles.
Au XV* siècle , les figures tiennent souvent des banderoles ou phylactères portant des inscriptions explicatives des scènes peintes et, sous ce rapport, elles ofirentun double intérêt pour celui qui les observe.
De même que les peintres-verriers ont produit une quantité considérable d'ouvrages au XV* et au XVI* siècle , de même les peintres sur mur nous ont laissé une grande quantité de tableaux.
S'ils ont été le plus souvent recouverts d'un badigeon à la craie , on peut, avec certaines précautions , les dégager de cette croûte et les remettre au jour.
DÉFAUTS DU STYLE OGIVAL DE LA TROISIEME éPOQ.UB.
SI l'on compare le style ogival tertiaire au primitif ou au secondaire , son infériorité ne parait pas douteuse.
Cette profusion de découpures de feuillages, de crochets; ces feuillet fiîsées, déchiquetées, contournées, placées en guise de panaches autour des fenêtres, des portes, des firontons, contrastent, par leur volume et leur complication , avec les maigres filets qui rempUioent les colonnes élégantes des XIII* et XIV* siècles.
Les nervures prismatiques sont aussi moins agréables que les tores, arrondis et séparés les uns des autres par des cannelures profondes.
Enfin , les églises du XV* siècle sont presque toutes moms grandes et moins élevées que celles du XIV*, et cette profusion de pinacles et de figures pyramidales qui les décorent ne peut dissimuler entièrement leur défaut d'élévation.
Je ne nie pas, toutefois , que le style ogival de la 3* époque n'olfre
680 DE CAUUONT. ABÉGÂDAIRE D'ARCfliOLOGIE.
de gi-andes beautés , et je connais des monuments d*une rare élégance et d*une exécution admirable, qui appartiennent tout entiers à ce styie. Mais, je le répète, l*ardiitecture du XIV* siède et surtout ceDe da XIII* est bien plus pure , elle me parait bien préférable.