ÈRE ÏÏOMANE SECONDAIRE (FORME DES ÉGLISES
2« ÉTAOE REZ-DF.-CHaCBBÉE
l'LVN DE L'iif.I.ISE D'OTTMARSUEIM,
du pourtour, les autres à la tribune qui surmonte ces bas-côtés. Audessus de celles-ci s'élève un tambour octogone ou voûte très-élevée percée de fenêtres, ordonnance absolument identique avec celle du dôme d'Aix-la-Cliapelle (Voir la page suivante).
On fit aussi des églises rondes ou octogones, dans le but d'imiter celle du St-Sépulcre de Jérusalem. On connaît la curieuse église octogone de Montmorillon à laquelle on a, pendant longtemps, attribué une origine très-reculée, mais qui ne peut remonter au-delà du XII^ siècle ou de la fin du XI*; celle de Neuvy-Sl-Sépulcre, dans l'Indre (du XI« siècle); celle de LenleU", en Bretagne; celle de l'Aiguille, au Puy-en- Vélay, dont nous donnons l'élévation à la page 131. On montre à Metz, une autre église à nef circulaire, servant aujourd'hui de magasin, et diip\)e\éeV église du Temple. Près de Carcassonne , on cite l'église circulaire de Rieux-Mérenville.
Il existe quelques églises de cette forme en Angleterre, et le nom qu'elles portent encore aujourd'hui semble prouver que l'intention des architectes anglais était conforme à celle qui a déterminé les archi-
DE CAUMONT. ABÉCÈDAIRK D ARCHÉOI OGIE.
M. .M.T.n'T.E DC L'rr.nSE DOTTJIUSHtlM fH^rT-BHI^.
(Pi'vo dP9 tribune».)
ÈRE ROMANE SECONDAIRE (fûRM;-: DES ÉGLISES). 131
Tudot del.
iiÉVATioN DE l'Église octogone de i'aiodille, au pbt.
DE CAUMONT. ABKCEUAIRE D ARCHEOLOGIE.
tectes français. L'église ronde qui existe à Cambridge et celle de Northampton s'appellent encore, Tune et l'autre, églises du St-Sépulcre; celle de Londres est désignée sous le nom dî'église du Temple, Ces trois monuments sont l'ouvrage des Templiers.
L'église de St-Michel d'Entraigues, pr^lîs d'Angoulême, est octogone avec une abside sur chacun des huit pans. Voici le plan de cette église, qui est du XIP siècle.
riAS DE L'Ér.l.ISC DF. SAinT-MK.IlF.I. D'citTR Mr.l'EI (r.ll IRERTr'.
Dans les églises de forme ordinaire, les tcansepts se terminaient par des murs droits, et s'ils avaient dei absides, elles se trouvaient dans les murs de l'Est. Au contraire, en Alsace, sur les bords du Rhin, en Italie, etc., etc., les transepts de plusieurs églises se terminent, au Sud et au Nord, par des absides semi-circulaires (1).
(1) Quoique les absides transversales soient rares en Frarcc, elles s'y ren-
ÈRE BOMANE SECONDAIRE (FORME DES ÉGUSEs).
On voit (p. 134) le plan de l'église deSt-Savin, une des plus grandes et des plus intéressantes du Poitou ; elle oflre toutes les dispositions que je viens d'indiquer, et des absides à l'Est de chaque transept.
La grande offre presque toujours, du côté de l'Ouest, un mur droit dans lequel s'ouvrent les portes principales. Sur les bords du Rhin , en Alsace , etc. , on en voit qui ont deux absides, l'uue à l'Est, l'autre à l'Ouest: telles sont les églises de S**-Croix de Liège, la cathédrale de Trêves, celles de Worms, de Spire, de Mayence , etc. , etc. Cette disposition devait être très-ancienne:
on la trouve dans le plan de l'église de St-Gall , dessin du IX* siècle, que nous avons plusieurs fois cité dans nos publications (1).
Lorsque les grandes églises ont deux absides, on trouve quelquefois deux transepts, placés l'un vers l'abside orientale, l'autre vers l'abside occidentale (églises des SS. Apôtres, de Si-André et de St-Cunibert, à Cologne ; de Léaeh, de Mayence, etc. ).
Ces différences dans le plan des grandes églises romanes de la région monumentale du Rhin ont dû, comme on le prévoit, apporter à la forme extérieure des modifications notables : elles consistent dans l'absence d'un portail occidental, remplacé par une saillie absidale; dans la disposition symétrique des tours près des deux absides, et dans quelques autres particularités.
