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des nimbes crucifères ; et quand ils sont représentés par des figures symboliques, ces figures sont entourées du nimbe croisé,
Présentez quelques exemples à l’appui de cette assertion.
L'agneau, symbole du Christ, immolé par les enfants d'Israël, porte constamment le nimbe croisé (1).
Dans les bas-reliefs du XIIe, siècle et dans les siècles suivants , l'agneau soutient toujours du pied une croix à laquelle flotte souvent un petit étendard, qu'il se retourne quelquefois pour examiner,
Voici la colombe, image du St.-Esprit, la tête également entourée du nimbe crucifère.
Dieu le père est parfois représenté par une main sortant des nuages ou du ciel, entourée du nimbe comme la suivante. Cette main présente toujours les trois premiers doigts ouverts et les autres fermés : C’est là la main bénis-
: sante,
Qu'est-ce que l’auréole? L'auréole est cet encadrement elliptique que beaucoup d'antiquaires ont désigné sous le nom de vesica piscis, et qui encadre habituellement h figure du Chrit (V. la page 98, et le Christ de Vézelay, p. 464).
Cependant les auréoles ne sont pas toujours de cette forme, il y en a de rondes et de quatrilobées. |
L'aüuréole, que M. Didron appelle gloire, est réservée aux trois per-
(1) L'agneau à sept yeux et à sept cornes de l'Apocalypse a été rarement figuré sur les monuments : le nombre 7 désigne les sept esprits ou sept dons envoyés par Dieu sur la terre. È
Le nombre 7 est aussi celui des têtes et des cornes des bêtes infernales de l’Apocalypse.
La bête à 7 têtes de l’Apocalypse a chacune de ses têtes nimbées, excepté celle qui est blessée à mort et qui est dépourvue de nimbe habituellement.
ËRE ROMANE SBCONDAIRE. (ICONOGRAPHIE.) 171
sonnes divines et à la Sainte Vierge. Nous trouvons la Sainte Vierge
encadrée dans une auréole sur le tombeau de saint Junien, près Limoges.
LA SAINTE VIERGE ENCADRÉE DANS UNE AURÉOLE ELLIPTIQUE, SUR LE TOMBBAU DE SAINT JUNIEN,
Léo Drouyn del,
L'auréole entoure parfois l'âme des Saints, figurée par un petit corps humain, comme on la représente au XI°. et au XIIe. siècle, L'âme est ainsi, dit M. l'abbé Crosnier, déifiée en quelque sorte au moment où elle retourne au sein du Créateur; maïs jamais les Saints, quelque vénérés qu'ils fussent, n'ont été entourés de l’auréole, soit dans les peintures, soit dans les sculptures.
Voici la représentation d’une âme dans une auréole, deux anges la reçoivent et l’emportent au ciel malgré les efforts que font deux démons pour s’en emparer (1).
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Il y aurait une foule d’autres observations à faire sur le nimbe et l’auréole au XII°, siècle. On trouvera les détails les plus complets sur ce
(1) Ce chapiteau est tiré de l’église de Rucqueville, décrite dans le 1%. volume de ma Statistique monumentale du Calvados.
sujet dans l’Iconographie chrétienne de M. Didron et dans l’ouvrage plus élémentaire qu’a publié sur le même sujet M. l'abbé Crosnier, On avait figuré très-rarement le Christ en croix du VIe, siècle au X°. :