INSCRIPTION , MÉROVINGIENNE , A VIENNE (ISERE
A une époque donnée , chaque ligne est comprise entre deux raies
horizontales tracées dans la pierre et dont l’écartement détermine la hauteur des caractères. Cet usage remonte au moins au VIIe. siècle , d’après les Bénédictins ; mais on ne peut affirmer que tous les graveurs aient constamment employé ce moyen de se guider, ni qu’ils aient commencé en même temps à s’en servir. Ce sont toujours des vues générales que nous présentons.
Voici une inscription de ce genre, que j’ai copiée à Mayence et qui VIIIe. siècle.
pourrait remonter au Vil*, ou au
« ce tombeau que lui a mérité une ardente foi. Baptisée jadis de la main de « saint Martin, elle dépouilla la souillure originelle pour renaître par les eaux « de la divine fontaine. Maintenant elle habite auprès de saint Gervais et de « saint Prolais dans la demeure propice que les martyrs lui ont eux-mêmes « accordée. Celle qui a obtenu dans ce tombeau le prix de ses mérites , s était « consacrée aux saints dans la société desquels elle repose. »
ÈRE ROMANE PRIMITIVE ( PALÉOGRAPHIE MURALE). 77 Le fragment d’inscription suivant existe au musée d’Auxerre ; il
porte sa date, et quoiqu’il n’en reste plus que quelques lettres, elles sont tellement pures que j’ai cru devoir le faire graver : l’encadrement de l’inscription offre d’ailleurs des moulures bien conservées , et les quatre fleuves du Paradis se trouvaient aux angles du cadre, représentés sous la forme humaine, comme dans l’antiquité classique.
L’inscription qui suit doit être moins ancienne et peut être de la fin du IXr. ou du Xe. siècle.
Elle est ainsi conçue :
VII ictus februarii obiit Ranoldus. Ilte fuit natus de Gesta Francorum anima ejus requiescat in face. Amen. Ilte fccil istam ecclesiam.
En voici une autre qui remonte au IXe. siècle , et qui doit être
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ainsi lue. Elle offre plusieurs lettres liées et enclavées les unes dans les autres :
IN ANNO XXXIIII REGNAN TE DOMINO CAROLO REGE XI CALENDAS MAI. SIC OBIIT AMELIUS LAICUS PUER. O LEC TOU QUI LEGIS ORA PRO ANI MA EJUS REQUIESCAT IN PACE.
L’inscription suivante (p. 79 ) a été trouvée près de Château-Gontier et replacée sur le mur de l’église voisine ; elle est gravée sur une grande planche en ardoise , et les caractères en sont magnifiques.
Elle a été érigée au IXe. siècle, D CCC IXX ( 819 ), comme le porte Je texte.
L’inscription tumulaire d’un jeune fils de Gérard de Roussillon, qui