STYLE OGIVAL PRIMITIF (FONTS BAPTISMAUX
leurs feoes. Je ne puis que renvoyer aux détails que f ai donnés sur le» fonts du XIII« siècle, dans le tome VI de mon Cours , et aux plaoches qui reproduisent plusieurs de ces fonts.
DE» lORTS BAFTItiMAtX TIRÉ8 DG DÉPARTEMENT DE LA SCI^P-l^rtaiBOBB.
536 DE CAUMONT. ABiciOAlME d'ARCBÉOLOGIE.
Font bn iRoifiB oi la cathAdiali m HoDemni. — Le font de M cathédrale de HUdeshdm eit en broine, d'une oônsenraâon periWèe, et c*est peut-être le plus magnifique qui eiifte de la S« moitié du Xill*
La cuTe repose sur quatre personnages ayant chacun un genoo ea lerre et tenant une urne dont Tenu se répand sur le pavé : oe sont les figures emblématfiiues des quatre fleuves du Paradis, et sur le oerde qui porte sur leurs épaules se lit rinscription suivante, expliquant le rapport symbolique de chacun de ces fleuvel avec la |ftudcncc» la tentpérance, le courage et la justice :
f TIMPBRIBM. GEON, TBiaS. DBSICIfAT. BliTVS.
f EST. vBLOx. TiGRia. Qva poétii sieifi^cATva.
f PBDGIFEB. BFFRATBS. BST. JVSTITIA. O^é. ROTATVS. f OS MVTAIIS. fHISON. BST. PtVDBlITt. SIHfLATVS*
Sur les cercles qui garnissent le bord de la cuve et oêHii du couvercle on lit les huit vers qui suivent :
f QVATVOl. naORART. PARADiSl. PlVIIlfA. HVRUVV.
f VIRTVTBS. QVB. RIOART. TOTIIHai* COR. CaUDRl. HVRBfVM.
f OBA. PROPHBTABVII. QVR VATICIRATA PVRRVRT,
f BBC RATA. SCBIPTORBS • BWAROBLII. CBCUIBRVRT. f
f MVRDAT. VT. DCMVlfnA. SAGRL BAPTISMATIS. VRRA*
SIC. JVSTB. PVSVS. SAIIGVIS. LAVACRRI. TBRBT. VSVS. —
POST. LAVAT. ATTRACTA. LACRIHIS. COlfPBSSIO. PACTA. —
CRIMIRB. PBDATD. LAVACRRVM. PIT. OPVS. PIBTATli. f
Quatre tableaux en basn^elief occupent le contour de la cuve i ib sont compris dans des arcades trilobées surbaissées qui leur servent d'encadrement et qui reposent sur des colonnettes ; à la base de chacune de ces dernières et au-dessus de leurs chapiteaux sont dès médaillons.
Dans les quatre médaillons qui servent de base aux colonnettes et qui reposent sur les figures représentant les quatre fleuves du Paradb, M>nt quatre vertus : la Prudence, la Tempérance^ le Coarajfe, la/utCJM, re qui explique les vers relatifs aux quatre fleuves.
Les médaillons qui sunnontent les colonnettes renferment les prophètes Isaîe^Jérémie, Daniel, Ezéckiel, surmontés des quatre évangélistes: saint Mathûu, saint Lue, saint àAhre, saint Jean,
On comprendra celte disposition des siyels en jetant un ooup-d*flril sur Pesquisse ci-jointe, exécutée par M. E. Sagot, dans laquelle on
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TIS OC fOWl EH BROm DI I.A CAni»SAlL M NIlNklBIK.
voit de fiice la colonnette qui sépare deux des quatre cadres omam le pourtour de la cuve. On trouve , en allant de bas en haut , audessus du fleuve Phison , emblème de la prudence , cette vertu repr^ sentée par une femme couronnée avec Tinscription Prudentia ; puis au-dessus de la colonnette le prophète haïe, et plus haut samt Mathieu.
On voit dans mon dessin les Israélites passant le Jourdain, sous la conduite de Josué et portant TArche d'alliance. La légende suivante ac. compagne le bas-relief:
AD. PATRIAM. JOSVB. DVCE. FLVMFA. TRANSIT. HBBRBVS. DVCIMVR. AD. VITAM. TE DVCE. PONTE. DBVS.
On lit autour d*un autre bas-relief qui représente le passage de la mer Rouge :
PER. MARE. PBB. MOYSEN. FVGIT. EGIPTVH. GEKVS. HORVM. PBR. CBRISTVM. LAVACHBO. FVGIBfVS. TENBBRAS. VITIORVM.
Les deux vers suivants accompagnent le bas-relief représentant le baptême de J.-C. :
HIC. BAPTIZATVB. CHRISTVS. QVO. -SANCTIFICATVR. \OBIS. BAPTISMA. TRIBVENS. IN FLAMINB. CRISMA.
Dans le quatrième bas-relief, la Sainle-Vierge est représentée tenant PEnfanl-Jésus. Un personnage crosse et mitre qu'on voit sur le premier plan doit iHre Wilbemus, qui a donné ce font dans la seconde moitié du XIII* siècle.
Voici les deux vers qui expliquent ce bas-relief:
f WILBEBNVS. VBNIB. SPE. DAT. LAVDIQVE. MARIE. BOC. DECVS. ECCLESIE. SVSCIPE. CUBISTE. PIE.
