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STYLE OGIVAL PRIMITIF (ICONOGRAPHIE). A

Au quatre Éyangélistes les sculptean réunirent parflois les qoMtxe grands Prophètes : Daniel, Jérémie, Isale et EiéchieL

Ils ont aussi placé les douze Patriarches, les douie petits Prophètes et les Sybilles.

Les douze Patriarches sont les douze enfents de Jacob, père des douze tribus d'Israël :

Benjamin. Juda.

Aser. Zabulon.

Gad. Issachar.

Nephtali. Siméon.

Dan. Joseph.

Ruben. LeYi

Quand leurs noms ne sont pas écrits près de leur figure, ils sont reccmnaissables à certains attributs rappelant la célèbre prophétie de leur père mourant (1).

On donne aussi le nom de patriarches aux justes de Tandenne Loi, (Noé, Abraham, Jacob, etc. ).

Les douze petits Prophètes n*ont souvent aucun attribut particulier et seraient difficiles à reconnaître, si leurs noms n'étaient inscrits dans les cadres qui les renferment.

Les Sy billes apparaissent, dans le XIII* siècle , sur qnelquesHins de nos monuments religieux.

Ces antiques prophétesses étaient regardées comme ayant prédit la venue du Christ, d*où elles ont figuré dans la décoration des églises ; sculptées, mais plus souvent encore pemtes sur verre, elles y sont ordinairement vêtues des plus riches costumes. Les Sybilles les plus connues étaient ainsi désignées : la SybUle de Cumes , la Tyburtine , la Persique, la Lybimne, la Samienne , la Delphique, la Phry^ gierme, VHellespontme, VErythréenne , etc.

On en ajoute plusieurs autres: quelques-uns en ont fixé le nombre à douze, peut-être pour les fidre correspondre au nombre des Apôtres et des petits Prophètes.

Leur nom est ordinairement gravé près de leur image. Plus tard , vers le XV* siède, on les représenta portant des phylactères sur lesquds étaient écrits leurs oracles.

Apôtres. •— On connaît les attributs des Apôtres. Plusieurs sont tirés du genre de mort qu'ils endurèrent.

(i) V. leonofropAtV thrHiemu de M. Tabbé Croaoier, p.

A78 DE CAUMORT. ABÉCÉDAIRE D*ARCHÉ0L0G1E.

Satfit Pierre porte les defe et parfois la croix, instrument de son snppliee;

Saint Paul, Pépée avec laquelle il Ait décapité.

Saint Jean tient à la main un calice duquel s^échappe un dragon (i)«

Saint André porte la croix ;

Saint JaeqveS'ie-MaJeur, le glaive, comme saint Paul, ou un bâtoo de pèlerin ;

Saint Philijppe, une croix;

Smnt Barthélémy, un large coutelas ou une cnrîx, à cause de l'incertitude du genre de sa mort : comme il lUt écorché, on Ta ausii figuré portant sa peau sur un bAton.

Saint Matthieu porte une pique ou une équerre ;

Saint Jude, un bAton ou une massue , quelquefois la palme du martyre seulement ;

Saint Jacques-le-Mineur, un bAton ; il fut assonuné après aToIr été précipité du haut du temple.

Saint Thomas tient une grosse pierre A la main : les architectes du moyen-Age Thonoraient conmie leur patron et lui donnaient quelquefob une lance pour atribnt.

Saint Mathias tient une hache ou un glaive.

Depuis leXIII* siècle, on a représenté les Apôtres a?ec les attributs que je Tiens dUndlquer: Tesquisse suivante d'une vignette dont nous ne connaissons pas la date, nous montre les douie Apôtres avec leurs attributs.

S. Pierre. S. André. S. J«cqae»4e-lfajeiir. S. Jein. S. Thomas. & Tirgnm to Ifiiimir (i) Un prêtre d'idoles aysiit dit à cet ApAtre qu*a croirait à son Dion s'il

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Od les a représentés de même jusqu'au XVII* siècle et même jusqu'à nos jours.

S. Philippe. S. Barthélémy. S. Matthieu. S. Simon. S. Jude. S, Mathiaf.

Les verttu et les vices ont fourni , comme au siècle précèdent , de nombreux sujets aux sculpteurs du XIII* siècle; mais, an lieu de représenter les yices sous des formes hideuses, de les montrer Taincus par la vertu armée d'une lance , on a mis plus de recherche dans la distinction des spécialités.

Chaque yertu a été figurée par un des actes ou attributs les plus frappants, et dans un autre tableau, mis en regard, chaque vice a été peint par l'action honteuse qui le caractérise*

On a commencé aussi à placer ces sigets ou bas-reliefe dans de petits cadres.

Je citerai , pour exemple , quelques-unes des représentations de ce genre décrites dans le Bulletin monumental par MM. Jourdahi et Duval, membres de l'Institut des provinces.

Ajoutons que les vertus prirent les insignes de la chevalerie, et qu'elles portent habituellement un écusson chargé de symboles indiquant leurs mérites spéciaux.

avalait ud calice rempli de poiaon, saint Jean accepta ; mais Dieu permit qiie la mort aorUi de la liqueur avant d*6tre bue, foua la forme d*un reptile.

USO DE CAUMONT. XBKCKDAIRE d'ARCHÉOLOCIE.

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