STYLE OGIVAL SECONDAIRE (COLORHES ET CHAPITEAUX
Tbitobium. — Au XIV* siècle, tm chongienient tits-nottble se ma^*festa dans la galeiie dn triforium : au lieu d*ètiie obscure comme auparavant , elle devint transparente au moyen de iènètres ^i ooitespondaient aux arcs de la galerie.
Le spécimen suivant montre un triforium transparent , au-dessous
d'une large fenêtre de clérestory : alors les murs furent véritablement à jour (catliédralc de Strasbourg, etc., etc.). Quelques (n/briiimj transparents sont attribués à la deuxième moitié du XIII« siècle, mais la plupart ne sont que du XI V« et du XV*.
Colomnes et chapiteaux.
I pA disposition des colonnes est la même dans le XIV* siècle que U dans le XIII* ; mois celles qui sont groupées commencent à devenir maigres et ne se détachent pas aussi bien qu'auparavant des piliers
uftitées avant le XIV* aiècle. Il y en avait eu probablement des exemples dans
le xni«.
DE GAOMOMT. ABÉCÉDÂlitE d'ARCHÉOLOGIL.
qui les soutiennent ; au commencement du XIV* siècle , il n^est pat rare de rencontrer encore des chapiteaux que Ton serait tenté de rapporter au XIIP ; mais bientôt la corbeille se déforme et les feuillages changent de nature. On ne voit plus, vers le milieu du XIV* siècle , ces crochets qui se courbent en volute et qui forment , en quelque sorte » Tomement obligé des chapiteaux du XIII* ; les feuilles s*inlléchisseiit , se tapissent sur le chapiteau comme pour mieux le couvrir.
Voici des chapiteaux ù bouquets de feuillages séparés et superposés.
PKRSézS ET HT080TIS.
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rSCILUfiES DQ lit* SlkCLE (CAniORALE DE iniitOOlft).
STYLE OGIVAL SECONDAIRE fCOLONNES ET CHAPITEAUX). 601
Puis l'esquisse d'un chapiteau de la Ou du XIV; cet exemple caractérise assez bien cette époque, oon-seulement par sa forme, mais encore par ses feaiUages chiffonnés qui ont été souvent reproduits au XV«. On peut remarquer, dans le galbe de ces végétaux , quelque chose qui s'éloigne beaucoup de la naïveté des formes végétales du XllI* siècle.
Au XIV« siècle, on voit très-souvent des chapiteaux dont les feuillages
sont disposés de manière à former deux bouquets superposés , et à partager ainsi la corbeille en deux parties à peu près égales ( Evron, Mayenne , cathédrale de Gand , etc., etc. ). Le fragment suivant d'un portail du XIV* siècle offre un exemple de celte disposition (V. la p. 602). Cette combinaison est très-caractéristique du XIV« siècle. Il s'opère en même temps, dans la forme des bases, un travail de transformation.
Ces bases n'oifrent plus de scoties évidées ou creusées comme au XIII* siècle ; elles disparaissent même tout-à-fait quelquefois , et les deux tores sont immédiatement superposés.
Les socles ont une importance toute nouvelle dans les piliers du XIV* siècle. Souvent il y a autant de socles que de colonnettes, et ils sont octogones ou prismatiques. Quand le socle a plusieurs étages, ces étages sont séparés par des moulures en forme de tores ou de doucines ; quelquefois, enfin, la partie inférieure du pilier est un massif dans lequel les socles paraissent pénétrer.
PoBTBS. — Les portes du XIV* siècle diffèrent peu de celles du Xni* ; les voussures et les tympans sont également, dans les monuments importants, chargés de petites figures en bas-relief; les frontons triangulaires qui les couronnent sont quelquefois découpés à jour , au lieu d'être pleins comme dans le XIII* siècle ; ils sont aussi ordinairement plus élevés et garnis de crochets. Sur les tympans de quelques portes, des trèfies , des quatre-feuilles ou des rosaces remplacent les figures en bas-reliet
002 DK CAUMONT. ABÉGÉDAIRK d'ARCHÉOLOGIK.
rOLOXIES ATVC CBANTBAVl A DBOX BOOgCETt DB PBVnXAftCS.
