‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 122 sur 128 · I.^TÉaiBCl DE L'éCLItt fAIRT-tflPICE · texte numérisé non relu

I.^TÉaiBCl DE L'éCLItt fAIRT-tflPICE

L*intérieur de Téglise de St-Sulpioe à Paris montre cette ordonnance, qui est la plus habituelle : ainsi , plus de triforium ni de galerie comme on en avait encore au XVI* siècle.

Obnkmbnts.— Les arabesques, que Ton avait semées avec tant de pitH ftision, furent répudiées comme de frivoles puérilités; on vit paraître an XVII* siècle les colonnes à bossages, les appareils rustiques, dont Florence et plusieurs villes dMtalie offraient de nombreux exemples, les consoles renversées» les modillons, les frontons coupés, etc., etc. L*architecture prit un caractère de solidité bien différent de ce qn*eUe avait offert d'abord. Le règne de Louis XIII nous fournit beauooupd*exemples de ce style» qui a bien son mérite.

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Tours.

^t0U8 aTODs m, en présentaDt des façades d*églises parisiennes ( p. i\| 780-781 ) , que les tours en foraie de dômes ont été très-usitées au XVIII* siècle et jusqu*au XIX*. Ce type n^était pas moins répandu en Allemagne qu^en France et en Italie. A la même époque, on fit dans tous les pays non-seulement des dômes en pierre , mais souvent aussi en charpentes recouvertes en plomb, en ardoise, etc., etc. : telle

D«rJel«t «ciilp. E. Sagot -lel.

VUE DE L'éOLlSB DE HOTII-DAHB , A DRESDE.

est la tour dumique de Notre-Dame de Dresde ; elle est accompagnée de quatre clochetons^ndélabres en bois et plomb , dans le style tourmenté du XVIII* siècle.

Les tours terminées en forme de dômes, ou couvertes d'une calotte arrondie , offraient un type élégant et nouveau qui se modifia suivant le nombre des étages de la tour.

L'église de Courgeon (Orne), arec sa tour hexagone à quati« étages, sa galerie extérieure on balustrade, son dôme écaillé et couronné d'une élégante lanterne, montre un de ces types de la première

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moitié du XVII* siècle : plusieurs dates sont grafées sur la pierre : l'étage supérieur qui renfermera sonnerie est de 1629, et la lanlenie qui surmonte le dôme de 1682.

La tour de Tégllse d*Aigentan appartient à la même éeole ; elle date à peu près du même temps ( 16^0 ). Nous en donnons une esquisse.

Dans le département du Finistère, les tours de beaucoup d'églises, formées d'étages et de balcons superposés, realemblent de loin à des minarets et paraissent avoir été calquées les unes sur les autres : leUe est la tour de Roscoff, près St-Pol-de-Léon : ce n'est pourtant pas la plus sYelte que nous ayons ?ue dans ce département.

Au XVIII* siècle, on a construit quelques tours élancées, espèces de flèches composées d'un nombre indéterminé d'étages ( 3 , A ou 5) et d'arcades superposées : quelques-unes de ces tours sont élégantes. On en voit en France, à Londres, en Italie et en Allemagne. Je présente pour exemple la tour de l'église de la Cour, à Dresde ( V. p. soiv*).

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iaïUE DK LA COCJl^ A DilESDF.

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Dans les campagnes, les tours en dôme avec un petit toit hémisphérique ont été très-répandues.

Les types précédents se rencontrent très-souvent au XVIII* siècle* Peinture sur verre.

Au XVII* siècle, dit Le Vieil, les grandes entreprises de peinture sur verre étant rares , le verre colorié devint inutile : les verriers se virent contraints d'éteindre ce grand nombre de fours qui pouvaient à peine suffire, un siècle auparavant, & la quantité considérable d'ouvrages dont ils étaient chargés. Les émaux, perfectionnés en France par Pinaigrier, et devenus susceptibles d'exprimer les tons les plus fins , suffirent aux peintres sur verre pour colorier les petits sujets auxquels ils s*exercèrent« A peine reconnaît-on, dans les premières années de ce siècle, Tusage du verre colorié dans les verrières ; à mesure que le siècle avança, les morceaux de grande exécution cédèrent la place aux tableaux de chevalet , s'il est permis de s'exprimer ainsi.

Ces divers morceaux , qui se distinguaient par la délicatesse du travail , par l'habileté avec laquelle les émaux étaient employés et mariés les uns aux autres, étaient, relativement aux grands tableaux du XVI* siècle, ce qu'un petit tableau de chambre est à une grande toile, ce qu'une miniature est à un tableau.

Les vitres blanches montées en petit plomb, qui ont remplacé les

LAVvVslASASAl

Titres coloriées , affectent différentes formes assez élégantes dont 51. Bordeaux a réuni les principales combinaisons dans la plancUç

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précédente. Le même sjstème ftit adopté pour le vitrage des maisons privées.

La multiplication des textes au moyen de la presse multiplia bientôt le nombre des lecteurs, et quand les fidèles surent lire et quMls purent avoir des livres de prières , ils se prirent à murmurer contre Tobscurité produite par les vitraux. Le dédain que les artistes affichaient pour les œuvres du moyen-Age fovorisa les plaintes , les encouragea même, et Ton vit détruire les vitraux les plus riches d*effet pour les remplacer par les pâles tableaux de la fin du XVI* siècle et du XVII* , mais bien plus souvent encore pour ne mettre à leur place que du verre blanc : c*est ainsi que nous voyons , pendant le XVII* et le XVHI* siècle, le clergé occupé partout de ces changements déplorables.

Une immense quantité de vitraux , qui avaient coûté des peines et des sommes considérables , furent anéantis par ceux même qui auraient dû les mieux apprécier et les conserver comme un gage sacré de la piété de leurs prédécesseurs. Le clergé du XVm* siècle a été plus vandale, sous ce rapport, que les protestants dans leurs luttes acharnées, et que les iconoclastes les plus xélés de 1793. Ceuxci n^attaquaient le plus souvent que les vitraux à leur portée, au lieu que le clergé a détruit systématiquement et à grands frais les plus grandes verrières , celles qu'il fallait aller chercher au sommet des plus hauts murs.

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