TTLB OGIVAL PRIMITIF (PAVAGES
liède ne soot que rimitatioiu Celte décoration était même d'origine romaine , puisque l'on a trouvé et que l*on voit toujours dans les bains romains de Verdes(Ldr-et-Clier) le labyrinthe en mosaïque dont je Iffésente Tesquisse, page 510.
LABTEIRTBE Dl lAlIlT-lCtTIM.
Le labyrinthe de St-Bertin^ à St-Omer, est détruit, mais on en possède un dessin publié par M. WalleL
■ Il était composé de carreaux blancs ou jaunes et de carreaux « noirs on bleus et était inscrit dans un carré ; son chemin de parcours « présoitait, comme tous ceux que nous connaissons, un guillochis « simple continu ; mais ce guillochis était ici à angles droits.
« Ge pavé était composé de â9 carreaux de chaque côté i par con« « séquent sa superficie présentait un nombre de 2,401 carreaux. *
11 se trouvait dans le transept méridioiial de TégUse ; on le détruiiit« diMNi» parce que les enftnts et les étrangers qui le paroouraient troublaient l'office divin.
512 DE CADMOIir* ABÂCÉDAIRB D* ARCHÉOLOGIE.
C'était le plus ordinairement dans la grande nef que ces parés étaient placés, qnoiqa*il y en eût quelques-uns, comme à St-B^tin, dans les transepts, devant les principales portes latérales.
On TOjait, U j a peu d'années, au milieu de la nef de Chartres, un labyrinthe circulaire exécuté en pierre bleue, que Ton appelait communément'/a Ueue^ parce que, pour le parcourir à genoux, oo mettait une heure à' faire le chemin. U avait 668 pieds de développement depuis l'entrée^ jusqu'au centre.
Le labjrrinthe de la cathédrale de Sens, dont je présente aussi Tesquisse, ressemblait beaucoup au précédent : il était incrusté de plomb et avait 30 pieds de diamètre : il Êdlait, dit-on, une heure pour en parcourir tous les circuits et Ton fliisait S^GOO pas en les suivant exactement .
Le labyrinthe de St-Quentin est octogonal , il existe toujours ; celui de la cathédrale d'Amiens, qui n'existe plus depuis 1835, était de la même forme»
Le labyrinthe de la cathédrale d'Arras, détruit depuis la Révolution, se voyait dans la nef; comme ceux des cathédrales précédentes, il était de forme octogone, composé de carreaux jaunes et bleus, et présentait les mêmes combinaisons que ceux d'Amiens et de St-^uentin.
A Baycux, dans la grande salle annexée à la cathédrale, on voit un labyrinthe circulaire, d'une dimension peu considérable, comparativement aux précédents ; U est formé de briques émaiOées ; son diamètre n'est que de 8 mètres 78 centimètres.
La voie du labyrinthe est composée de briques carrées à fond noir, chargées de divers ornements de couleur jaune. D'autres briques, d'une teinte noire et posées sur le diamp, fimnent do lignes de séparation , tandis que des briques jaunes indiquent le point de communication d'un cercle à un autre. — Chacun de co codes était composé de briques du même échantillon.
Les sujets qu'dles représentent sont des grifibos, des armoiries, des rosaces, etc.
Peinture décorative.
PASPon la peinture murale a reproduit les mêmes sujets que lar sculpture et concouru avec elle à décorer les églises : la peinture fbt très-habituellement usitée au XIII* siècle, et il n'y a guère d'églises qui n'en offrent encore quelques traces sous le. badigeon
STYLE OGIVAL PRIIIITIF (PAVAGBS). 613
LàBTRlNTnK DB ClAlTASS.
umnmiE di la CATiioEAU db nus*
514 DE CAUMOM. ABÉCiDAJRE D'AHCHÈOLOGIE.
qui la recouvre. Dans qd très-grand nombre, f ai trouvé le deaùi
suivant , exécuté en rouge sur les murs. Ce sont des pierres d*appa-
reil avec un fleuron au centre ;
ailleurs, j'ai vu des arcatures^
et l'imitation de quelques dé-^
tails architectoniques , toujours
peints en rouge d'ocre, en vert,
en jaune et en bleu sur un fondr | ▼ | ^ 1 ^ | blanchâtre.
On retrouve les mêmes teintes que dans les peintures du XII* siècle, mais le travail a subi des changements analogues à ceux de TaicUtecture.
