XIV INTRODUCTION
Supposons qu'un observateur parcoure la France, qu'il y voie successivement des édifices chargés de dentelles et de broderies de pierre comme les églises de Caudelec, de Notre-Dame-del'Épine, de Notre-Dame-de-Brou , de St.-Maclou, de Rouen: des églises dans le style le plus simple, mais non moins gracieux, de Coutances, de Chartres , de Reims; puis des églises à plein-cintre, comme celles de Vézelay, de St-Etienne, de Caen ;: de St. -Sernin, de Toulouse, le plus souvent il se persuadera que ces différents styles sont le résultat du caprice, et que plusieurs architectures ont régné simultanément.
Si son raisonnement va plus loin, et qu'il sûût 8oduit 4 éonclure de l'observation des faitg qae ces diversæs atthitectures se sont succédé et remontent à des siècles différents, il démetrrèra persuadé que les édifices les plus ouvragés sont les plus tineiens. C'est là l’idée que j'ai toujours vu naître dans l'esprit de ceux qui n'avaient point de dofnées archéologiques, ét é’est précisément k contraire de la vérité.
Pour éviter des erreurs aussi graves, il faut donc commencer . par indiquer comment se sont développées l'architecture et la seulpture ‘en France; or, rien n'est si simple el #i facile avet le secours de quelques figures.
Deux grands faits viennent établir une division très-nette dans l’histoire des monuments, savoir : que jusqu’au XII°. siècle les principes de l'architecture antique plus ou moins modifiés ont été suivis, mais qu’à partir de cette époque une architecture nouvelle, toute différente de formes et de printipes, a sürgi dans le monde : ces deux architectures ont pour générateur,
La première, le plein-cintré ;
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