‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 86 sur 128 · STYLE OGIVAL SECONDAIRE (PONTS BAPTISMAUX · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL SECONDAIRE (PONTS BAPTISMAUX

leurs &ces de dessins ou compartiments qui figurent une fenêtre rayonnante ; dans quelques-unes des cu?es de ce type, des colonnettes encadrent chacune de ces fenêtres et séparent les panneaux les uns des autres.

Les fonts qui m*ont paru les plus répandus et les plus caractéristiques du XIV« siècle sont les monopédiculés , avec calice octogone reposant sur un pédicule de même forme , et ayai^t aussi une base à huit pans.

Les panneaux sont habituellement , comme dans les types précédents , ornés d'arcalures ou de fenêtres simulées.

Le font qui suit appartient à celle catégorie , aussi bien que celui que j'ai dessiné à Langres et figuré dans mon Cours d'antiquités ( tome VI ) : toutefois , cette forme s'était produite dans la seconde moitié du XIII» siècle, el on ne saurait spécialement Fattribuer au XI V».

L'un des plus beaux fonts du XIV« siècle que j'aie rencontrés est celui de Mayence ; il est en plomb et présente l'image d'une coupe multilobée,

d*iiii cUamètre considérable , qui repose sur un eoart pédieule oetogoM. Les iobes de la coupe sont extérieurement ornés de moulures da»s le style du XIV* siècle, et des images du SauTeur, de la Sainte- Vierge, de saint Martin et des douze ApAtres. Il a été fondu en 1338.

Tombeaux.

PBNDANT le XIV« siècle, les tombeaux ne se distinguent de ceux du xni* que par la manière dont les ornements sont traités. Les caractères que f ai indiqués, pour Tarchitecture du XIV* siècle, derroot facilement faire reconnaître les tombes à arcades placées le long des murailles ; les colonnettes qui supportent les voûtes , les frontons à finiilles rampantes qui souvent couronnent Tare ogival, les pinacles qui parfois les accompagnent, enfin les moulures qui garnissent le devant du tombeau fournissent des moyens belles de classification chronologique , pour les monuments de quelque importance.

Les trob statues suivantes, dessinées à Campigny ( Calvados), appartiennent à deux tombeaux du XIV* siècle : le premier offre deux statues couchées , le mari et la femme : le mari est revêtu de la cotte de mailles et de la cotte d'armes. On voit attachés au côté gauche son bouclier, son épée, ses gants; sous ses pieds, un lion. La femme porte un habillement à manches serrées, garnies de boutons jusqu'au coude , recouvert d'un surcot largement drapé, et un voile sur la tête. Ses piedt reposent sur un chien, emblème de la fidélité.

Le second tombeau est celui d'une femme dont le costume est le même. Un portique subtrilobé, dans le style du XIV* siècle , surmonte la tête de la statue qui repose sur un coussin porté par deux anges.

Trois tombeaux remarquables du XIV* siècle existent dans la grande église de Fécamp.

Sur un de ces tombeaux, autour de la statue assez bien drapée et la tête surmontée d'un dais, étaient six figurines, dont deux seulement subsistent ; les autres, mutilées, n'offrent plus qu'une partie du corps ; autant qu'on peut en juger aujourd'hui , les poses de ces statuettes étaient très-bonnes, et l'on doit regretter qu'elles aient été si complet tement endommagées.

Sur la partie antérieure du tombeau sont des arcades à présent au nombre de neuf et demie, car la dernière, vers la tête du défont, a été presque supprimée : elles devaient être primitivement au nombre de

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dix. Dans chacune de ces arcades, tréflées à Tintérieur, sont sculptées en bas-relief diTenes scènes de la vie de Jésus-Christ , savoir : la Nativité, la Passion, la Résurrection, T Ascension, etc., etc.

L^autre tombeau n*avait, en-dessus, que quatre fifurines. La mitre et le collet de h statue sont ornés de pierreries. La partie antérieure du tombeau est garnie de sis niches en bas-reliel^ plus soignées que les précédentes. Les personnages étaient plus grands. Chaque compartiment est couronné de trois petits frontons triangulaires, disposés de manière à abriter les personnages. La même chose existe à Topposé. Ce tombeau devait être isolé, et je pense qu'il n'est plus dans sa position primitive.

Le troisième tombeau est fort endommagé. Il y a sept arcades en avant du tombeau. Entre les frontons se voient des anges ailés, debout

On distingue diflérents groupes de personnages dans les arcatures.

Les statues tombales en bronxe ont été usitées au XIV* siècle < au XI IK Je donne, à la page 028, la statue de Jean de Dormans, évéque de Beauvais, qui avait été inhumé à Paris, dans Téglisedes Chartreux. Cette statue, en cuivre jaune, était posée sur une tabk de marbre noir sur laquelle on lisait Tinscription suivante, que je reproduis d'après la copie de Gaignières :

ANNO MILLBNO TBa C TIB I SCPTOAOBIIO (1373)

SOLVITOB BT UBMBBIS SCPTBNA LOCB NOVBMBBIS

J. DB OOBMANO PBUfO PBO SBBOMANO

PHBSCLB SUSCBPTDS, PATBB HINC BBLVACDS ADEPT08

•>UB PBARCO KEOB CARCBLLAVIT DOCK LEGB

.... FOVBNDO SOB ACT1S

INTtS CONFBATBBM POEBOBL'H QUBM SCITO PATBBM

COLLEOII CLACSTBI BRORBLU SIT SCILS ASTBI.

Des deux côtés sont des anges en cuivre jaune comme la statue; ils soutiennent chacun un phylactère sur lequel on lisait ce qui suit : sur Tun, In pace fiât iocus; sur Tautre^ El habilatio ejus in Syon.

Au milieu du chœur de l'église du collège de St-Pierre de Beauvais, à Paris, on voyait, entre le pupitre et les degrés du sanctuaire, deux statues en cuivre jaune , reposant comme la précédente sur une table en marbre noir, lesquelles appartenaient à d'autres membres de la famille de Dormans (1375-1387).

Les statues étaient souvent placées dans des arcatures pratiquées dans les murs latéraux et que l'on a appelées tombeaux arqués : nous

»T*TIB TOMP.vi.F y\ MOX/t l»F i. DE POIlHiTI», Évf<jriÇ DE BE»VTM«.

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