‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 81 sur 128 · STYLE OGIVAL SECONDAIRE PEINTURES · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL SECONDAIRE PEINTURES

Clochetons. — ^Le» clochetons offrent en petit Timage des tours, seulement ils n'ont point de rampe à la base de la pyramide , et leur toit n'est pas découpé à jour ; ils sont fréquemment octogones. Quelques clochetons octogones offrent un petit Tronton triangulave au-dessus de chaque face de la tourelle , à la naissance du toit pyramidal.

Pavés. — Les pavés en terre cuite émaillée furent souvent employés pour le pavage des chapelles et des églises ; on en forma parfois de magnifiques rosaces. — Nous parlerons, à Tarticle Tobibbalx, des pierres tombales qui s'employèrent de plus en plus dans les églises. Le pavage du XIV* siècle ne diffère de celui du XIII* que par les modifications que le dessin a subies dans les figures , modifications identiques avec celles de Tarchitecture et de la sculpture au XIV« siècle.

Peintures murales. — La peinture employée dans les siècles précédents, et qui, au XIIP siècle, avait couvert les portails, les arcatures et les parties les plus remarquables des édifices, fut également prodiguée au XIV*, et il nous reste, de cette époque, un grand nombre de décorations polychromes, malheureusement ternies et grandement détériorées. Les feuillages ont été souvent couverts de peinture verte ; le rouge , le bleu et quelques autres nuances se distinguent très-souvent encore ; le vert et le rouge ont en général conservé beaucoup d'éclat Les costumes des personnages avaient été rehaussés d'or. La peinture murale de>ait rivaliser avec la peinture sur verre; c'est ainsi qu'à l'abbaye de St-Omer des figures de saints se voyaient sur les murs et (levaient imiter l'effet des vitraux de couleur. Les colonnes étaient peintes en rouge, leuis chapiteaux en vert

Peinti RE SUR VERRP>. — Si l'on considère l'effet général , l'harmonie des teintes et la richesse des couleurs , le bel âge du vitrail , c'est le XIII* siècle, surtout le temps de saint Louis. A mesure qu'on s'écarte de cette époque , si brillante aussi pour l'architecture , les productions des peintres-verriers perdent de leur mérite. Un des restaurateurs de l'art du peintre-verrier en France , M. Thévenot , de Clermont , a dit : « Les vitraux sont moins briUants de ton , moins harmonieux « de couleur dans l'ensemble et l'aspect général au XIV* siècle. 11 « y avait dès lors une disposition évidente à substituer le dessin à la « couleur, »

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Quoique Ton ait encore figuré des légendes renfermées dans éa médaillons, cependant, à partir du XIV* siècle, on peignit les fignici beaucoup plus grandes qu^au XIII*, et souvent de grandeur mtiirelie : elles étaient encadrées dans des arcades tréflées au «"»■«*< d couvertes d^un fronton triangulaire garni de crochets, accompagné de deux pinacles ou clochetons, comme nous en voyons dans raidiitecture de Tépoque. Ainsi l'on abandonna peu à peu Pusage des encadrements chargés de petites figures , placés sur fond de mosaïque. Les fonds sur lesquels se détachaient les figures étaient d*une senle couleur dans thaque baie , et quelquefois dans plusieurs baies des fenêtres.

Quant à Texécution des personnages , on s*étudia à mieux exprimer les ombres, à donner plus de relief aux draperies : les couleurs eorent un peu moins de brillant : on fit un plus grand usage, au XIII* siècle, des tons jaune et vert pâle.

Les morceaux de verre forent un peu plus grands, et les plood» conséquemment plus écartés.

L^emploi des émaux , dont il est diflicile de fixer absolument Foriginc, prit une grande extension vers la fin du XIV* siècle. Ces émaux, ou couleurs fusibles, s^introduisaient dans des entailles praliquécs dans le verre au moyen de Témeri. Écoutons Tcxplicatlon, que donne Piore Le Vieil , de ce procédé et de ses avantages :

« Les draperies des figures devinrent plus riches, lorsqu^on s*a%ba « de graver tous les ornements nécessaires avec Témeri et Peau , qui « rongeait la couleur et découvrait le fond blanc du verre. On formait « une broderie par le moyen d'une nouvelle couverte d'or ou d'argent, « qu'on y appliquait suivant le coloris arrêté sur les cartons, composée « elle-même de ces nouveaux émaux. Alors les fleurs de lis de l'écu de a France , réduites à trois par Charles V , qui étaient insérées et en- « castrées avec le plomb dans un carreau de verre bleu, fondu tel dans « toute sa masse, percé à l'endroit de fleurs de lis de verre jaune a\cc « autant de soin et de risque que de perte de temps ; ces trois fleurs a de lis, dis-je, se montrèrent sur un champ d'azur d'un seul mor- « ccau , sur la surfoce duquel elles furent creusées et recouvertes d^un « émail de couleur d'or, sur le revers du fond blanc que l'émeri avait « découvert. Dans d'autres écussons, les plus chargés de pièces de blasons « dont l'assemblage avait auparavant demandé un temps considérable « à cause de la multipUcité des pièces de rapport qui entraient dans « leur exécution , les [diflérenls quartiers se développèrent sur autant

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