‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 38 sur 128 · STYLE OGIVAL PRIMITIF ( PORMB DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL PRIMITIF ( PORMB DES ÉGLISES

L'église abbatiale de Sc-Pie^e-«l^Diye appartient tout entière au

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PLi5 De LA CATléORALI Dl COOTARCtS.

XIII* siècle, par la disposition de son plan, quoique des parties plus

390 DK CAliMOM. AB£CÉOAIRe D'AnCUÉOLOGIK.

«■cicunes aient été conseirées dans la recoiMtruction du XIII*, et que d'autre» aient été refoiles au XIV* et au XV* siècle ; je présente donc le plan de cette église comme e&emple. On voit qu*il n*v a pas de chapeDes

le long des has<ôlés de la nef; les chapelles absidaks sont au nombre

STTLE OGIVAL PRIMJTIP ( FOR M P. DKS #.r. LISES ). 1(97

4leciiM| , qui se détadient les unes des autres et se tenninent toales par une absidf^ Voici le plan de la jolie église rurale de Norrey, entre Caen et Bayeux,

PLiH DE L'ÉAlItl Dl RORUT (CiLTADM).

près de la station du chemin de 1er (station de Bretteville). C'est un édifice qui tient le milieu entre les grandes églises et les petites ; les bas-o6tés font le tour du chœur et accident à deux cliapelles à pans coupés placées en regard (1).

(i) Voir U deteriptioa de Téglise de Noney dans le tome I*'' de la Stati$' ti^M* wumumentaU du Catwuios^ p. ^69 et suiTantes.

398 DE CAUMORT. ab£c£daire o'archéologii.

Les petites églises da Xin« siècle , qui sont très-nombrenses dans les ctnipagiies de quelques parties de la France, se tersiiieBi piesque tcmjours par un chevet droit. Habituellement le choeur est T«ûlé» b nef ne i*est que rarement

Voîd sii plans d^égUses rurales daUnt du XIII* siècle, sauf quelques

ttktiê D'ioutn totàtts Dff xiii« ttàcu.

additions ou réparations; il y a beaucoup d*études intéressantes à foirp dans ces petits monuments.

Pour qu*on puisse mieux comprendre la disposition des roules, je donne plus loin le plan du chœur d%ine église du XIII* siècle, remarquable par son élégance.

STTLfi OGIVAL PRIMITIF (JFORIIE DES ÉGLISES). 399

PLtN no CHOEIlIt D'DNB follte tCRiU DO X1II« tièCU.

( Chevet droit percé de trois ffenéires. Ilurt latéraai percés d'ooe feoétre k deux baies , entre cbaqne contrefort.)

/|00 DR CAUMOXT. AB^.CfCDAIRK u'aIUIIII^^OLOOIR.

On voit dans le chœur de quelques églûes du XIII* siède , notamment dans la chapelle du Séminaire de Bayeux, édifice trèsintéreisaat sous d^autres rMports (1) , unp disposition du f^ijiir* <n>e je dois i|Mliqaer : il se trou?« divisé en deux absidioles pa^ i^ aroeaui flabeUiibriiMt des voûtes e|^ p^ une saillie triangulaire doiH h i^^nimet fit ^roé 4e colonnes recevant les nenrureç centrales.

! f r*ir i iir* f^^ra comprendre cette disposition, qiû t^eitt quelquefois reproduite dans les siècles suivants.

Pour quelques rares églises on adopta la forme arrondie, le plan

(i) V. U tome lU de ma Stati$HfHe mtmummUle au Calt^do*.

STTLR OGIVAL PRIMITIF ( FORME DIS ÉGLISKS ). fiOi

ci-joiiit de Notre-Dame de Trères montre une des combinaisons les pini irradeases et le plus savamment calculées pour ces églises : il en reste un bien petit nombre aujourd'hui ; mais on sait qu'il existait

PLAN DB l'iaLWe DB nOTlB-DAMR DE TRfcTig.

dans beaucoup de villes des églises de Nolre-Dame-la-Ronde , et cette qualification suiBt pour prouver qu'elles appartenaient au même type que celle de Trêves.

Tels sont les différents plans suivis pour les églises du XIII* siècle appartenant au style ogival primitif complètement formé. On a pu juger des modifications qui s'étaient opérées, et voir quelles différences existent entre le plan d'une église romane et celui d'une église ogivale. Pour rendre ces différences plus sensibles , je mets deux plans d'églises romanes avec leur chœur peu développé ( les églises à coupoles de Fontevraiilt et la cathédrale d' Angouléme \ en regard de deux églises du

Wi ne r.AL'M0!1T. ABibcéDAIRB D^ARCH^.OLOGfR.

\III« AÎMe, la cathédrale àt %9ymx H le ch<i)ur de la métropole de

Reim!^ I^ ro:n|ui:iisnii qui liera faile en appreiidi-a plus que de longs rom ment aires.

STTtB 06IVAL PEIMITIF (PORMB DBS iCLISBS). M^

Appareils.

ON oeMa toat-à-ftdt d^employer les petites pierres taillées carrèbent ; les pièces de Tappareil fîirent généralement plus grandes et de forme moins régulière; on ne disposa plus les pierres en arête de poision ni en échiquier.

404 DK CAUMOIfT. ABéC^DAim D^ARChAOIAH^IK.

ArcB-boutante et contreforts.

an trait hardi da nouvean style lîit de projeter en Tair ees ait*-boatants qui s'appuient , d*an oAté , sur les contreforts des ooUaléniiuL et qui Tont, de l'autre, soutenir les murs du grand comble. Ce mojen ingénieux de consolider le sommet des édifices était inconnu dans les XI* et XII* siècles ; alors les arcs-boutants, qu'on élerait parfois le lonf des murs de la principale nef, étaient cachés sous la toiture des ailes.

*IIL».iOlT»NTtl Bt |1U« .làCtC.- xrr oc t4 C4T|tOII«U DE Mieis.

Du momenl que les an».boulanIs formèrent des a,raUe$ aêritmmes.

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