STYLE OGIVAL PRIMITIF (COLONNES ET PILASTRES
VVE DE LACgAPlUB TCRMIflAlE VT DBS GOtORHU OilACailS QUI L4 rBÉckDE>T, D%?(S Là CmiMill ft*4lZaiBB.
420 DE CADMONT. ABtefoAIRB D*AllGHiOL06U.
Noos troaTOOS cette disposition, notamment dans l*église de St-
àltlOB VB l'ÉOUII tilllt-ftBaT DB lIlMt.
Quentin ; mais elle existait déjà dans celle de St-Remy de Reims, dont
STTLE OGITAL PRIMITIF ( GOLONnSS ET PILASTRES). /l2i le chœur remonte , à ce quMl parait , à la S* moitié du XII* siècle»
CAThAdRALE de USIKOl (POORTOCK DQ CHOEOB),
/i22 DIS GAUMONT. ABÉCÉDAIRE D'ARCHÉOLOGIE-
Les chapiteaux des colonnes d*un petit diamètre ont , au XIII* siècle , un galbe très-caractéristique et sont d*une élégance qu'on ne retrouve à aucune autre époque.
CBArrruvi do xiuc tifecLc.
STTLB OGIYAL PRIMITIF ( C0L0NNB8 ET PILASTRES). A28
Un fécond rang de fisniUes existe songent lar les chapiteaux, même sar ceux qui appartiennent à des fUts de petite dimension, surtout lorsque ceux-ci sont isdés ; et les feuilles du rang inférieur sont quel- «laefois d*une autre espèce que celles de la partie supérieure de la
Dans les colonnes monocylindriqnes d*une grande dimension , telles que cdles qui supportent souvent les arcades du premier ordre an pourtour du sanctuaire, les bouquets de feuilles sont d^autant plus nombreux que le diamètre du chapiteau est plus considérable.
Le chapiteau que voici est un de ceux qui couronnent les grandes
ookmnes accouplées , flanquées de deux colonnettes, qui entourent le choeur de la cathédrale du Mans, et qui ont été élevées, d*après M. Fabbé Toumesac, durant une période comprise entre 1233 et 1270. Les deux rangs qui les recouvrent se terminent par des bouquets , presque sphériques, de feuilles roulées en volutes.
Au XIII* siècle , surtout durant la première moitié, Tabaque ou le tailloir qui surmonte la corbeille du diapiteau est souvent carré ; ce n'est guère qu'au milieu de ce siècle qu*fl alliecte constamment la forme octogone.
i\2k U£ GAOIIONT. ABÉGÉDAlliK D^ARCHÉOLOGIB,
Içs b^scs des çoloppes dM ^^U* sièdç sonl très-fsai:ac|éri«(te ; on en voit^Qcore guelques-imes muniet, oopime a^ XII* vj^tf de feaiU» ou appelées qui les ratUchenl an piéd^tal ; maui ^ns les plii« ordinaires le ^pre iafé^iepr est très-évasé par rapport aii tore supérieur , et la scotie qui les sépare Tun de Tautre est creusée de telle amie qq*elle forme, a^ |)ied de la cplonopii HQ pe^tt canal daqs lequel Feau Dourralt séjourner.
Dans quelque^colqpues de la fin du XIII* siècle, les bases se composent , comme dans le spécimen que Yoid , d*un premier tore très-épanoui, sur lequel repose immédiatement un second tore ou un listel couvert de petites moulures ; ce genre " " ~^
de base se voit aussi dans le XIV* siècle.
Outre ces différentes bases on en trouve de bien plus riches, comme celles des colonnes ornant les péristyles des portails latéraux de Chartres. Ce sont des piédestaux octogones, sculptés sur chaque fiice.
Fenêtres.
I ES fenêtres sont étroites et allongées
U dans Tarchitecture ogivale primitive : comme elles ressemblent en quelque sor^ à un fer de lance, les antiquaires anglais leur ont donné le nom de lancettes. Les proportions des lancettes varient : on en voit de très-courtes et de très-longues dans les monuments de la même époque.
Il y a des fenétzes qui ne présentent point d^omenents ; d^autaes qui sont couronnées d*un simple cordon garni de dents de scie ou d*un léger ligiag ; la plupart offirent des voussures cannelées , soutenues par des colonnes appliquées sur les parois des ouvertures.
