‹ Abécédaire, ou, rudiment d'archéologie (volume 2)Chapitre 5 sur 154 · V1 PRÉFACE DB L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

V1 PRÉFACE DB L'ÉDITEUR

Dès l’année 1829, plusieurs sociétés savantes et divers archéo-

logues de l’ouest et du. nord de la France, se réunirent pour. réclamer près du ministre de l’Intérieur contre les décisions municipales qui devaient entraîner la, démolition. d'un certain nombre de monuments précieux. Cette association, improvisée sous l'inspiration de M. de Caumont, qui parcourait la France pour réunir les éléments de son cours d'antiquités, se signala. surtout lorsqu'en 1832 le conseil municipal de Poitiers eut la mauvaise pensée de sacrifier le baptistère Saint-Jean de cette ville,. monument unique en France et qui date du V°. siècle, pour élargir une rue. Des pétitions motivées furent adressées de différentes villes, et ces justes réclamations obtinrent gain de cause : le baptistère Saint-Jean est resté debout, il sera conservé; il est devenu, grâce à ces efforts, le musée d’antiquités du département de la Vienne.

. Cependant l'association qui s’était spontanément formée entre les archéologues du Poitou, du Maine, de la Touraine, de la Normandie , etc, , ete., avait d’autres services à rendre. Le gouvernement n'avait pas encore songé à créer les comités qui fonctionnent aujourd'hui.

L'association comprit que sa mission était grande : elle fit un

appel à tous les hommes de cœur qui voudraient coopérer à son œuvre, et après avoir étendu ses rameaux sur presque tous les points du royaume, elle s'organisa définitivement, en 1834, sous le titre de Société francaise pour la conservation des monuments nationaux, - Le Congrès archéologique de France fondé par cette Société a constamment offert un grand intérêt depuis l’année 1834. M. de Caumont l’a vivifié par ses enquêtes archéologiques si intéressantes, si habilement dirigées, qui, tout en réunissant de précieux matériaux pour l’histoire de l’art dans chaque province, donnent lieu à un véritable enseignement oral toujours infiniment profitable pour lés honimes réunis à l’appel de la Société française.

Quand on observe attentivement les monuments de plusieurs provinces, on reconnaît bientôt dans les édifices contemporains des types généraux, uniformes; mais on voit en même temps

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