TTLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQUE ( TOURS
eu Brisgaw, dont la pyramide est à jour (I] ; on admire le parti qa^on a su tirer da grès voagien poar ces prodiges de légèreté, qui n'ont en rien compromis la solidité.
La tour de Thaun ( Haut-Rhin ) nous offre un autre exemple du parti que l'on a tiré du grès vosgien en Alsace; elle est à jour comme la précédente , et les détails en sont de la plus grande finesse ; nous présentons (p. 666) une esquisse bien imptrfaite des parties supérieure et moyenne de ce charmant clocher.
La tour de Caudebec offre aussi une pyramide à jour ; la pyramide terminale du clocher nord de Chartres, é1e?ée en i500 , celle de la tour de la cathédrale de Strasbourg, la tour d'Anvers , la tour de la principale église à Vemeuil, enfin celles des cathédrales de Rodei. de Metz, et quelques autres doivent encore être dtées comme des types remarquables de la dernière époque ogivale.
Beaucoup de tours de cette époque offrent, sur les angles de l'édifice carré qui supporte la pyramide, des obélisques ou clochetons qui se rattachent au corps du clocher par des arcs-boutants d'une légèreté extrême, dont l'intadros est orné de festons et de découpures.
Ce type, auquel appartiennent la tour de Caudebec CSeine-Inièrieure et une des tours de Mende (Loière), a été reproduit avec plus de simplicité dans plusieurs Hèches en pierre. Je dois à l'obligeance de M. de Glanville, membre de l'Institut des provinces, l'esquisse d'une de ces tours, oelle de Valiquerville, arrondissement d'Yvetot (Seine-Inférieure) ( page suivante ). Les clochetons angulaires de cette tour portent des arcs-boutants festonnés et percés d'arcatures trilobées.
On fit aussi des pyramides à jour en bois, revêtues de plomb (Couches, Évreux } ; elles sont toujours d'une grande élégance.
Comme il me faut présenter ici des tours de différentes formes et celles qui ont été les plus usitées, je reproduis (page 660) un type que l'on rencontre dans certaines contrées : c'est une tour carrée en charpente, recouverte de plomb ou d'ardoise , établie sur une base en pierre.
L'étage supérieur est percé de croisées ou de fenêtres carrées , et le toit, portant des lucarnes sur ses quatre faces, se termine par une galerie en plomb élégamment découpée à jour et par deux épis.
(1) U n'e»! queMiOD ici que de la partie «upérieurc de la tour, la partie io* férieore est d'une époque plut aocienoe.
STTLB OGIVAL DE LA 3* IPOQOE (TOURS).
T0«1 Dl lA |M MOITIÉ 00 XTI« SifeCU,
670 DE GAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'ARGHÉOLOGIB.
Ce tjpe a été commun au commencement du XVI* siècle, Ha»^ ceruins diocèses, surtout dans les contrées où la pierre était rare.
Sans doute, ces tours, dont Tarchitecture se rapproche de ceDe des maisons privées, sont loin d'être élégantes comme les flèches eo pierre; mais elles rachètent leurs défauts par une certaine originalité.
Cliapelles seigneuriales.
I E XV* siècle est une époque assez riche pour les chapelles détachées Ll des églises. Ou voyait alors, dans les châteaux, de petits oratoires tiès-remarquables par leurs détails et la finesse de leurs sculptures.
CUAPF.LLB DO CRVTEVC DEjGCOTlUI
Comme exemple d'une petite chapelle seigneuriale de la fin dn XV* siècle, je citerai celle du château de Jucoville, près La Cambe, arrondissement de Bayeux , appartenant à M. le comte de Cussy, membre de la Société française d'arohéologie. C'est un joli petit édifice isolé, composé d'une nef et d*un sanctuaire, dont voici l'élévation.