U^S DE GAUMONT. ABÉCiDAllIE D'ARCHiOLOGIB,
Dans les édifices peu élevés, tels que DOS églises de campagne, les lancettes sont presque toujours isolées ou séparées les unes des autres ; au contraire, dans les monuments plus considérables, on les
rencontre très-finéquemment réunies deux i
à deux et encadrées dans une areade S
principale; c*est ce que j*appeUe des I
lancettes géminées. m
Entre les somndtés des lancettes gè- |
minées et celle de l'arcade principale qui ^
les renferme, il reste un espace dans E
lequel on a presque toujours pratiqué S
une ouyerturé en forme de trèfle, de c
quatre-feuilles ou de rosace. Cette addi- ë
tion complète, en quelque sorte, les fenêtres du XIII« siècle , qui présentent alors les formes les plus élégantes et les plus heoreuses proportions.
La travée d'une égUse du XIU« siècle, que j*ai figurée page Ai 7, montre une belle lancette géminée « surmontée d*une rose dont la séparation, à Tintérienr de Tédifice^ se compose d*une Golonnette isolée très-élégante. g
Vers le temps de saint Louis , les fe- >
nétres s*élaigis8ent et sont divisées, dans ^
les grands édifices, par trois meneaux §
qui se terminent à la hauteur de la nais- |
sance de Tarcade ; le sommet de Togive , g à partir des impostes , peut alors être
rempli par plusieurs rosaces à quatre- g
fisuilles. Les fenêtres de la Sainte-Chapelle ^
de Paris sont ainsi composées. £
Les fenêtres ont été disposées, dans les églises du XIII* siècle, à peu près ) dans ceUes du XII«.
Quelques fenêtres du XIII* siècle offirent une particularité assez singulière : c'est d'être triai^aires au sommet, au lieu d'offrir la fbrme
8TTLB 06ITAL PRIMITIF (PMÈTRBS). 427
de Togive ; Tesquisse suivante fera comprendre cette disposition fort peu gracieuse, et qui ne peut mieux se comparer qu*à celle d*un accent circonfleiib
FBninc DV xiii« sifcciE, a soumit nuiievLAïu.
Évidemment, on n*a employé cette forme que pour éviter de donner à la pointe de Tarcade ogivale Télévation qu'elle eût eue si la forme eût été normale : on se servait ainsi du triangle quand on était gêné par la voûte ou par quelqu*autre obstacle.
Dans les façades on plaçait assez fréquemment trois lancettes, dont une (celle du milieu) était plus élevée que les deux autres. Cette disposition s^observe dans les églises de Chartres, de St-Denis, de Gournay et dans celle de Mortain. Elle existe aussi aux cfaev^ des églises qui n*ont pas d'absides et qui se termineot par un mur droit
428 DE GAUMOIIT. ABÉcAdAIRE D'ARCBiOLOOIE.
BTTLB OGIVAL PRIMITIT (FBHÈTKKS). ^29
Yen le milieu du XIII* siècle , les lancettes sont plus rapprochées ,
fort allongées , mais inégales en hauteur dans les chevets.
àdO DE GAUMONT. ABiCÉDAïaS dUrGHÉOLOGIB.
Hosee.
J'ai parlé de Tefflet prodait par les grandes roses et de la pboe qa*eUes oocapent dansles basiliques. Au Xin« siède, elles offirent asseï sottYent des compartiments en fonne d*ogiyes trilobées» on bien une suite de figures régulières, telles que rosaces, quatre-feuilles encadrés» trèfles, etc. En général, elles ne présentent pas encore dans leun découpures la complication que Ton remarque aux XI V« et XV* siècles, et souvent elles aliectent encore la forme d'une roue, comme au XII*. Dans les églises rurales, les roses , d*un diamètre peu considérable, oOrent souvent une disposition analogue à celle qui suit:
Ron DO xm* akoM,
elles se voient particulièrement an chevet, et souvent elles y surmontent deux lancettes, reproduisant aind avec elles le nombre trob , si habituel dans nos édifices religieux du XIII* siècle.