Dans beaucoup d'églises , les bas-côtés se prolongent parallèlement
contrent quelquefois. J'ai cité, il y a longtemps , celle de la curieuse cath(^drale de Noyon, monument du XII* siècle, celles de St-Maurice de Gençay (Vienne), et quelques autres. Ainsi que îil. Whewel l'a remarqué, plusieurs églises germano-romanes offrent, aux extrémité.-s du transept, des absides polygonales.
(1) J'ai observé que, lorsque deux absides existent aux extrémités orientale et occidentale de la grande nef, l'une est ordinairement semi-circulaire et l'autre polygonale. Dans beaucoup de cas, la forme polygouale annonce une époque plus récente que les absides semi-circulaires.
DE CAL MONT. AUl-C!- DAIRE d'ABCHLOLOGIE.
ÈRE ROMANE SECONDAIRE (fORME DF.S ÉGLISKS).
au chœur au delà des transepts; mais ils s'arrêtent là où commence la courbure de l'abside: de sorte qu'ils ne font pas complètement le tour du chœur. Toutefois, on trouve aussi un grand nombre d'exemples du prolongement des ailes autour de l'hémicycle du chœur ; on nomma ce prolongement deambulatorium.
L'abside allongée et placée à une plus grande distance du transept avait, dès les IX« et X* siècles, laissé pour le chœur un plus grand espace. Dè=; la fin du X* siècle, on vit quelquefois les bas-côtés conduits tout autour du chœur et du sanctuaire et communiquer avec lui par des arcades portées sur des colonnes : ces bas-côtés durent, dès cette époque, donner asile à quelques chapelles. Au XI« siècle, l'allongement du chœur et la disposition dont je parle devinrent d'un usoge général pour les grandes églises. Les bas-côtes font le tour du sanctuaire à l'église de la Couture du Mans (995), à l'église de Vignory (Haute- Marne), dans les grandes églises de St-Savin, de Cluny, de St- Hilaire de Poitiers, de St-Germain-des-Prés.
Ils s'arrêtèrent, au contraire, de chaque côté du sanctuaire sans en faire le tour, à Caen (église abbatiale de S'«-Trinité) et dans la plupart des églises normandes.
Mais il y avait aussi beaucoup d'églises à chevet rectangulaire comme
136 DE CACMONT. ABbXÉDAlRE d'aRCHKOLOGIE.
celle-ci, dont une forme la croix (A), et les deux autres de simple
EGLISES X CUEVET UECTlMtCLAlRE.
parallélogrammes rectangles (B, C).
Cryptes.
LES grandes églises romanes ont souvent été élevées sur des cryptes. Ces chapelles souterraines ont élé établies tant que Tar-
chitecture à plein-ceinlre a régné ; en général, on a cessé d'en construire après l'adoption de rarchitecture à ogive [1).
La plupart de nos cryptes des XI« et XII* siècles sont placées sous le chœur; dans les petites églises, elles affectent souvent la forme rectangulaire, avec des voûtes sans colonnes. Dans les cryptes plus considérables, la voûte est ordinairement soutenue par des colonnes cylindriques, disposées sur deux ou quatre rangs. On peut citer la crypte de la cathédrale de Bayeux ; celle qui existe sous le chœur de l'abbaye de S"'-Triniié de Caen ; la crypte de St-Marcouf (Manche) ; celle
PLAN DE L* CRYPTE HE SMKT-MARCOCF (M&RCBE).
de Tabbaye de St-Florentin-le-Viel, à Saumur ; celle de La Couture, au Mans; de Notre-Dame de Poitiers; de St-Seurin de Bordeaux; de la cathédrale d'Auxerre; de St-Maixent, de Nantes, de Cunault
(1) A peine pourrait-on citer quelques exemples de cryptes postérieures au Xlie siècle.
138 DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D*ARCHl';OLOGIfc:.
{Maine-et-Loire\ de Limoges, de Montmille et de Pierrefont (Oise), etc., etc.
Des cryptes plus étendues sont celles de la cathédrale de Chartres, de St-Eutrope, à Saintes; de St-Gilles et de quelques autres grandes églises romanes de France et d'Italie.
Quelques cryptes, comme celles de Spire, de Sillé-le-Guillaume (Sarlhe) et de plusieurs églises d'Italie, s'étendent sous les deux transepts jusqu'à leurs extrémités.
On descend dans les cryptes par des escaliers placés dans les transepts, dans la nef, près de l'entrée du chœur, ou de côté, dans les collatéraux.