8TTLE OGIVAL SECOIIDAIRB (FENÈTHES). 603
Fenêtres.
/nmsi que nous Tavons dit, les fenêtres se composaient asseï ordi- /| nairement, au XIII* siècle, de deux ouvertures eu lancette, encadrées dans une plus grande ogive ; entre les sommités aiguës de ces lancettes géminées , Tusage n'avait admis qu'une ouverture en forme de
riBiniE DO xiT« siècle , dahi vn cutet d'écuse do xiu*.
quatre-flènille, de trèfle ou de rosace ; et si quelques grands édifices du Xin* en présentent de plus larges , on peut en quelque sorte regarder
60/1 DK CADMONT. ABÉCÉDAIRE d' ARCHÉOLOGIE.
ces fenêtres comme exceptionnelles ou comme datant delà fin da sîède; d'ailleurs , dans quelques églises , elles ont été reprises en sonsœuvre el élaiigies comme dans la figure précédente. Au XTV* siècle, plusieurs colonnes ou meneaux divisaient ces ouvertures dans le sens de la largeur, et le centre de l'arcade présentait plusieurs compartiments en forme de trèfles , de quatre-feuilles ou de rosaces.
La combinaison la plus habituelle est celle qui suit, fig. A ; deux ogives géminées , surmontées d'une rose poly lobée , occupent toute la finiélre. A
rENÈTIES DO XIV* SlfcCLE.
Chacune des deux ogives se décompose en deux parties ou en deux baies , surmontées d'une rose ; de sorte que l'ensemble de la fenêtre présente en grand l'image des deux ogives géminées qu'elle encadre , et qui représentent elles-mêmes les fenêtres du XIII* siècle. Dans les édifices d'un ordre inférieur , la fenêtre B est fréquente au XIV* siècle. Les fenêtres du clérestory sont quelquefois, dans les grands édifices» surmontées de frontons garnis de crochets qui s'élèvent au-dessus des ba-
STYLK OGIVAL SEGONDAIHE (ROSBS). 605
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606 DE CADMONT. ABÉCéDAIRE o'ARCHÊOLOGIK.
petite rose à douze compartiments, telle qu^on en voit dam des édifices
d'une médiocre élévation , entre autres dans certaines églises rurales.
8TrL£ OGIVAL S1£C0MDA1R£ ( IGONOGAAPHIEJ. QQ7
Icozxo^apliie at statuaire.
nODs retrouvons» au XI Y* siècle, les sujeto qui ont été représentés en bas-relief au XIII*. Nous n'avons donc rien à ajouter à ce que nous avons dit précédemment.
Si les statuaires du XIV« siècle sont plus habiles que leurs devanciers, leurs figures ont souvent moins de naïveté. On s'attache plus aux petits détails et moins à Teffet général : les draperies sont quelquefois un peu tourmentées.
Jusqu'au XIII» siècle, on avait représenté encore assez souvent la Sainte-Vierge assise, portant TEn-
fant-Jésus sur ses genoux (V. la t
page 253 ) ; on pensait alors que f*
la Mère de Dieu devait recevoir, 8
assise, les hommages des fidèles, «
et qu'il n'était pas digne d'elle de g
se tenir debout. A partir du XIV« |
siècle, on la figure presque ton- î
jours debout, tenant l'Enfimt- ^
Jésus sur le bras. On remarque un mouvement de hanche qui ne se voit guère au XIII« siècle.
Nous donnons une statue de la Sainte-Vierge portant la date de i3A8, et appartenant à l'église de Moneville (Manche), à laquelle elle avait été donnée , d'après Tùiscription gravée sur le socle, par un clerc de la reine Jeanne d'Evreusc, avec une chasuble de veluyau.
Dans la représentation du Jugement dernier sur le tympan des portes, le Christ ne domine pas toujours la scène comme au XIII' siècle ; on le fait, en général, de plus
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petite proportion , afin de réwrrer plus de place pour les autres détails.
Cependant nous le trouvons encore à peu piès comme an XIH*
siècle, dans beaucoup de portails de la première moitié du XIV*. Le
spécimenprécédeiil,déposéaumusée(leSl-Lo, doiltlro de celle époque. Les supports en encorbellemeht sont assez souvent , au XI ¥• siècle ,