‹ Abécédaire, ou, Rudiment d'archéologie (architecture religieuse)Chapitre 123 sur 182 · LABYRINTHE DF. SAINT-BERTIN · texte numérisé non relu

LABYRINTHE DF. SAINT-BERTIN

Le labyrinthe de St.-Bertin , à St.-Omer, est détruit, mais on en possède un dessin publié par M. Wallet.

« Il était composé de carreaux blancs ou jaunes et de carreaux « noirs ou bleus et était inscrit dans un carré; son chemin de parcours « présentait, comme tous ceux que nous connaissons, un guillochis « simple continu ; mais ce guillochis était ici à angles droits.

« Ce pavé était composé de 49 carreaux de chaque côté ; par con- « séquent sa superficie présentait un nombre de 2,401 carreaux. »

Il se trouvait dans le transept méridional de l’église; on le détruisit.

dit-on, parce que les enfants et les étrangers qui le parcouraient troublaient l’ofïice divin.

C’était le plus ordinairement dans la grande nef que ces pavés étaient placés , quoiqu’il y en eut quelques-uns , comme à St.-Bertin , dans les transepts , devant les principales portes latérales.

On voyait, il y a peu d’années, au milieu de la nef de Chartres, un labyrinthe circulaire exécuté en pierre bleue , que Ton appelait communément la Lieue , parce que, pour le parcourir à genoux, on mettait une heure à faire le chemin. Il avait 668 pieds de développement depuis l’entrée jusqu’au centre.

Le labyrinthe de la cathédrale de Sens , dont je présente aussi l’esquisse , ressemblait beaucoup au précédent : il était incrusté de plomb et avait 30 pieds de diamètre : il fallait, dit-on, une heure pour en parcourir tous les circuits et on faisait 2,000 pas en les suivant exactement.

Le labyrinthe de St. -Quentin est octogonal , il existe toujours ; celui de la cathédrale d’Amiens , qui n’existe plus depuis 1825 , était de la même forme.

Le labyrinthe de la cathédrale d’Arras, détruit depuis la Révolution, se voyait dans la nef; comme ceux des cathédrales précédentes , il était de forme octogone , composé de carreaux jaunes et bleus , et présentait les mêmes combinaisons que ceux d’Amiens et de St. -Quentin.

A Bayeux, dans la grande salle annexée à la cathédrale, on voit un labyrinthe circulaire , d’une dimension peu considérable, comparativement aux précédents ; il est formé de briques émaillées ; son diamètre n’est que de 3 mètres 78 centimètres.

La voie du labyrinthe est composée de briques carrées à fond noir, chargées de divers ornements de couleur jaune. D’autres briques , d’une teinte noire et posées sur le champ , forment des lignes de séparation, tandis que des briques jaunes indiquent le point de communication d’un cercle à un autre. — Chacun de ces cercles était composé de briques du même échantillon.

Les sujets qu’elles représentent sont des griffons , des armoiries , des rosaces , etc.

Quel fut, au XIIIe. siècle , l’état de la -peinture décorative ?

La peinture murale a reproduit parfois les mêmes sujets que la sculpture et concouru avec elle à décorer les églises : la peinture fut très-habituellement usitée au XIIIe. siècle , et il n’y a guère d’églises qui n’en offrent encore quelques traces sous le badigeon

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