Le couvercle de ce beau font baptismal est de forme conique et à charnières.
Quatre bas-reliefe, avec des inscriptions encadrées dans des arcades trilobées , {^missent ce couvercle qui se termine par un fleuron.
8TTLE OGIVAL PRIMITIf ( bIiIITIKRS ),
^Bénitiers.
/^îtciKifinMmT lesbé Jlmûen afiRectèrenl la forme de cuves plua ou moins larges; d*autrès étaient pédicules comme les fonts baptismaux et ont été confondus avec ces derniers ; mais il en reste fort peu de ce genre.
Ils tenaient trop de place. On leur a substitué de bonne heure des réservoirs beaucoup moins volumineux, tantôt creusés dans une espèce de colonne , tantôt en encorbellement dans le mur voisin de la porte. Le plus ancien exemple authentique que je connaisse de ce dernier genre de bénitiers, qui sont t présent les plus communs dans nos églises, est celui de Villeneuvele-Roy (Yonne).
Il se compose d*uii réservoir octogonal appliqué sur une colonne, et il est surmonté d'un dais ou couronnemeni offirant la représentation d*une citadelle ou de la Jérusalem céleste, comme presque tous le!
dais du XIII* siècle.
540 DE GAUVOUT. AiÉCÉDAIRE D'ARCHÉOLOGIE.
Quant aux bénitien détachés des murs et qui renemblent aux tats baptismaux, c*est dans les contrées granitiques que f en al tu le pluft , parce que Textrème solidité de cette roche les rend presque indestraetibles. Dit reste, la plupart ne sont pas antérieurs au Xni* siède et ne datent même que des fllècles suivantik
Tombeaux.
nous allons firtilenter tel caractères des tombeaux au xni* siècle. Les tombeaot apparents de cette époque peuvent se rapporter i trois types principaut comme cent des siècles précédents, savoir:
Les tombeaux avec arcades pratiquées dans les murs ou adossée contre eux;
Les tombeaux isolés ;
Les grandes dalles historiées, incrustées dans le pavé des églises.
Dans ces trois systèmes, Timage du défunt est souvent rqiroduite ; elle est en relief sur les tombes abritées sous des arcades et sur les tombes Isolées ; elle est gravée au trait sur les pierres tombales.
Les tombeaux offrent un grand nombre de renseignements sur les costumes et les nsages. La statuaire fit d'ailleurs, au XIII* siècle, des progrès qu'il est facile et très-intéressant de constater dans les statues funéraires, qui ont^èté souvent confiées aux artistes les plus habiles.
Le costume et les attributs du défunt doivent être soigneusement examinés, quand on veut reconnaître les personnages auxquels ont été consacrés les tombeaux et Tépoque à laquelle ils ont été érigés.
Les statues d*évéques, d*ailleurs très-reconnaissables à leur mitre, et aux autres attributs de Tépiscopat, sont en outre distinguées par le soulèvement de leur main droite et par le dépldement des deux premiers doigts, comme s'ils aUaient donner la bénédiction. On en trouve aussi beaucoup qui ont les mains croisées.
Cette dernière attitude est ordinairement celle des abbés, qui portaient la mitre et la crosse dans les abbayes auxquelles ce privilège était accordé.
Les séculiers des deux sexes portaient également des habits longs ; ils avaient une ceinture par dessus la robe, 6 laquelle on suspendait ses cleft, sa bourse, son épée, son couteau.
Telles sont les deux statues suivantes : Tune oflVant un guerrier vêtu de sa Jaque de mailles, recouverte d'une cotte d'armes, portant à la
STYLE OGIVAL 1*K1II1TIP ( TOMBftàUX )• 541
cdnlure, du côté gauche, une da^ue et un boucUer triangulaire ;
•TATCU TOMBkUt Dl tUIlTI'MàBIK-ACX-kliaLAU.
l'autre rt'pr黫nlanl une femme v^tue d'un siircol au-dessus de la çottt hardie, el tenant la main droite relevée sur la poitrine.
^62 DE GAUMONT. ABÉG^.DAIRC D'ARCHÉOLOOIE.
Telle est aussi la statue qui orne le tombeau de Guillaume, fib de Hugues II, seigneur de Naillac-sur-Blanc, mort en 1366, et qui ( encore dans ]*égll<îe de Gargilesse sur la Creuse.
Le style des moulures et les détails arcliitectoniques qui aocomfMguent Teffigie du défunt , offrent des caractères plus certains et d'ailleurs plus apparents encore que le costume des statues soutcdI (i-ès-frustes et mutilées. Pour classer chronologiquement les monuments funéraires, quand les inscriptions manquent, ou qu'elles n^indiquent pas de date, il faudra se guider par le style du monument, en appli- (|uant les règles que nous avons établies.
Voici deux tombeaux arqués, dont Tun est orné d'arcatures trilobées, et Tautre d'arcades ogivales. On en trouve dans les murs latéraux de plusieurs églises du XIII' siècle. La nef de Tabbaye de Lehon, près Dinan, était bordée de tombeaux à peu près semblables, dont les statues ont presque toutes été brisées ou déplacées. Quelquefois les arcatures renfermaient des statuettes, comme dans le tombeau de Dlk) (Yonne).
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544 m CAD MONT. ▲Béc^4>AlAI D*A|IC|1^.0I.O(ilE.