ÈRE ROMANE SECONDAIRE (MOULURES ROM INES
SjyJ^E HOMAN CEliMANIQVE,
i5â DE CAUMONT. ABÉCéDAlRE D* ARCHÉOLOGIE.
On vient de voir un certain nombre de moulures typiques du roman secondaire ; celles qui ont été Bgurées pag^ i&5, U6 appartiennent à la ré|^ monumentale du Nord et du Nord-Ouest , c*est-è-dire aux départements situés au Nord de la Loire ; ce sont, la plupart, des moulures dites géométriques, parce qu'elles-décrivenl des carrés, des losanges, des triangles , etc. , etc. , etc.
Les moulures perlées réunies p. id7, 1&8, 1&9, 150 et 151, appartiennent plus particulièrement aux départements d'outre Loire (Poitou, Berry, Bourgogne); ce sont des galons, des rubans, qui dessinent les figures, et non des tores ou baguettes arrondies comme dans le Nord-OuesU
L'Auvergne offre beaucoup d'exemples du parti qu'on a tiré des incrustations ou marqueteries. Ce sont , ordinairement, des pierres de diverses nuances sur un fond blanchâtre ou gris, et figurant des quatrefieulUes, des espèces d'étoiles ou d'autres dessins géométriques; j'en donne des exemples p. 15S. L'ouvrage de M. Mallay sur les églises byzantines du Puy-de-Dôme reproduit exactement toutes ces figures.
On trouve , en Bourgogne , quelques exemples moins importants de ce système de décoration , qui a été d'un usage fréquent dans la haute Italie aux XI«, XII* et XIll* siècles.
On en voit les traces sur les bords de la Loire, dans le Maine, en Normandie, et l'on pourrait en citer de nombreux exemples dans d'autres régions.
11 me resterait à citer d'autres ornements typiques du roman qui n'ont pu trouver place dans ce tableau ; j'en omets une foule, et l'on comprend que les moulures doivent offrir un grand nombre de variétés , de modifications , suivant le goût des sculpteurs et la direction des écoles régionales.
Le spécimen ci-contre montre la richesse de certaines bordures, unitées vraisemblablement des étoffes ou des pein-
tares de lX)rient Les encadreuaiU elliptiques, formés par les bindelettes, sont altemativemeiit remplis par une plante épanouie et par deux otoeauz becquetant des fruits. Les feuilles ou patmettes sont recourbées à leurs ettrémités et affectent une disposition pleine de grâce, que l'on retrouve très-souYent dans roniementation du Xll* siéde.
Arcatures.
LES grandes surfaces ont souvent été couvertes d'arcades simulées, soit avec de simples pilastres, soit avec des colonnes engagées comme
Soupey ■ciilp. V. J'ciit tlrl.
ABOSTCnK» DU XII^ SIÈCLE.
dans celle église: ces décorations s'appellent arcatures, elles produisent toujours un bon clIeL.
Portes.
'TV E toutes les parties des édifices, ce sont les portes qui ont été le plus V/richement ornées de moulures ; souvent elles méritent d'être examinées dans les édifices religieux les plus modestes en apparence; toutefois,
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au cemmenoemenl du XI* siècle, elles oonserraient encore une grande simplicité.
Ce fut Ters la fin du XI« siècle et au XII* que les arcfaiToites se multiplièrent, qu*elles se chaigèrent d'ornements, qu'il Ikllut par suite proportionner le nombre des colonnes de support à celui des voussures , et donner plus d'épaisseur aux parois intérieures de ces dernières. Quelques portes, surtout Ters le XII* siècle , n'offrent point de colonnes ni de pilastres et sont ornées, depuis le haut jusqu'en bas, avec une bordure plus on moins lai^de moulures.
PORTE A L EALWE UE MORTAIR.
Les ornements d'archivoltes figurés pages 1A5 cl suivantes montrent déjà le système de décoration en usage pour les portes.
Voici d'autres fragments de portes, les unes à une seule archivolte ayant de chaque côté une seule colonne, les autres à plusieurs archivoltes concentriques.
Les combinaisons usitées dans les diverses contrées de la France, pour l'ornementation des portes, offrent une grande variété et seront toujours examinées avec intérêt. C'est là, particulièrement, qu'on pourra étudier l'état de la sculpture aux XI* et Xll* siècles.
Quekpies portes ont des archiTolties composées de pierres cunéiformes et d^aatres pierres régulières » s*embottant arec précision les unes dans