Caractères généraux du. roman secondaire dans les différentes régions de France.
S II l'architecture offrait durant la période romane secondaire des caractères à peu près identiques dans les diverses régions de la France, il y a pourtant des diflércnccs à signaler.
Ainsi les monuments normands du XI* et du XII* siècle, comparés à ceux du Poitou, ces derniers comparés à ceux de la Bourgogne et de l'Auvergne, offrent tous des types généraux uniformes, les mêmes principes (le construction, mais avec des différences dans la manière dont les ornements sont traités; ces dissemblances consisteront dans la prédominance dételle ou telle sculpture, dans l'adoption de certaines formes, de certaines combinaisons habituelles dans une province, plus rares ou insolites dans d'autres; en un mot, dans une mullilude de détails qui ne frappent pas toujours au premier abord, mais qu'un œil exercé apprécie bientôt avec un peu d'attention.
Sans doute, il faut bien distinguer, dans ces divers systèmes, ce qui appartient à l'influence des matériaux de ce qui vient du goût et deriiabilelé des sculpteurs. L'influence des matériaux a toujours été immense, et l'on conçoit qu'une pierre tendre, éclatant sous le moindre effort de l'outil, telle que la craie, n'a pas dû recevoir les mômes sculptures que les pierres homogènes et d'une dureté moyenne, comme celles que l'on possède dans le Calvados, dans le Berry et dans plusieurs autres contrées. Le calcaire grossier, lardé de coquilles, ne pouvait être travaillé delamôme manière que la pierre dontje viensde parler; enfin, le granité, si rebelle au ciseau, ne pouvait recevoir les mêmes
moulines que les matériaux plus tendres. Ainsi, l'on conçoit que le même système d'ornemenlalion, je dirai plus, que le même ornement sera quelquefois rendu tout différemment suivant la pieYre que Tarchilecle aura mise en œuvre. Sur des matériaux à grain fin, d'une dureté moyenne, on a pu tracer des moulures dont les contours et les détails offraient une pureté de trait que l'on ne pouvait obtenir sur la pierre à gros grain : sur celle-ci, il fallait s'attacher moins à la pureté de trait qu'au relief et à l'effet général des moulures vues à dislance. Ce peu de mots snffit pour exprimer ma pensée ; le fait est d'ailleurs tellement palpable, qu'il n'a pas besoin de démonstration.
Il faut donc, dans la- géographie des styles architectoniques et dans l'appréciation des dissemblances que présentent, sous ce rapport, les diverses provinces de France, tenir, avant tout, compte de l'influence des matériaux sur le choix des moulures et sur la manière de les traiter. Mais, après avoir accordé à cette influence toute l'importance qu'elle a eue sur l'état de l'art, il faut aussi reconnaître des écoles diverses, des différences de goût et d'habileté, qui ne peuvent provenir d'aucune autre cause que des traditions d'école.
Je vais énumérer, en très-peu de mots, les caractères principaux de l'architecture religieuse durant la période romane secondaire, et renvoyer pour plus de détails à mou Cours iC antiquités et à mon Histoire de C architecture. Il est bon de savoir, avant tout, que j'embrasserai d'un seul coup-d'œil les Xl'= et XII» siècles, sauf à indiquer ce qui distingue les productions de ces deux siècles : on ne saurait effectivement les séparer, puisque les mêmes formes se sont préscnléf.s aux deux époques. Le XII* siècle nous offre des contours plus corrects, une ornementation beaucoup plus riche, une exécution infiniment supérieure ; on peut dire que l'architecture romane n'est arrivée à la perfection que dans le XII" siècle.
Mais ce style si gracieux, dont les fleurs s'épanouissaient au XII« siècle , grandissait au XP ; l'arbre poussait alors les branches et les boutons qui devaient produire les fleurs. Ne séparons donc pas deux époques d'une même vie : il est plus rationnel, plus philosophique de les étudier dans leurs rapports, sauf à bien apprécier les phénomènes de leur développement, à suivre, au XII* siècle, le perfectionnement des éléments qui existaient dès le xr, l'introduction des innovations que le progrès, en toute chose, entraîne avec lui.
Les monuments du XI* siècle offrent, d'ailleurs, des caractères qu'un œil eiercé peut saisir. Les moulures ont peu de relief, comme
DE CADMONT. ABÉCliDAIRE D*ARCHÉ0L0G1E.
celles des siècles précédents ; elles ont des formes moins correctes. Les chapiteaux sont souvent très-barbares, d'une raideur extraordinaire. Le spécimen suivant montre un type de chapiteau assez commun dans la première moitié du Xl« siècle.
