‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 40 sur 128 · STYLE OGIVAL PRIMITIF (ORREMEKTS · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL PRIMITIF (ORREMEKTS

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miLLBS DE TIORK.

«^HAPITE^C DE LA CATOéOEALE DE REISIS ,

Garni de feuillet de vigne et de fleurs de la famille des lln^iit

'l08 DE CaUMONT. ABKCÉDAIUE d'AP.CHÂOLOGIE.

•OCQDF.TS DE ROSES SUR CM CRiPITEtC.

ItriLLES DE IIERAR.

FinixEf D'Ame.

p^NrubRTATion TioÉTiu M rofTAii DE l'^oum %otre.D4mb , « ukm.

STTLB OGIVAL PRIMITIF (<mNKMKM\S , '|09

DE(X>BATIOIf véoéTALE D'OX OffAFnBAO DE LA fVH OC XMH llfcCLE.

rUimp 4 rATALM ftENTBB9i9t , DO Xll|« aibci.i.

/jlO DK GAUMONT. ABécéBÀIRK D^ARCIÉOLOGIE.

AI^CHBNTàTlOK TCaiTALE 00 XlU* HÉCXE.

STYLE OGIVAL PRiaflITIP (ORNEMENTS). /^H

MOILCRFS Dt; XIII* SliCLK , DAK8 LA CAIUÊUBALE DE LAO?I.

Â12 DE CAUMONT. ABÉOÉDAIRK u'ARCHÉOLOGIB.

Le» violettes lie ressemblent pas toujours à la fleur de oe nom, et Too comprend lous la même dénomination phisieurs fleurons de fMnne dif^ flhrente, sculptés en relief, qui garnissent les archivoltes, les pieds* droits des portes et des fenêtres, et quelquefius les arceaux det ▼oùteSi Tai souvent observé, sur les voussures des portes principalement, des violettes à pétales, renversées et vidées en dessous avec tant de délicatesse qu'elles ne tiennent à la pierre que par leurs eitrémités.

Les feuilles entablies ont reçu cette dénomination, parce qu'elles forment des bordures sur les parties saillantes de Pentablement, no- ; sur les tailloirs.

Les crochets ou crosses sont placés sur les angles des pyramides, le long des frontons, sous les corniches et dans quelques autres parties des édifices, surtout à rextérieur; ils se rencontrent prindpaleme&t dans le XIII* siècle, mais on les trouve vers la fin du XII*. Ils ont pour caractère, dans le XIII*, d'être allongés et terminés par un évasement qui figure tantôt un petit fleuron, tantôt une feuille roulée en forme de volute. On peut ajouter qu'ils sont plus écartés les uns des autres que ceux du XIV* siècle, et qu'au lieu d'être hnpiantés constamment sur

les parties les plus saillantes, telles que les angles des pyramides, le bord des frontons , etc. , etc. , ils sortent quelquefois du centre des cannelures pratiquées dans les voussures des portest entre les colonnes ou le long des pilastres.

Quelquefois les crochets ou crosses se terminent par des figures humaines ou des têtes d'animaux.

Le portail de l'église de la Couture, au Mans, montre dans ses voussures des crochets terminés, les uns par des bouquets de feuillage, les autres par des têtes humaines.

Les pinacles présentent de petites pyramides trop peu élevées pour pouvoir être confondues avec les clochetons auxquels elles ressemblent toujours plus ou moins. Ces pyramides ont été, comme nous le verrons, bien plus communes dans le XIV* siècle que dans le XIII*.

STYl.K (MilYAl. IMÎlilITlF (Oll:\K\IK\TS;. ài3

Lcfi/ots forment des eauroonements en Millie, qui ne tiennent qne d*nn côté au mur qui les supporte. Le plus souvent ils surmontentles niches destinées à recevoir des statues.

Dans Texemple cljoint, tiré des portails latéraux de la cathédrale de Chartres , ils reposent sur les chapiteaux des colonnes auxquels sont adossées les sUtues. Le plus ordinairement ces dais sont ornés de toursqui figurent peutêtre la Jérusalem céleste.

Aux ornements que je Tiens d'indiquer , il Taut ajouter quelques moulures caractéristiques de Tarchitecture romane et qui se représentent parfois dans la première

moitié du XIII* siècle, *

mais avec un style particulier, une finesse d'exécution qui ne permettent pas de les confondre avec celles des siècles précédents.

Cesontlesxigzags, les tètes saiOanles, les tètes-plateS| les étoiles, les toilettes, etc., etc.

