STYLE OGIVAL PRIMITIF (TOMBEAUX
Une autre pierre tombale, dontYoid Tesquisse et qui se trouve dans féglisedu Mont-aux-Malades, près Rouen, est de la fin du XIU* siècle, ainsi que Tatteste Tinscription g^ravée sur la bordure.
La figure de la défunte est encadrée dans une ogive tréflée, surmontée d*un fronton garni de feuilles rampantes; deux anges tenant des eneensoirs occupent les angles de la pierre, de chaque côté du fronton.
On remarquera le voile et la coiffure qui étaient en usage à la fin du XIII* siècle et au XIV», et le vêtement boutonné sur la poitrine et à manches justes, que Ton appelait cotte hardie ^ par-dessus lequel est une espèce de surcot ou de manteau plissé sur les épaules.
Les pieds reposent sur un chien ; les mains sont jointes et relevées ; c'était la position qu*on leur donnait presque toujours sur les tombeaux des laïques, et quelquefois sur ceux des moines.
Les prélats les ont ordinairement croisées, comme nous les voyon» sur la tombe de Nicolas de Goderville ( p. 552 ), ou élevées, comme dans Peffigie de Tévéque d'Amiens. Ainsi y voilà trois attitudes différentes, dont une paraît particulièrement attribuée aux laïques.
Quelques tombes plates ont été recouvertes d'une planche de cuivre gravée au trait, quelquefois même émaillée; maison conçoit qu'elles aient tenté la cupidité et été, plus que les autres, exposées à la destruction. Je ne crois pas qu'il en reste maintenant en France une seule du XIII* siècle. On en cite quelques-unes en Allemagne.
55^ DE GAUMONT. ASiCÉDAIRE d'aRGHÉOLOGII:.
Des plaques de cuivre émaillé , représentant le défont , étaient parfob appliquées sur les murs au pied desquels se trouvaient les tombes.
J*ai trouvé dans les portefeuilles de Gaignières une de ces tombes en pierre protégées d'une grille en fer appelée herse, qui sont devenues extrêmement rares: elle existait dans la cathédrale d'Augei-s.
ANCIEK^E TOMte PROTKr.CE D'i.NE 6IIIIJ.B OV
Tombeaux des cimetières, —âc donne (page 555) Tesquisse d'un tombeau vénéré du X1II« siècle dans l'église deSt-Loyer (Ome\ décrit par M. de Glanville. Les terrassements faits dans plusieurs cimetière^