STYLE OGIVAL PRIMITIF ( AOftES ET GALERIES]. 431
G-aleries.
rî l'intérieur des édifices un pea considérables qui offrent trois étages yl superposés, la partie moyenne est occupée constamment par des triimnes ou par une simple gaUrie. Les tribunes sont , à proprement parler , un second étage au*dessus des bas-côtés et qui a la même étendue. Elles communiquent avec la grande nef par une arcade ordinairement subdivisée en deux baies par une colonnette, comme on le voit à Montierender , à Laon (V. les pages suivantes) et dans beaucoup d*autres cathédrales. Les galeries se composent d*une suite d'arcades portées par de petites colonnes, et n'offirant qu'un passage étroit faisant le tour de régUse en arrière des colonnettes. Cette galerie obscure » désignée par les antiquaires anglais sous le nom de triforivm « rem* place les tribunes qui existent dans quelques églises au-dessus des bt* cades de la grande net
A Noyon, à Montierender (chœur) et dans quelques autresgrandes églises du XIII* siècle, on trouve deux galeries obscures superposées , c'est*» à-dire tribunes et galeries , ou un double triforiunu A Montierender f le premier triforium se compose de lancettes géminées, encadrées datks
Ad2 DE CADMORT. ABÉCÉDAIIIB O'AIGBÉOLOGIE.
d'une arcature trilobée. A Noyon et à Laon, la disposition est semblable.
STYLE OOIVAL PRIMITIF ( ROSIS BT GILSHIES ). /i33
r.7.^! «a pr» irin'XFK t»; r\ «.auiDiilB DB i.Kùy,
h^h DE CAOMOIIT. ABÉCÉDAIRE d'arCH&OLOGIE.
Les UtaMt, telies 411e novs les troayons à Laon et aillean* appMttHmiC mniOÊi an ésIlMs de la fin du XII* siède et de U picnrièK aBoMé du XUl*s «s «1 fit peu dans la deuîèBae mcritié du XUI", et Pon ne iMWPe faèia ^oa les monunwnts de celte époque qne de sfanplet fritate»
Dans quelques églisei éê Xm* sièck, d'osé élAmlkii aafediocre, les fenêtres pénèbenl et «'eocadrenC dans la gBlaie eu trifDffîam « an Uiu de femer un étage sépaié.
La travée qne voici oflre un exemple de cette disposition, et de la Gonblnaison binaire des fenèlres-lanceltcs ri dc« nrcndes du Iriroriiim ;
STTUK OGITAL PRIMITIF ( ROSIS ET GALERIRS ). 636
combiDRison qui n'est pas très-eommuiie, mais dont fai trouvé quelques exemples.
Tantôt ees arcatnres du triforium sont simples en forme de lancettes, tantôt géminées et encadrées dans une ogive d'un plus grand diamètre; quelquefois on les trouve disposées de la même manière, trois à trois et même quatre à quatre, comme dans le chœur de la cathédrale de Bajeux, construit vers 1240.
AICATCHES DC llll» glfcCLE Di!ft LE CHOCCB DE LA r.UHKDRALF. , K HkXMX.
Les galeries on arcatures tapissent aussi les parties inférieures des mors, et c'est même la Aéeoraiion la plus ordinaire pour les bas-côtés.
Dans les bas-côtés ^i entourent le chœur de Téglise abbatiale de Montierender (Haute-Marne), les arealures du XIII« siècle offrent des combinaisons assci rares: le cintre y remplace Togive, et dans quelques-unes la fimne carrée se dessine au-dessous du cintre. Les figures suivantes «avivent ce» deux diapoailions.
En général, c'est au pourtour du chœur que les galeries offrent 1c
636 DE CADMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.
ABCATCRE8 K\r.r. CI5TRE8 o£mIH£s , A MORTIlaBHDKt.
ARCiTimcfi DC XIII' siÈciJ. , n*!s9 i-Ëft ut-roth t»r cnnrti» nr MoMrrr.r^rr.ii.
STYLK OGIVAL PRIMITIF (PORTES). &d7
plus d^éléganoe et de complication, et c'est là qu*on rencontre lei combinaisons dont je viens de parler ; on y Yoit rarement de simples arcades en lancettes comme dans les nefe, et très-souvent, au contraire, des lancettes géminées encadrées dans une ogive ou dans une arcade cintrée.
Portes.
DANS les églises qui ne sont pas très-omées, les voussures des portes sont garnies simplement de tores, et les parois latérales de colonnes sans statues.
Dans quelques portes, les colonnes qui garnissent les parois latérales sont disposées sur deux rangs , les unes plus grandes faisant
nMHIKT »*W POITin DO mi* siècle ( COLONREB DISPOSÉES EN CL*IHE-TOIE ).
sailUe sur d'autres plus petites qui supportent des arcatures tapissant
OB GAUMORT. ABtctDAUB D^ARCHÉOLOOIC
les murailles, comme on le voit dans la figure précédente et dans la suivante.
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