‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 63 sur 128 · TYLB OGIVAL PRIMITIF ( TOMBEAUX · texte numérisé non relu

TYLB OGIVAL PRIMITIF ( TOMBEAUX

556 DE GAUMONT. ABÊGÉDAIRK d'ARGHÉOLOGIE.

ruraux ont mis à nu des tombeaux d*une forme pareille, portant sur leur toit des imbrications absolument semblables et qui très-certainement n'avaient pas été mis à couvert. C'étaient des monuments placés sur les tombes au milieu des cimetières du XIII* siècle,

Fanadx db ciMKTriîaE. — Les fanaux furent , comme au XII« siècle , construits au milieu des grands cimetières ; ils aflfectèrent tantôt la forme ronde , tantôt la forme carrée. Je n*en citerai qu^un seul : celui que j*ai dessiné à Antigny, près de St-Savin (Vienne). Il se trouve au milieu d'une place située en avant de Téglise paroissiale , et qui avait évidemment lait partie de l'ancien cimetière ; S

car on y voit presque ^

partout à rase terre des ;

cercueils, la plupart dé- g

pourvus de leurs cou- «

vercles. S

Ce fanal est décoré, sur ^

les angles, de petites colon- E

nettes dont les bases ornées de pattes annoncent le XIII* siècle. Un autel en pierre, del», 09 de largeur sur 0'»,55 de profondeur, a été ménagé sur le

socle qui porte la co- ;'\

lonne ; on y parvient aujourd'hui par un escalier de trois marches qui doit être moins iincien que la pyruniide.

Cet autel nous prouve que , dais certaines circonslanres , on disait la messe au pied de ce fanal.

La colonne qui s'élève au-dessus de l'autel est quadrangulairc. Elle a, sur chaque fece, à partir de sa base, O^jSS, y compris les colonnettes angulaires ; la hauteur totale du monument peut être de 6 à 7 mètres. Son toit quadrangulairc, taillé en carène de navire, était primitivement surmonté d'une croix en pierre qui est tombée.

STYLR OGIVAL PRIMITIF (TOMBRAUX ]. 557

Quatre fenêtres carrées, orientées est , ouest, nord et snd , s^oufmt an-dessons de ce toit, au sommet de l'édifice : c'était là qu'on plaçait autrefois le fanaL Pour monter jusque-là , à Tintérieur de la colonne creuse, il feUait grimper comme le font les ramoneurs dans les cheminées; quelques trous dans les pierres pouvaient, d'ailleurs, ftdliter cette ascension. La porte qui servait à s'introduire dans le corps de la colonne est percée du côté du nord, presque au niveau de la table de l'autel; elle n'a que Si pouces de hauteur sur éS pouces de largeur ; vraisemblahlement elle était fermée au moyen d'une porte en bois.

Cette pyramide est une des plus complètes que nous ayons visitées, puisqu'il n'y manque que la croix qui formait le couronnement.

Les chapelles sipuU craies avec fanaux sont

très-rares': je ne con- S

nais de conservée que f

celle de l'anden cime- s

tière des religieuses de *

Fontevrault , qui se t

trouve aujourd'hui sur ^

la promenade publique. ^

Elle est carrée , flan- S

quée de quatre contre- |

forts. Du sommet du "S

toit en pierre de l'édl- §

fice s'élève une colonne | creuse, de d à 5 mètres de hauteur, portant une

lanterne octogone à son sommeU Chacune des faces de la lanterne est

percée d'une ouverture; un toit «

conique recouvre le tout; à l'inté- S

rieur, la chapelle est voûtée en "

coupole surhaussée ; les angles du g S

* te.

carré sont rachetés au moyen de g »

petites voûtes qui transforment le ^ ^

plan carré en octogone. De chaque g **

angle de cet octogone , à la nais- S

sance de la coupole et du sommet 3

do<; mur» qui les unissent , partent des ner\iirps qui s'élèvent en se

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rafiprochant et s*arrètent à la naissance de la colonne creuse couronne TédiBce.

On connaît la date de cette chapelle. Noos avons un authentique qui sulBrait à lui seul pour lerer tous les doutes «s'il ea restait encore après Tétude de ses caractères architectoniques. C'est une charte de Bertha» dixième abbesse de Pontevranh, élue en 4317, et datée de 4333, par laquelle elle confirme une donation qu*nne de ses religieuses , Ala , duchesse de Bourbon , fit en faveur de cette chapelle, qu'elle avait fait bâtir (4).

Oroix de pierre.

JB peux citer, comme un des types les plus complets et les mieux conservés du XIII* siècle, la croix que f ai signalée le premier dans le cimetière de Jouarre (Seine-et-Marne/.

La base , à scotie évidée comme celle des colonnes du temps, repose sur un socle carré aux angles duquel se détachent de petites tours terminées par un toit circulaire, comme on en trouve souvent dans les bas-reliefii du XIII* siècle; au-dessous de ce sodé est un soubassement en pierre et un escalier.

Le fût de hi colonne , ou Tarbre de la croix, est très-mince et d'un seul morceau ; la croix sort du chapiteau qu'elle surmonte : les bras en sont terminés par des fleurons très-fréquents dans Tarcfaitecture ogivale primitive. D'im c6té on a représenté le Christ , et de l'autre, la Sainte-Vierge tenant rBnfaiit-Jésus ; ces deux petits bas-reliels sont entourés d'un encadrement à quatre lobes.

(i) ■ Noveritb quod vco«^biIis Ala quondaro duciaui Borbonii poat vero

■ mullum tempore religtosa roooialia et benefactrii noatra , dédit noatro eo»>

■ ailio et aaaenau io puram et perpetaam eleemoainam capdlam qoam adalrai

• Cacit de tuo proprio io medio ctmiterti nostri , in honore beats Catharioa

• XIJX solidos quatuor denarios minores singulii annis percipiendoa..... ■

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