‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 37 sur 128 · STYLE OGIVAL PRIMITIF · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL PRIMITIF

(de I200 A l3oO. )

r\ 0 «eamieBcaïkait do XIII* siècle, rarcUtccture Muselle «st cm- Jl preinte d^unepbysioiMMnieqiii rap^e Tanciai stjle; oen^est goèfe qii*au miliea du X1II« siècle qu'élit acquiert la légèr«lé, Télégmioe et les heureuses proportkms qui donnent, selon moi, tant desupériortié au style ogival de la première époque sur celui des sièdes posténears» Je dois me borner à foire conneUre les caraetères généraux de celle areld* lecture t Tobser^'ation apprendra bientôt ù apprécier les différences au moyen desquelles onpeutdécouTrir Taneienneté relalivedes moaumenin élevés depuis le XII* siècle jnsqu*à la fin du XIII*. Voici Ténumération des caractères prindpoux de nos églises ogirales primitives*

Forrae des égrlises.

ON apporta quelques modifications dans le plan des églises , au XIII* siècle : le chœur devint plus long qu^il ne Tavait été auparavant, comparativement à la neC On prolongea les coUatéraux autour du sanctuaire , et ils furent toujours bordés de chapelles, ce qui n*aTait pas Heu constamment auparavant

Dans quelques grandes cathédrales ( Paris, Coutances, Chartres, le Mans (V. la page 397), Bouiges, etc. , etc. , les bas-côtés sont doubles et Ton a deux allées, au lieu d*une, autour du sanctuaire. Quelquefois on donna à la chapelle tennfaiale , placée derrière le rond-point du chœur, plus d*eitension qu^aux autres ; elle Ait alors consacrée à la Sainte-Vierge (V. la page suivante) ; mais, quoique cet usage ait pris naissance vers le XIII* siècle, c'est, je crois, dans le XIV* qu'il a été le plus général.

Au XIII* siècle, on ne garnissait point encore de chapelles les bas-côtés de la nef : en n'en trouve pas à Chartres, à Reims, à Nojon, ni dans un grand nombre d'autres basiliques : celles qu'on voit au-

STYLL OGIVAL PRIMITIF (FORMK D£S ÉGLISES j. 'â^Z

jottrd'hui, le loiig des nefr des églises de cette époque, ont été coq* straites au XIV* siècle ou au XV*.

PUI DC CBOeOR DE LA CATlÉDRALE Dl MA>t.

On trouve au XIII* , comme dans les siècles précédents , des églises sans absides, qui se terminent par une muraille plate, percée de deux ou trois fenêtres ; ces églises sont assez communes dans les campagnes. Les collatéraux, lorsqu'ils existent, se terminent eux-mêmes par un mwr droit, des deux c6tés du sanctuaire. Cette disposition se rencontre aussi dans quelques grands édi&ces (cathédrales de Poitiers, de Dol, de Laon, église St-Serge, à Angers, etc. )•

 St-Serge, dont voici le plan (V. la page suivante), et dans quelques autres églises de l'Anjou et du Poitou , les iMs^ïdlés du diœur ne sont séparés de ce dernier que par des colonnes monocylindriques trè«liardies , et leurs voûtes égalent en élévation celles de la nef prin-

39A DE CADMOIIT. ABÉCÉDAIRE O^AHCHÉOLOGIB.

cipale : de sorte que diœur et ba»-côlé8 ne paraissent bire qu'un seul tout*

piau do caoen »■ L'icute oc •ii]iT-«Ka<» , a ambm.

Riifiu, qudques églises ont des absides à pans coupés ou des absides anguleuses.

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