‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 18 sur 128 · ÉRB ROMANE SECONDAIRE (ORDONNANCE INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

ÉRB ROMANE SECONDAIRE (ORDONNANCE INTÉRIEURE

iliTATlOX ITliElirSE DE nRAY-U-NOriUL (»iO!«E-ET-LOIRK).

IS

19i!| DE CAUMOM. ABÉCÉDAIRE d'ARCHÉOLOCIE.

La troisième est une de celles du chœur de Téglise de la Chnrité^r-

ProBls des moulures.

^l£t\TI(>^ IMéniECRK DE t-'éCLISC DE LA CHAin£-«im-lOIBE (SlfcTBl).

Loire, qui offre beaucoup d*annlogie de style avec la précédente.

ÈRE IlOMAlfE SeCONDAIRB (MODILLONS IT CORNICHES). 195

Modillons et Comiclies.

k Ans qndques édifices, les corbeaux

ou modillons, placés ordinairement

sous les corniches de mun extérieurs,

rerapKssent le même oflke à Tintérieur.

Le plus souvent ces espèces de cou-

rr

soles figurent des tètes d'hommes grotesques et grimaçantes , des tètes d'duimaux, des monstres, des griffons, des Yolutes, des sautoirs, dos angles de corniche, les signes du Zodiaque, etc., etc. ; on y Toit aussi assez souvent des obscénités.

On trouire la plus grande variété dans les modiUons, et Ton y a parfois représenté divers objets d'un usage habituel, tels que la bouteiUe, le petit tonneau dont se servent encore les ouvriers de la campagne , pour porter aux champs leur I , le verre à boire , etc.

Quelquefois des rosaces ou autres figures ont été sculptées entr ^ les madSOaos.

n y a aussi des modillons simples et. en forme de console, comme ceux des églises romanes primitives.

Nous avons déjà vu ( p. iàà ) qu'çn Alsace, sur les bords du Rliin et dans le midi de la France , le couron oement des murs repose sur des pîeds-droits ou ressauts avec des arcatures à consoles très-plates dans les iotervaHes ; suivant les provinces, on pourrait remarquer quelques diflérenoet dans la manière dont le» modillons sont traités. Dans

DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRB D'ARCHIKOLOGU.

l*Est et en Bourgogne, les figures grimaçantes sont plus rares que ( le NordOuest. Souvent Textrémité des consoles est taillée en doucbie»

tfte-évidée. En Auveigne, les modillons et les comiclies ont beaucoup de saillie (Voir page 185).

Sans nous attacher aux variations locales, en considéFant les modillons d*une manière générale, on peut dire que ceux qui supportent des arcades semi-circulaires sont moins anciens que les modillons à entablement droit, et leur succèdent parfois à la fin du XI« siècle.

Ceux-là sont , à leur tour, plus vieux que les modillons séparés les uns des autres par de petits arcs trilobés, ou alternant avec des dents de scie, comme on en voit dans le XII< siècle, ou que les mgdillons aplatis et portait des arcs, dans lesquels se dessinent d'autres consoles avec sous-arcatures.

Enfin, les modillons aplatis , ornés de fleurons ou d'autres moulures , et surmontés d'arcatures en ogive avec sous-arcatures ou contre-corbeaux ,

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et les modulons ea dents de scie, sont les moins anciens de tous : on les rencontre trèsoommnnément dans le XIII* siècle.

La corniche qui surmonte les modillons est quelquefois toute simple, d'autres fois elle est ornée de sigiags, de moulures hachées (V. p. 195), de denticules, de dessins en échiquier, de torsades, etc.

Elle se VÊÊéÊ» comme les modillons dans le cours du XII* siècle, et se chaigc qael^efois de moulures variées.

Oolonnes.

S CITANT la position qu'elles occupent, les colonnes présentent un grand nombre de proportions diverses : le plus souvent elles sont droites entre la base et le chapiteau , et n'ont point de renflement ; dans Téglise S'*-Marie du Capitole, à Cologne, la diminution du ftkt entre la base et Tastragale est considérable.

Certaines colonnes sont pesantes et courtes, formées d'un gros fÙt cylindrique.

L'usage s'introduisit assez généralement, au XI* siècle, de former les piliers d'un assemblage de demi-colonnes réunies en faisceau. Cette innovation, l'une des plus notables du XI* siècle , est un acheminement très-marqué vers le système nouveau d'architecture que nous verrons adopté dans la suite ; là est renfermé un des principaux éléments du style ogival. Du moment que la colonne n'était plus le support réel, mais seulement l'accessoire, l'ornement du support, on pouvait sans inconvénient en varier à l'infini les proportions.

Bientôt des fûts d'une longueur disproportionnée s'élancèrent d'un seul jet depuis le pavé jusqu'aux combles, soit pour aller recevoir les arceaux de la voikte, soit pour diviser les murs par ces lignes perpendiculaires

et c^alemenl espacées, d'un effet prodigieux dans la perspective d'un grand édifice.

Il me parait évident que c'est dans le nord et le centre de la F^ince qu'on a commencé à grouper les colonnes.

Dans le XII« siècle, les fûts devinrent de plus en plus âégants ; on couvrit parfois de moulures diverses ceux qui étaient le plus en vue, tels que ceux qui supportaient les archivoltes des portes et de quelques fenêtres ; les églises d'Autun, d'Avallon, du Puy, de Semur^de Toumus, de Chartres, de Bourges, de St-Gilles, etc., etc., en offrent de semblables.

Les uns, couverts de zigzags et de losanges, peuvent être désignés sous la dénomination de f(kts zigzagues, losanges, etc.

D'autres sont ornés de feuilles imbriquées, de dessins alvéolaires, etc., etc.

Quelques-uns enfin sont garnis de guirlandes dejpeiles, de fleurs ou

de feuilles, conduites tantôt en spirale, tantôt en lignes verticales. La cathédrale d'Autun montre, dans ses deux portes, des exemples de oolonues ainsi décorées.

D'autres colonnes m'ont présenté des rinceaux profondément

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