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ÈRE ROMANE SBCONDAIRB. {ICONOGRAPHIE. ) 167 fléau de la balance un mouvement qui assure l'avantage à la somme des bonnes œuvres
Près de là est une chaudière dans laquelle un démon entasse les
Victor Petit dels
FRAGMENT DU GRAND BAS-RELIEF DU PORTAIL D'AUTUNe
malheureux réprouvés. Un autre démon, qui a le corps dans le fourneau qui sert à chauffer la chaudière , en sort à moitié pour enchaîner d’autres damnés et les entraîner dans le feu éternel. L’'impression que
produit cette image est adoucie par l'idée gracieuse de deux ressuscités qui vont chercher un asile dans les plis ondoyants de la robe de l’Archange,
Dans l’autre partie du bas-relief, une longue suite de saints personnages élèvent les yeux vers le trône de Jésus-Christ, et semblent prier pour leurs frères. La Jérusalem céleste est représentéé, suivant les images poétiques de l’Apocalypse, par un vaste et somptueux édifice. Quelques ressuscités y sont déjà parvenus, d'autres s'efforcent d'y . entrer. Les Anges viennent à leur aïde (1).
Sur d’autres bas-reliefs la Jérusalem céleste est représentée par une ville murée dont les remparts sont surmontés de tours à toits arrondis, tantôt coniques, tantôt en forme de coupoles. Les portes de la ville sont bardées de ferrures qui se ramifient et forment des enroulements comme les ferrures du temps. De somptueux édifices paraissent au-dessus des murailles. En un mot, la Jérusalem céleste est représentée comme une ville fortifiée du XIIe, siècle,
La représentation des peines de l’enfer ne se voit pas seulement dans les façades d'églises, on la retrouve encore sur des chapiteaux, sur des frises , etc.
Le démon est habituellement représenté, aux XI°. et XII°. siècles , sous la forme d’un homme à figure horrible, la tête armée de cornes, le corps velu, souvent armé d'un croc dont il se sert pour précipiter les réprouvés dans l'enfer représenté par une énorme tête à gueule enflammée, Quelquefois il a une tête d'oiseau, une figure grimaçante sur le ventre, et une queue de vipère,
Le Christ n'est pas toujours représenté dans le tympan des portes ; on le trouve quelquefois à la partie supérieure des façades, C’est ainsi qu'on le voit à Notre-Dame-la-Grande, à Poitiers, dans la façade de l'église de Ruffec, dans celle de la cathédrale d'Angoulême. Sur ces églises, il est représenté debout , au milieu des animaux symboliques à Poitiers et à Angoulême, entre deux anges à Ruffec.
En Italie, c’est aussi le plus ordinairement au sommet des façades qu'on voit la figure du Christ, soit avec des anges en adoration, soit avec les symboles des quatre évangélistes,
(1) Voir la Description du portail de l'église cathédrale d'Autun, par M. l'abbé Devoucoux, membre de l'Institut des provinces, et la belle planche figurant ce tympan dans le grand EM de M Du Sommerard, intitulé :
Les Arts au moyen-âge.
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pas permis au sculpteur de figurer | F SAN 2) RM Le NA
J'ai dit que le Sauveur est ordinairement entouré des animaux symboliques , d’anges ou d’autres personnages ; il peut aussi se
les accessoires ordinaires.
Qu’appelez-vous nimbe ?
C'est un cercle ou disque qui, sur les monuments antiques, environnait la tête des divinités.
Les artistes chrétiens adoptèrent le nimbe; non-seulement les trois A AN LL hote BE ll personnes de la Trinité, mais la (ls ni mu > rss Sainte Vierge, les Apôtres, les Saints, la Vertu personnifiée reçurent cet ornement dans les monuments peints ou sculptés.
Le nimbe qui entoure la tête des saints est toujours rond ou en forme de bouclier : il est rond, dit Guillaume Durand, écrivain du XIIIe. siècle, conformément à ce passage de l’Ecriture : Scuto bonæ voluntatis tuæ coronasti nos. Mais quand on représentait un saint vivant, le nimbe avait la forme d'un bouclier carré, dont les quatre côtés étaient symboliques des quatre vertus cardinales (V. mon Cours d’'antiq. ,t IV, p. 207),
En France, le nimbe se voit rarement aux Prophètes, aux Patriarches et aux Rois de l’Ancien-Testament ; cependant on en a quelques exemples. Dans l'église grecque, au contraire, on les nimbait comme les Saints de l'Evangile et sans distinction les uns des autres.
Au reste, l'absence du nimbe ne doit pas toujours faire révoquer en doute la sainteté du personnage. À St-Trophimé d'Arles, la figure du Christ qui occupe le centre du tympan du grand portail, n’est pas nimbée. Dans les bas-reliefs, le nimbe manque quelquefois là où il ‘n'était pas facile de le placer et dans les figures trop éloignées de la muraille pour qu'il pôt y être fixé d’une manière solide.
Les trois personnes de la Trinité n’ont-elles pas un signe distinctif dans leur nimbe ?
Les trois personnes de la Trinité se distinguent facilement de tous les autres personnages nimbés, parce qu'une croix grecque se dessine au milieu de leur nimbe. Ainsi le Père, le Fils, et le St.-Esprit ont
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