TTLE OGIVAL SECONDAIRE (TOURS
ornés de iigares bixarres, de quadrupèdes, de reptiles, etc. Les sculpteurs ont parfois essayé de faire de véritables caricatures. On distingue quelquefois des images de moines parmi les figures satiriques. Cette observation peut être notée pour Thistoire de la sculpture et Tapprédation des idées du temps : le XV* siècle offre beaucoup d*exemples semblables.
AacADBS. -^ Les arcades n'oflfrent pas de surélèvemenb; les impostes et le sommet de Togive représentent les trois pmnts d'un triangle équilatéraL
On ne trouve plus aussi fortement accentuées les moulures alternativement rondes et creuses , qui ornent, au XIII* siècle, les archivoltes des grandes arcades ; les scoties sont moins profondément évidées que celles du XIII* ; les tores, moins bien arrondis et parfois elliptiques, ne produisent plus ces oppositions de lumière et d*ombre qui donnent aux arcs multiples du premier style ogival une précision, un effet si remarquables.
Tours.
DANS les tours couronnées d'une flèche en pierre , un trottoir garni d'une rampe se voit presque toujours entre la tour et la base de la pyramide qui la surmonte , à partir du XIV* siècle. Jusque-là les toits pyramidaux des tours avaient reçu peu d'ornements : on y avait seulement sculpté des modillons imbriqués ou des tuiles festonnées; mais, au XIV* siècle, on les perça de trous découpés en trèfles, en rosaces, etc.; on couvrit leurs angles de crochets. La réunion de ces diflërents caractères peut servir à distinguer les grandes tours du XIV* siècle de celles du xni* (1).
Du reste , une grande variété de formes fut en usage pour les tours du XIV* siècle ; comme au XIII*, les tours en bâtière continuèrent d'être usitées : on en vit même d'assez remarquables.
Notons aussi qu'à partir du XIV* siècle les architectes s'affranchirent souvent des règles qui avaient prévalu au XIII* pour la disposition des tours, et qu'ils les placèrent un peu arbitrairement La belle tour de St-Pierre de Gaen (1308) domme le portail méridional ; la tour de Notre-Dame du Kreisker, à St-Pol-de-Léon, s'élève au centre de l'église; les tours de la cathédrale de Metz sont fort loin du portail occidental.
(4) 11 ett cependant poitible que, dès la fio du XIII' siècle , quelques tours aient été munies de balottrades et percées à jour ; mais la plupart n^offraient pas ees caractères. 39
610 DK CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D'aRCIIÉOLOGIE.
TOURS Dr XIT* SlèctK.