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vitres coloriées, alTectent différentes formes assez élégantes dont M. Bordeaux a réuni les principates combinaisons dans la planche
788 DE CATMONT. ABÉCÉDAIHK DARCnÉOLOGlE.
précédente. Le même système fut adopté pour le vitrage des maisons privées.
La multiplication des textes au moyen de la presse multiplia bientôt le nombre des lecteurs, et quand les fidèles surent lire et qu'ils purent avoir des livres de prières, ils se prirent à murmurer contre l'obscurité produite par les vitraux. Le dédain que les artistes nflîcbaient pour les œuvres du moyen-âge favorisa les plaintes, les encouragea même, et Ton vit détruire les vitraux les plus riches d'effet pour les remplacer par les pûles tableaux de la fin du XVI« siècle et du XV1I% mais bien plus souvent encore pour ne mettre à leur place que du verre blanc : c'est ainsi que nous voyons , pendant le XVII* et le XVIIl' siècle, le clergé occupé partout de ces changements déplorables.
Une immense quantité de vitraux , qui avaient coûté des peines et des sommes considéiablps , furent anéantis par ceux mêmes qui auraient dû les mieux apprécier et les conserver comme un gage sacré de la piété de leurs prédécesseurs. Le clergé du XVI II* siècle a été plus vandale , sous ce rapport , que les protestants dans leurs luttes acharnées, et que les iconoclastes les plus zélés de 1793. Ceuxci n'attaquaient le plus souvent que les vitraux à leur portée , au lieu que le clergé a détruit systématiquement et à grands frais les plus grandes verrières, celles qu'il fallait aller chercher au sommet des plus hauts murs.