‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 121 sur 128 · CI · texte numérisé non relu

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une croix a?ec quelques attributs rappdant la profession du défunt (1) : ainsi , pour les ecclésiastiques , on trouve habituellement un calice près de la croix ; pour un écuyer, un écusson et une épée. Ce système «,1e plus simple de tous, s'est peipètné durant le XVII* siède.

Tai trouvé des tombeaux de cette espèce dans beau-

(1) DftDf le XV* uècle rt les époques «otérieuret, ce système de pierres tombales avait été eo usage dans les pays de grès, de granité et de pierres d*un grain grossier; alors reocadremeot était quelquefois un peu plus élégant et dans le stjle ogÏTal» comme cette pierre en granité dessinée par M. Bouet à Loctudi, département da Finistère.

Elle est ornée d'une arcade subtrilobée« avec fronton à crochets et panache, accompagné de deux clochetons. An milieu de cet encadrement s'élève une croix flanquée de deux écussons , ce qui porte à croire que la tombe renferme deux personnes, peut-être le mari et la femme.

coap de contrées de France; BOf. deBaitheléi etGuimard en ont signalé grand nombre dans uneégl située près de St-Brieux.

Peinture.

LA peinture murale do Toid l'esquisse, et qui voyait sur le mur d*une d pelle^ représentait le lai bit connu des trois moru et d trois vifs; on voit, diaprés costume des personnage!

qu^elle datait du XV siècle.

Trois bommes à cbevals' ^

vancent vers une croix pr g

de laquelle se dressent tro S

squelettes. Or, le poème raj S

porte que trois jeunes se S

gneurscbeminaientgaieme |

pensant aux plaisirs et A cbasse, quand ilsrencontr rent trois squelettes qui lei adressèrent de sérieuses i flexions sur la vanité d choses bumaines. Ce suj( que nous trouvons au XV siècle , avait été connu d le XllI*.

Voici le dessin d*ui peinture murale nouvell ment restaurée, qui exis sur la clôture du choei d^Amiens, si remarquai] par ses bas-reliels ; elle da

772 DE CAUVONT. ABÉGÉDAIRB D'ARCHÉOLOGIE*

de la piemière moitié du XVI* siècle et âgare une tenture du temps.

les sculptures*

STTIiE DE LA REllAISSANGl. 773

VmAux. — Il eQ M de même pour les yitraiix, quand le style de la Renaissance Ait adopté (1).

Voici, pour preuve, le couronnement d'un des ?itraux de Notre-Dame

de Châlons-sur-Mame : les arabesc[ues y remplacent les clochetons et les dais pyramidaux , qui , dans les vitraux plus anciens , surmontaient les personnages.

^1) Pour les TÎtrauT, comme pour les peintures i on continua quelquefois à se servir d'anciens patrons.

DE CAUMONT. ABÉC£dAIRB D'ARCHEOLOGIE.

La correction du dessin fit des progrès constants dans le XVI* siècle, pour Fexécution des figures , et ceDes qu'on fft si ▼itraui étaient souirent vm reproduction des dessins de Rapbaa, Cousin, des Primatice et des artistes de leur école. Le pajsage, chitectore et tous les autres détails ftirent traités d*après de nouveaux prfaidpes; les pièces de ferre furent plus grandes qu'auparatant

En revanche, ces progrès du dessin continuèrent à être acquis aux dépens de Teflfet et de la couleur*

L'emploi de la grisaille devint plus habituel, et au lieu de le borner, comme auparavant, aux entourages des figures, on vit ces teintes monochromes appliquées à des vitres entières.

Au milieu desgrisailleson trou? e quelquefois de petits tableaux d'une extrême finesse, dans lesquds les artistes épuisaient toutes leurs ressources pour l'exécution des détails.

Ces tableaux se peigoaient avec des émaux , habilement étendus à la surface du verre.

du

irla

del

rar-

BoiSBRiBS.— L'époque de la Renaissance a produit des boiseries d*un faire très-remarquable ; les moulures du style ogival commencent par 7 être souvent combinées avec les arabesques , puis elles finissent par disparaître et sont, vers l'époque de Henri II et quelquefois dès le temps de François I'% remplacées par diverses combinaisons qui se distinguent par leur élégance et l'exécution de leurs moulures. La planche suivante reproduit une vue générale des stalles de l'abbaye de Lonlay ( Orne ) , qui doivent dater de cette époque. Les boiseries de la Renaissance sont encore très-nombreuses en France et généralement d'une bonne esécutioa.

0TAIUI Dl l*AUAtB PB LOHUT.

776 DE CÀUMOIIT. ABiciDÀIRI D*ÀRCH£0L06IB.

Paléographie murale.

