‹ Abécédaire, ou, Rudiment d'archéologie (architecture religieuse)Chapitre 145 sur 182 · PENSÉES ET MYOSOTIS · texte numérisé non relu

PENSÉES ET MYOSOTIS

Arcatures. — Les arcatures sont couronnées de frontons triangulaires souvent garnis de crochets.

On voit aussi les murs décorés d’arcatures très-élevées , subdivisées par de légers meneaux , et le sommet rempli de broderies comme les fenêtres. Ce genre de décoration fut souvent employé sur les grandes surfaces dépourvues d’ouvertures, principalement à la fin du XIVe. siècle et dans le siècle suivant.

Les arcatures qui suivent sont non-seulement subtrilobées, mais en-

ARCATURES DU CHOEUR DE TOUR (Calvados).

core subpolylobées ; c’est-à-dire que, sous la première arcade ogivale, on en distingue une autre trilobée et, au-dessous, une troisième à plusieurs lobes. L’esquisse que je donne (p. 525) fera comprendre cette disposition.

Les Pinacles, plus nombreux et plus élancés, présentent des aiguilles garnies de crochets , semblables à celles que nous avons déjà signalées au sommet de quelques contreforts ; ils sont souvent couronnés de fleurons.

Les Dais se compliquent et s’allongent; ils offrent souvent, comme au siècle précédent, l’image d’un édicule avec gables ou frontons triangulaires, surmontés de tours; ou bien ils imitent une enceinte fortifiée ou un château , forme sous laquelle on représente aussi la Jérusalem céleste dans les bas-reliefs.

Les Crochets , placés avec profusion sur les parties que j’ai déjà désignées, sont plus serrés que dans le XIIIe. siècle.

Quelques-uns se transforment en larges feuilles recourbées.

Dès le XIIIe. siècle ( deuxième moitié), on avait, dans quelques édifices, substitué les feuilles aux crochets, types habituels de la première époque ogivale et que j’ai figurés p. 348 ; on voyait, je crois, des feuilles au-dessus des fenêtres de la Ste.- Chapelle de Paris , mais elles ne furent définitivement préférées aux crochets qu’au XIVe. siècle.

Balustrades. — Les balustrades présentent des rosaces, des trèfles ou des quatre-feuilles encadrés, au lieu des pétites arcades ogives qui dominent au XIIIe.

siècle (1) ; quelquesunes offrent des arcades trilobées, aiguës.

Triforium. — Au XIVe. siècle, un changement très-notable se mani-

(1) Il ne faut pas oublier que je parle toujours en général ; je ne prétends pas que les balustrades supportées par des quatre-feuilles n’aient point été usitées avant le XIVe. siècle. Il y en avait eu probablement des exemples dans le XIIIe.

festa dans la galerie du triforium : au lieu d’être obscure comme auparavant, elle devint transparente au moyen de fenêtres qui correspondaient aux arcs de la galerie.

Le spécimen suivant montre un triforium transparent, au-dessous

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