‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 95 sur 128 · XV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

XV* SIÈCLE

iv trouve dans rarchitecture f de la fin duXV* siècle et delà i** moitié du XVI* de teUes analogies avec celle de la i** moitié du XV*, qu*au premier abord on regardera peut-être comme inutile d*établir entre elles aucune distinction ; cependant, en comparant avec soin les monuments de ces deux époques, on ne tardera pas à apercevoir les diflTérences quelquefois très-légères, il est vrai, mais pourtant frappantes pour Tcril d*un observateur attentif.

Ornements.

IL s'établissait efiTecUvement en France, en Angleterre et en Allemagne, vers la Gn du XV* siècle, un systèmt de décoration monumentale qui consistait surtout & surcharger de ciselures toutes les parties des édifices, et à substl* tuer aux colonnes et aux entablements un nombre considérable de filets et de nervures. Les sculpteurs produisaient des morceaux d'une élégance étonnante, d'une exécution éblouissante.

Ainsi on trouve, plus porticulièrement à la fin du XV* siècle, les FESTONS TtiLoaés, suspendus aux voussures des portes, des arcades, des fenêtres, aux arcs-boutants , et parfob aux arceaux des voûtes :

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STYLE OGIVAL DE LA 3« ÉrUQL'E (ORNEMENTS;. 663

les festons couronnent même quelquefois les entablements et fonnent, au sommet des murs, des espèces de dentelles et de crêtes (V. la partie A de rélévation figura page 66&).

Les PAHNiAUi tapissant les murs ;

les BBODEBIBS; les PINACLES BII AP- PLICATION, garnis de gros bouquets de feuilles déchiquetées ; les DAIS et les iiicBBS en encorbellement, couverts de ciselures d*une extrême Gnesse ; les cbps db vigmb, découpés à jour; les bntbblacs, les ababisqobs et les birceaox, caractérisent, surtout, la fin du XV* siècle et le commencement du XVI*. Les QOATRE-FBciLLEs, également fort communs, ont assez souvent plus de hauteur que de

largeur, les deux feuiUes verticales étant un peu plus longues que les feuilles horizontales.

Des nervures prismatiques, ou de simples filets, remplacent les colonnes bien plus souvent que dans la première moitié du XV* siècle. Ces nervures se prolongent quelquefois tout autour des arcades, sans qu'il y ait d'en tablement ni rien qui indique la place des chapiteaux.

Les rampes de quelques balustrades imitent souvent les feuilles de fougère, elles offrent des combinaisons assez variées; celles que voici sont très-com-

i dans les églises du commencement du XVI* siècle.

DE GAUIIONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIB

Portes.

G 'est principalement dans les derniers temps de la période ogivale que nous trouvons chei nous les portes et les fenêtres, en forme d'accolade, qui se rencontrent si ft^uemment dans Tarchitecture mauresque.

11 7 a des portes qui disparaissent, pour ainsi dire, sous les dentelles et les festons des voussures. Quelques frontons, surmontant les arcatures ouïes fenêtres, présentent une brisure ou un renflement comme celui qui surmonte la feiiéti-e suivante.

PoBCHRS. — Les porches ou vestibules, au lieu d'offrir une forme rectangulaire , affectèrent assez souvent la forme d'un triangle ; il y en a sans doute de fort remarquables, mais en général l'effet en est mauvais, selon moi : ces porches ne servent d'uilleurs qu'à masquer les façades que l'on s'est, à ce moyen , dispensé de décorer.

On peut juger de l'effet d'un porche triangulaire par celui de l'église de Notre-Dame d'Aiençon , beaucoup trop vanté ; il est vrai que les ligues horizontales et les pan«

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