Vitranx peints.
an nouvel élément de décoration fut produit en grand, au Xm* siècle, parrintroduction des vitraux peints dans les églises; U y avait eu quelques vitres peintes dès le XII*. M. Texier a publié le deuin d'un vitrail qu'il croit de 1135 et dont void un fragment; mais œ ne
fut qu'au Xlll* siècle que ce genre de décoraUou put être adopté partout
STYLE OGIVAL PRIMITIF (VITRAUX PEINTS j. 515
Oufiint DIS ymACX db coolbur. — Il ett parfliitement certain que le verre a été employé à beaucoup d^usages chei les Romains, et de bonne heure chei nous on s*en servit pour vitrer les fenêtres des églises. Le verre de couleur put très-bien y être disposé de manière à former des mosaïques ; mais il règne beaucoup d'obscurité sur ce que pouvaient être, jusqu'au XII* siècle , les vitres peintes.
Effectivement on ne connaît pas, aujourd'hui, une seule vitre de couleur qui puisse, avec certitude, être rapportée au-delà du XII* siècle , et c'est réellement à cette époque que commence pour nous l'histoire de la peinture sur verre. Il est asseï remarquable que le dévdoppement de ce genre de peinture coïncide avec le temps des Groilades , et l'on en a conclu que les peintures, les mosaïques et peutêtre les vitraux de l'Orient, où il y avait toujours eu des artistes , avaient dû inspirer les créateurs ou les rénovateurs de la peinture sur ▼erre en Occident; mais il ne &ut pas exagérer les conséquences de cette supposition. Sans nier l'influence de l'Orient, je crois, avec M. EmUe Thibault, que Part de (a peinture sur verre, tout françaUt n'a emprunté de l* Orient que son style d'ornementation, en s'inspirant du souvenir de ses riches tapis»
Le développement de la peinture sur verre coïncide encore avec l'adoption de l'are en ogive pour les ouvertures des édifices ; on conçoit qudle influence cette forme exerça sur la marche de l'art du pefaitre> verrier, et réciproquement quelle influence le progrès de la peinture sur Terre exerça sur le développement de l'ardiitecture ogivale , en permettant aux architectes de percer ces énormes fenêtres que l'on trouve dans les édifices, dès la fin du XIII* siècle.
Les seules vitres à personnages que l'on cite comme remontant certainement au XII* siècle , sont celles que donna l'abbé Suger à son église, et dont il reste encore des verrières à St-Denis.
Plusieurs autres verrières sont présumées du XII* siècle, mais on n*a pas, pour le prouver, comme à St-Denis la signature de Suger, et l'on doit être très-réservé dans l'attribution de dates aussi nculées.
Les vitraux peints du XIII* siècle, jusqu'au temps de saint Louis et longtemps encore après son règne, sont composés de médaillons de différentes formes (circulaires, elliptiques, quadrilobés, en losange, etc., elc), disposés symétriquement sur un fond de mosaïque, comme le montre l'esquisse suivante d'une fenêtre en forme de lancette, telle qu'on les foisait le plus souvent dans lu première moitié du XI 11* siècle.
DE CADMORT. ABÉCÉDAIRE D'aRCHÉOLOGIE.
Des médailloiis atteniati?ement ironds et quadrilobés fonaent une ligne verticale de tableaux , au centre de la fenêtre ; d*autre8 cadres se trouvent à droite et à gauche des précédents ; mais, vu le peu d'espace, ils n*olfrent que des moitiés de cintre et de quatrefeuilles: dans les ouvertures en lancettes, qui ont peu de largeur et un grand développement dans le sens de la hauteur, on a souvent réduit ainsi à moitié les médaillons qui touchent à la bordure de Tencadrement.
Ce sont ces médaillons qui ont été remplis de figures ; le reste n'offre qu'un fond de mosaïque.
Les mosaïques des fonds présentent le plus souvent des compartiments, tantôt carrés ou en losange, remplis de fleurs à quatre pétales, tantôt arrondis et garnis de feuillages, souvent avec des fleurons dans les intervalles qui séparent les cercles les uns des autras.
MMAlQOBt DB rORDS DE TITftitX.
■oiooRn Di vmuvx.
Les bordures sont aussi assez variées: elles offireOt des feoflles recourbées en crochets; dés entrelacs déssimnit do enbtdicnaiti elliptiques , au centre et aux extrémités desqueb s^épuouisaeBt te