V. Petit del
Profils des moulures.
ÉLÉVATION INTÉRIBURE DE L'ÉGLISE DE LA CHARITÉ-SUR-LOIRE (NIÈvRE),
Moditlons et Curniches, Les corbeaux ou modillons , placés ordinairement sous les corniches des murs extérieurs, remplissent le même office à l’intérieur de quelques édifices.
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Le plus souvent ces espèces de consoles figurent des têtes d'hommes grotesques et grimaçantes, des têtes d'animaux, des monstres, des griffons, des volutes, des sautoirs, des angles de corniche, les signes du zodiaque, etc., etc, ; on y voit aussi assez souvent des obscénités.
On trouve la plus grande variêté dans les modillons, et l’on y a parfois représenté divers objets d’un usage habituel, tels que la bouteille, le petit tonneau dont se servent encore Îles ouvriers de Ja campagne, pour porter aux champs leur boisson, le verre à boire, etc.
Quelquefois des rosaces ou autres figures ont été sculptées entre les modillons.
Il y a aussi des modillons simples et en forme de console, comme ceux des églises romanes primitives.
Nous avons déjà vu qu'en Alsace, sur les bords du Rhin et dans le midi de la France, le couronnement des murs repose sur des piedsdroits ou ressauts avec des arcatures à consoles très-plates dans les intervalles ; suivant les provinces, on pourrait remarquer quelques différences dans la manière dont les modillons sont traités. Dans
l'Est et en Bourgogne, les figures grimaçantes sont plus rares que dans le N.-0. Souvent l'extrémité des consoles est taillée en doucine, très évi-
dée. En Auvergne, les modillons et les corniches ont heancoup de saillie (voir page 112 ).
Sans nous attacher aux variations loca'es en considérant les modillons d'une manière générale, on peut dire que ceux qui supportent des arcades Bonn semi-circulaires sont moins anciens que les modillons à entablement droit, et leur suc- | cédent parfois à la fin du XI°. siècle.
Ceux-là sont, à leur tour plus vieux que les modillons séparés les uns des autres par de petits ER — arcs trilobés, ou alternant LL en KIA) LT ql comme on en voit dans le MM re dal L q | XIIe. siècle, ou que les | — ill ll (D VA ie =; modillons aplatis et por- "M | ll mul tant des arcs, dans
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soles avec sous-arcatures.
Enfin , les modillions aplatis, ornés de fleurons ou d'autres moulures et surmontés d’arcatures en ogive PE ( avec. sous-arcalures x ou contre-corbeaux
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et les modillons en dents de scie, sont les TR te moins anciens de tous : on les rencontre très- vi a ff communément dans le XIIIe. siècle.
La corniche qui surmonte les modillons est quelquefois toute simple ; d’autres fois elle est ornée de zigzags, de moulures hachées (V. p. 88 et 121), de denticules, de dessins en échiquier, de torsades, etc.
Elle se modifie comme les modillons dans le cours du XIIe. siècle, et se charge quelquefois de moulures variées. |
Colonnes. Les colonnes présentent un grand nombre de proportions diverses suivant la position qu'elles occupent ; le plus souvent elles sont droites entre la base et le chapiteau, ct p'ont point de renflement ; dans l'église Ste.- Marie du Capitole, à Cologne, la diminution du fût entre la base et l’astragale est considérable.
Certaines colonnes sont pesantes et courtes, formées d'un gros fût cylindrique.
L'usage s’introduisit assez généralement dans le XI°. siècle de former les piliers d'un assemblage de demi-colonnes réunies en faisceau. Cette innovation, l’une des plus notables du XI, siècle, est un acheminement très-marqué vers le système nouveau d'architecture que nous verrons adopté dans la suite ; là est renfermé un des principaux éléments du style ogival. Du moment que la colonne n'était plus le support réel, mais seulement l’accessoire, l’ornement du support, on
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