La porlflque void imusfounul un exemple, uon.,euleinPiil *l. l\m.

klk OE GADMOMT. ABÉCÉDAIRE O'AKCHI^.OLOGII.

ploi de ces moulures (âgiags, téces de clous, etc. ), uiais MxmA du

plein-cintre employé par exception au commencement du XIII* sièdcL

Slntablexnent.

ANS le XII* siède, les modillons à figures grimaçantes avaient été peu à peu remplacés par des consoles semblables à ceUes<i :

OU bien en forme de dents de scie ; ces consoles ont ; été employées pendant tout le temps que j*assigne au style ogival primitif, ainsi que les feuillages entablés.

Mais un changement plus considérable s'opéra dans j Tentablement desgrands édifices, par Taddition des ba- I lustrades. On couronna les corniches avec des rampes en pierre dès les dernières années du XII* siècle : ces balustrades devinrent Taccessoire ordinaire des corniches qui teminentles murs principaux, à Textérieur.

Dans les églises où Ton remarque trois rangs de balustrades, le premier est au-dessus des chapelles ; le second surmonte les bas-côtés, et le troiaième règne autour du grand comble ; mais le plus souvent on n*en voit que deux rangs : Tun au-dessus des chapelles , et Tautre au-dessus du grand comble.

Les balustrades qui prédominent au XIII* siècle sont portées sur des arcs ogives, ou sur des arcs trilobés, tantôt à colonnes, tantôt sans colonnes.

•TTLl OGIVAL FRIIIITIP ( KHTABI.FMKNT). '41.'^

A nntérieur, on a princi[ialemenl placé les l.uliistrades au-dessus de lu

corniche qui sunnonte le premier ordre, comme dans cette élévaliou d*une église du XIII* siècle.

i^l6 DR CAUMOflT. ABéciiOAlftl D^ARCH KO LOGIC.

Oolonnes et pila

I ^M colonnes mincet et al Ll ment on des caractères k pants de Tardiitecture ogi?s souvent dles étaient disposé oeanz et tapissaient les pilasti nombreux dans les grands éd je crois, dans le nord de la les agroapements de colonne pins fkéquei^ts et le plus ren c'est dans cette région qu*oi mencé à disposer les colonnes aux XI* et XII* sîèdes. En colonnes, soit groupées, soi détachent de manière que les du cylindre restent visibles unes même sont tout-à-fait mur ou du pilier qu^eUes déc

Les Ats des colonnes pré divisent par parties égales, sous le nom de colonnes ann qui sont ainsi munies de renf

On voit aussi, au XIII* colonnes torses dont le Ait en spirale (Chartres, Gènes, e ^

La longueur des oolonnes i |

la hauteur des édifices oâ l

placées, et leurdiamètre est t §

Dans les ne&, des colonnes ''

s*élancent d'un seul jet ju des murs, où elles reçoivent des voûtes ; mais plus sou on en voit plusieurs ordres les uns aux autres, sans

intermédiaire, de sorte que la base des colonnes d'un étage repose immédiatement sur les chapiteaux des colonnes inférieures. Dans beaucoup d'églises , le premier ordre est ccvmposé cle grosses nilonnes

STTLI 06ITAL PMlMITtr (COLONNES ET PILASTRES). 417

iiiTiTioii d'oui iflusE DD 110* iiicu.

cylindriques : les colonnes minces garnissent les étages svpéiieurs

M8 DB CAOMONT. ABÉGÉOAmi 0*AtGBÉOLOGIE.

Oo a frit, anXIIi* riède, des ooloimettes détachées doDtla légèreté étoone quand on compare la longueur des fûts à leur petit diamètre.

Qudquefoiscesfiitssoot d*un seul morceau , et toujours il a fellu, pour obtenir quelque solidité, se senrir de trèsgrandes pièces. On peut citer, entre beaucoup d^autres , les colonnes détachées de la cathédrale de Dol (lUe-et- Vilaine } , celles de la cathédrale de Lausanne, etc. , S

etc. S

▲Dol, les colonnes dont je J

parie se voient dans la grande p nef : elles s'élèvent,détachées

des piliers, depuis le pavé g

jusqu'aux voûtes. S

A Lausanne, elles se dé- ^

tadient aussi sur chaque ^

pilier de la grande net S

A Auxerre , dans la ca- §

thédrale, des colonnes trèssveltes et monocylindriques forment une sorte de clairevoie devant les chapelles qui s'ouvrent au-delà des odlatéraux , derrière le chœur. Cest une disposition d'un bel effet, que l'on retrouve dans quelques grandes églises de l'Ilede-France, de la Champagne et des autres provinces où le style ogival était dans toute sa splendeur au XIII* siècle.

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