AUTELS. — TOMBEAUX. —OBJETS DESTINES AU CULTE
A\itels.
ON vit paraître les rétables à colonnes et à frontons, qui se répandirent partout depuis la fin du XVI* siècle et formèrent de véritables monuments d'architecture dans les églises ogivales. On y retrouve les éléments des façades des églises modernes combinés avec art ; ils produisirent un efTet un pou théûtral, mais imposant. On peut en juger par le grand rét;ible de la première moitié du XVII» siècle, que nous présentons page suivanie. Otte révolution dans la forme des rétables et des autels fit souvent boucher les fenêtres du chevet, et occasionna des travaux considérables. 11 n'y a guère d'églises de campagne dont les fenêtres orientales n'aient été condamnées, par suite de l'application de ces édifices au fond du sanctuaire. Quoique ces autels soient souvent peu en harmonie de style avec
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le reste de l'église, nous recominamloiis instamment de les conserver et de ne pas les faire démolir pour leur substituer des autels gothiques
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Bouet del.
mal conçus, mal exécutés et très-laids, comme on en a fait un trop grand nombre depuis quelque temps. On ne prévoit pas d'ailleurs, quand
DE calmont. AiJiLCKDAinr. d'archhologie.
on se laisse eulrainer ù ces cliuDgeincnts, combien on y trouvera de déceptions, combien il sera diflicile de combler les vides. Ajoutons que la plupart des retables du XVlle et du XV111« siècle, soit en bois, soit en pierre, sont des œuvres d'art remarquables que l'on anéantit pour les rcmi^lacer par des œuvres sans valeur aucune. C'est de l'or qu'on échange ccnltc de mauvais plomb.
Tonabeaiix.
LT.ANT la période que je viens d'indiquer, les tombeaux ont été remarquables : on y employa les marbres les plus variés ;
on renrésenta souvent les défunts ù genoux.
PERIOMK yODEHNE.
On vit alors quelques cercueils renflés en forme de carène de navire, mais les anciennes formes coulinuèrent d'être employées et l'on plaça encore, comme aux siècles précédents, les statues couchées sur le tombeau. Les inscriptions, gravées sur des tables en marbre noir, occupaient le centre des grands côtés du cercueil. La tombe suivante est un bon type de ce style ; elle recouvre les restes d'un seigneur,
792 dp: caumom. ADfcLDAlRl^ d'archéologie.
mort en 1616, et ceux de son épouse ; elle doit être un peu poslérieure
à celle date.
Beaucoup de lombeaux de la même époque consistèrent dans de simples applications d'iirciiilecture sur les murailles, avec une inscription relatant les titres et les vertus du défunt : on en trouve beaucoup de cette espèce jusque dans les églises de campajjne, et ces inscriptions, malgré leur date peu ancienne, méritent d'êlre religieusement conservées et transcrites : elles ont souvent leur importance pour riiisloirc de la commune dans laquelle elles se trouvent.
Vers la fin du XYII» siècle, on se jeta de plus en plus dans la manière, la recherche, l'allégorie, et la pensée de l'artiste devint souvent une énigme difficile à interpréter.
Les formes des monuments funéraires sont trop variées pour que j'essaie de les décrire : on en trouvera des dessins dans les AntiquUcs nationales de Millin, et beaucoup de tombeaux de celte époque existent encore.
Objets destinés au culte.
A disposition et les formes de l'architecture se reflétant dans le mobilier religieux des XVII» et XVIII* siècles.
PERIODE MODERNE
Les grands reliquaires faits soit en bois, soit en mêlai, mais le plus souvent en bois, offrent une imitation des églises de l'époque, avec colonnes, galeries, frontons, etc., etc., etc.
Les encensoirs imitent les tours à dômes ou toits hémisphériques.
AUdUaiLLET: