STYLE OGIVAL PRIMITIF (VITRAUX PEINTS
ptlmrtfCT ; des feuillages de difléieiits genres, recourbés à leurs eitrémités et offrant des formes analogues à celles que Ton trouve dans certaines moulures de la fin du XII* siècle.
Quant aux couleurs, c'est le vert, le rouge et le bleu qui dominent* Ces trois couleurs principales s'harmonisent très-bien entr'elles et produisent un très-bel eifet On a employé le jaune, le brun et quelques autres nuances, a?ec sobriété.
On vit aussi» au XIII* siècle, des vitraux en grisailles, c'est-à-dire dont
le fond blanc était couvert de dessins et d'entrelacs noirs ou gris. Ces Titres, moins chères que les vitres à personnages, produisaient aussi, dans les églises, un clair obscur d'un effet agréable : elles sont ordi-
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nairement divisées et relerées par des bandes dessinant des ments elliptîqaes, en losange, etc., et se détachant en noir, qoelqiieiris en ?erre de couleur sur le fond. Le spécimen précédent est tiré d*iiB des vitraux de ce genre les plus élégants que f aie rencontrés, dans la cathédrale de Chartres.
Les vitraux de couleur se sont multipliés partout, au XIII* aîède, avec une rapidité surprenante. L*abbé Lebomf fût étonné d*en tronver une si grande quantité dans les églises du diocèse de Paris , qnoîqna de son temps on en eût supprimé déjà beaucoup, pour obtenir plos de jour. Nous en voyons encore dans presque toutes les églises nn peo considérables de la première période ogivale. 11 faut donc qn*au XIII* siècle il y ait eu un grand nombre d*artistes occupés à la fhbricatioii et à la composition des vitraux.
Si la fabrication de ces verrières occasionnait des frais considérables, on avait alors de grandes ressources dans les villes, pour subvenir à la dépense : non-seulement les riches seigneurs, les abbés et les antres dignitanres du clergé, nuiis encore toutes les corporations d*oavriers concouraient au vitrage des églises : chaque corporation fonmissait une vitre entière ou un panneau de vitre , et c'était fusage de figurer au bas du vitrail, au-dessous des autres tableaux, les metnbres du corporations avec leurs attributs* Ainsi, au bas des vitres données par les poûsonntfrs on voit, comme à la cathédrale de Rouen, des poissons exposés sur des tables, et des personnages présidant à la vente ; la corporation des changeurs est figurée par des hommes comptant de Targent sur une table (Chartres) ; celle des bouchers , par un boucher tuant un bœuf (id.) ; celle des boulangers , par un homme portant du pain ou en vendant (id.) ; celle des maréchaux, par des ouvriers ferrant un cheval et battant une enclume (id.) ; cdle des cordonniers , par des personnages dont Pun taille le cuir et Tautre coud des son- ^ tiers (id.).
On voit beaucoup d'autres industries ainsi représentées au bas des vitres de Chartres, ce qui prouve que toutes les corporations d'arts et métiers y avaient contribué.
Les évéques et les abbés, les barons et les chevaliers, sont représentés de même au bas des verrières qu'ils ont données.
Cette espèce de signature, que Ton trouve an bas de toutes les vitres, est (rès-importanjLe à examiner, puisqu'elle indique infailliblement quels en furent les donateurs.
Dans les fenêtres composées de lancettes surmontées d'une rose,