FRAGMENT DE L'ABBAYE DE LORSCH
Lorsch qu'on voit sur le chemin de Manheiïim à Darmstadt, et qui date de l’an 776, offre des chapiteaux composites et des pilastres ioniques, qui montrent qu'à cette époque encore on imitait assez correctement l’antique.
L'état prospère auquel les arts étaient parvenus ne put se maintenir dans les temps moins heureux qui suivirent le règne de Charlemagne.
Les dissensions intestines et les malheurs sans nombre qui résultèrent de l’invasion des Normands amenèrent bientôt une décadence marquée dans l'architecture ; on vit s'éteindre, à la fin du IX°, siècle et dans le Xe., le talent des architectes, en même temps que les lumières de l’ancienne civilisation, ranimées par Charlemagne.
Une superstition bizarre contribua peut-être encore à hâter la décadence de l'architecture ; on croyait que la fin du monde arriverait dans le X°, siecle: le découragement et l’apathie qui résultaient de cette croyance paralysaient les esprits, et loin d'élever des constructions nouvelles , à peine réparait-on les anciennes,
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