‹ Abécédaire, ou, Rudiment d'archéologie (architecture religieuse)Chapitre 156 sur 182 · ÉGLISE DE NOTRE-DAME , A NÜREMBERG · texte numérisé non relu

ÉGLISE DE NOTRE-DAME , A NÜREMBERG

attribué à Adam Kraf , qui vivait à la fin du XVe. siècle (1).

(1) Il ne s’agit ici que du gable, la partie basse de l’église étant du XIVe. siècle.

STYLE OGIVAL DE LA 3e. ÉPOQUE (CLOCHETONS ). 581

FIN DU XVe. SIÈCLE.

L’architecture a-t-elle subi des changements notables vers la fin du XVe. siècle ?

L’architecture de la fin du XVe.

siècle et de la première moitié du XVIe. présente de telles analogies avec celle de la première moitié du XVe. , qu’au premier abord on regardera peut-être comme inutile d’établir entre elles aucune distinction ; cependant, en comparant avec soin les monuments de ces deux époques, on ne tardera pas à apercevoir des différences quelquefois très-légères, il est vrai , mais pourtant frappantes pour l’œil d’un observateur attentif.

Effectivement , il s’établissait en France, en Angleterre et en Allemagne , vers la lin du XVe. siècle , un système de décoration monumentale qui consistait surtout à surcharger de ciselures toutes les parties des édifices, et à substituer aux colonnes et aux entablements un nombre considérable de fdets et de nervures. Les sculpteurs produisaient des morceaux d’une élégance admirable, d’une exécution éblouissante.

Ainsi on trouve, plus particulièrement à la fin du XVe. siè le, les festons trilobés , suspendus aux voussures des portes, des arcades, des fenêtres , aux arcs-boutants, et parfois aux arceaux des voûtes :

AIGUILLE OU CLOCHETON DE LA FIN DU XVe. SIÈCLE.

les festons couronnent même quelquefois les entablements et forment, au sommet des murs, des espèces de dentelles ou décrétés (V. la partie A de l’élévation figurée page 583 ).

Les panneaux tapissant les murs;

les BRODERIES ; les PINACLES EN AP- PLICATION, garnis de gros bouquets de feuilles déchiquetées ; les dais et les niches en encorbellement, couverts de ciselures d’une extrême finesse ; les ceps de vigne , découpés à jour ; les entrelacs , les arabesques et les rinceaux , caractérisent , surtout , la fin du XVe. siècle et le commencement du XVIe. Les quatre-feuilles , également fort communs , ont assez souvent plus de hauteur que de largeur, les deux feuilles verticales étant un peu plus longues que les feuilles horizontales.

Des nervures prismatiques, ou de simples filets, remplacent les colonnes bien plus souvent que dans la première moitié du XVe. siècle. Ces nervures se prolongent quelquefois tout autour des arcades , sans qu’il y ait d’entablement ni rien qui indique la place des chapiteaux.

Les rampes de quelques balustrades imitent souvent les feuilles de fougère , elles offrent des combinaisons assez variées; celles que voici sont très-com-

munes dans les églises du commencement du XVIe. siècle.

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