OR a employé à peu près oonstamment les lettres capitales romaines sur les monuments construits dans le stjle de la RenaitsaiKe. Mais le caractère gothique n*aTait pas été, pour cela, complèteoMot abandonné: on le trouve sur un grand nombre de pierres tombales du XVI* siècle et du XVII*. On tenait aux lettres gothiques pour les monuments religieux , comme on tenait pour eux au style ogîTaL

>ooB8oo<

ÉTAT DE L'ARCHITECnnŒ ADX XVU* ET XVin* SlèCLES.

PÉKtODE MODERHE.

Quelques monuments de la première moitié du XVn* siècle nontrent encore des réminiscences des siècles précédents : telle est la fenêtre que foici (V. la page suivante ) tirée de Téglise St-Martindes-Vignes, è Troyes. Mais, vers le mOieu du XVII* siède, Pépo* ration ftit complète et le style moderne entièrement formé.

DisposiTiOff BXTéaiBORK.— Au XVII* siècle et au XYIII*, on chercha à imiter en France une ordonnance qui avait prévalu en Italie , pour |es façades , vers la fin du XVI* siècle , et qui consiste à placer un portail au milieu d*uu premier ordre de colonnes correspondant à la grande nef et aux bas^sfttés, puis à surmonter ce premier ordre d*un second qui ne correspondait plus qu*avec la grande nef, dont les voûtes s'élevaient au-dessus du toit des bas- côtés.

Cette diminution de laigeur dans le second étage était rachetée par des espèces de consoles renversées , bisant Poflîce de coih treforts en forme d'S.

Les Jésuites, qui construisaient alors leurs églises, ftirent les promoteurs principaux de cette ordonnance. Aussi a-t-on quelquefois appelé style des Jésuites la nouvelle architecture adoptée pour les églises au XVII* siècle.

L*élégante église St-Pierre à Auxerre montre une des fhçades les plus brillantes de ce style ; on y vdt le parti qu*0D a tiré des <

PiRIODS MODERNE. 777

ORB FERftnx OC XVII* oèCLI, A TBOTEt.

treforts et même des arcs-boatants qui , d'ailleurs , se Yoient trèsrarement à cette époque ( V. la page 778 )•

riiCMBiiT d'oui ioLKi D« xrn* nkai, 4 avubib.

PÉRIODE MODCRlie. 779

Voici d*autres fiiçades du XVII* liëcle ou du XVI1I% car la plupart

des graodes églises n*oot élé

adiefées que longtemps après avoir été commenoées.

Ainsi, Téglise de St-Thomasd*Aquin de Paris ftit commencée en 4682 et terminée en 1740; mais le portail , qui se compose d*un premier ordre dorique et d*un second ordre ionique portant un fronton , n*a été élevé qu*en

L*église de N.-D.-des-Victoires ou des Petits-Pères, a élé commencée sous Louis XIII et ne fut terminée qu^en 1740; la fkçade montre aussi deux ordres superposés avec fh)nton.'

Louis XIV avait posé la première pierre de St-Roch en 1653,

r*Ç4DE DE L'ér.Lise SAnT-aoce , a paru.

mais la façade que nous produisons ne fut commencée qu'en 1736,

Elle nous montre deux ordres superposés , le premier darique t le secood corinthien portant un fronton (i).

Une fiiçade plus élevée que les précédentes est celle de 8t-Piiil< St-Louls, rue St-Antoine, terminée vers 16A1; Elle montre trois ordres superposés : de sorte que si Ton supprimait le premier « on aurait Pordonnance des églises précédentes.

L^église de la Sorbonne, construite par les ordres de Rlchelieii, de

iALIf* DB LA SOMOanit.

1685 à 1659, offre un premier ordre corinthien surmonté d*un ordre composite avec fronton. La tour est en dôme , c*est-à-dire qu^elle se compose d^une coupole portée sur un tambour cylindrique.

L*église du Val-de-Grftce a été terminée en 1665. Sa fieiçade se compose aussi de deux ordres, le premier corinthien offrant une porte surmontée d*un fronton et d*un balcon formant attique; le second

(i) Robert de Cotte, ne?eu de MaoMrt, avait fourni lesdeMtas de cette façade.

t>ÉR10DR MODERNE. 781

composite , avec un beau fronton. La tour centrale de cette église est en forme de dôme : elle a des proportions heureuses. Quatre

ÉOUSe DU TAL-DE-OBACE.

f campaniJles, eux-mêmes en forme de petits dômes, garnissent les

* angles du plan carré sur lequel s*élève le dôme cylindrique.

On a cherché souYent dans les dômes de cette dimension à imiter

r celui de St-Pierre de Rome.

ti

. Disposition iHTiaiBDiB. —L*ordonnance intérieure est en général

très-simple. Des arcades massiYes et portées sur des piliers , décorés

t, quelquefois de pilastres, mettaient la nef en communication avec les

ailes. Un seul étage de fenêtres tantôt cintrées, tantôt carrées.

782 DK CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D^ARCHÉOLOGIB.

MinnoDte œs arcades et éclaire la grande net Les bas-oôlés cl les chapelles sont éclairés par d*autres fenêtres de même fonne.

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