SARCOPHAGE A BORDEAUX
Ce sarcophage offre un évasement sensible depuis sa base jusqu’à son ouverture ; plusieurs autres cercueils chrétiens affectent la même forme,
Le devant de ce beau cercueil est divisé par des pi!astres en trois parties principales : le panneau central est occupé d’abord par le monogramme du Christ, encadré dans une espèce de couronne ou de guirlande , puis par des guirlandes de pampres chargés de fruits, sortant de deux vases et remplissant tout l’espace compris entre le monogramme et les pilastres; les deux autres compartiments sont ornés chacun de deux rangs de cannelures disposées en zig zag et séparés l’un de l’autre par une bordure.
Le couvercle en retrait sur le cercueil, prismatique et à bouts rabattus, est aussi divisé en trois compartiments. Au centre, on ya répété le monogramme du Christ avec les lettres À et w ; des rameaux à feuilles en forme de cœur remplissent les deux autres compartiments : l’autre côté du toit, qui ne devait pas étre en vue, n'offre que des feuilles imbriquées.
Beaucoup de cercueils qui, camme le précédent, ne sont point dé- {fi} corés de personnages, sont couverts |}/|} de cannelures en spirale qu'on ap- }{ pelle des strigiles, parce qu'elles ressemblent par leur forme à l’in-
strument dont les Romains se servaient pour ôter la sueur qui couvrait leur corps et pour se nettoyer la peau dans le bain.
L'étude des sarcophages n’est-elle pas importante pour l’histoire de l'art ?
Très-importante, Nous y voyons d'ailleurs les premiers pas du génie chrétien dans la sculpture, et quoique cette école ne fût pas encore dégagée des traditions païennes, elle nous offre cependant des types hiératiques bien arrêtés et une symbolique déjà compliquée. L'étude des sarcophages est donc d’une grande importance et d’un immense intérêt.
Vous parlez souvent du monogramme du Christ, expliquez-nous cette figure ?
Ce monogramme est celui que Constantin avait fait tracer sur le labarum : il se décompose en P { Ro) et X { chi), et se traduit par Christos ; en grec, le Christ. Les lettres À et © qui accompagnent ordinairement le monogramme, sont placées pour indiquer que J.-C, est le commencement et la fin, suivant les paroles rapportées dans l'Apocalypse de saint Jean : Ego sum alpha et omega, principium et finis. Tertulien a donné l'explication de ces deux lettres mystiques.
Qu’appelez-vous tombeaux arqués ?
Les catacombes de Rome renferment beaucoup de tombeaux sous des
= rm TIR ‘ui HR 2 A vnlli
A le due SA lv