ClUl'ITE/kD ET ÉCCLPTintS Ul \\<^ SIÈCLE.
Il y avait peu d'églises voûtées au XI* siècle ; elles offraient, comme la nef de Cerisy (Voir la page suivante), des murs latéraux sur lesquels reposaient les entraits de la charpente, laquelle restait visible quand un lambris en bois ne venait pas la cacher.
Les voûtes inventées par les Romains n'avaient pas cessé complètement d'être employées, savoir: la voûte en berceau semi-cylindrique; la voûte d'arête, composée d'un cylindre longitudinal pénétré par des demi-cylindres d'un égal diamètre; enfin les demi-sphères ou coupoles; les quarts de sphère ou voûtes en cul-dc-four. Mais c'est à la fin du
un DES COTÉS DE IK Vft DE CEBISt, Vt K VOL d'oISEAC.
Bouet del.
142 DE CAUMONT. ABKCKDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.
XI"^ siècle et au XII* surtout que les arcbilecles les appliquèrent aux surfaces, plus ou moins grandes, qu'il fallait couvrir dans les nefs et dans les absides des églises.
Après les désastres qui avaient amené Tart si près de sa perte, il fallut étudier de nouveau des applications qui avaient cessé d'être familières. Or, l'absence de voûtes dans beaucoup d'églises du XI* siècle faisait qu'on n'établissait pas, comme on le fit ensuite, de contreforts destinés à neutraliser la poussée du dedans au dehors, ou qu'ils n'avaient qu'une saillie peu considérable. Quand on voûta, au XII' siècle, des églises du XI*, on reprit en sous-œuvre le haut des murs; il fallut en cacher diverses parties, et ces enchevêtrements déroulent bien souvent les archéologues. M. Bouet et M. Rupricb-Robert ont démontré, dans de curieux mémoires, combien ces soudures sont parfois difficiles 5 reconnaître, mais combien elles sont intéressantes à observer.
Appareils.
ON retrouve les principaux appareils en usage dans l'architecture romaine, et dans l'architecture romane primitive, dans celle des XV et XII« siècles.
Le petit appareil régulier de quatre pouces carrés, et le moyen appareil de huit pouces environ sur cinq, se rencontrent très-fréquemment.
Les èdiGces construits en moellon, tels que certaines églises de campagne, offrent assez souvent des murs en blocage. Lorsqu'on s'est servi de pierres plates pour le revêtement, elles ont presque toujours été rangées sur le côté et inclinées alternativement à droite et «i gauche {opus spicatum, maçonnerie en feuilles de fougère ou urcies de poisson]. Une combinaison à peu près semblable a été figurée, mais très-rarement, par la coupe des pierres de taille de moyen appareil.
Au XI* siècle, l'appareil ollre presque conslammenl de larges joints de ciment, et qu md les pierres sont d'un grain assez tendre, elles montrent quelquefois la trace de l'instrument dont on s'est servi pour les aplanir.
M. Bouet, qui a beaucoup observé la trace des instruments dont on s'est servi pour faire ces ravalements, recounuîl qu'au M' siècle et au XII* les pierres étaient layées obliquement, tandis que plus tard elles le furent perpendiculairement. Ces indices ne doivent pas être dédaignés.
ÈRE ROMAXE SECONDAIRE ( APPAREILS)
Au Xli' siècle, un cerlaiii Douibre d'appareils symclriqucs, les uns composés de pierres hexagones, les autres dont les pièces sont en Forme de losange, ont été employés dans les murs extérieurs comme décoration. Ces pièces sont séparées les unes des autres par une couche de 'ciment coloré en rouge (i^.
On rencontre assez souvent en Poitou un autre appareil, compose de pierres arrondies d'un côté, carrées de l'autre, et séparées par du ciment coloré. Une fois rangées , elles ressemblent à des écailles imbriquées, ou plutôt à certaines feuilles; caria partie arrondie est souvent placée en dessus. Elles sont disposées ainsi dans les couronnements coniques de certaines tours, où Timitation végétale est plus caractérisée (2).
Signes d'appareils. — On appelle ainsi des figures diverses très-variées, dont quelques-unes ressemblent à des lettres renversées, et que l'on trouve gravées en creux sur les pierres d'appareil dans la plupart des édifices du midi de la France et dans beaucoup d'autres contrées. On
^\^ Q) QJ
croit communément que ce sont des signes de tâcherons ou de tailleurs de pierre qui auraient, à ce moyen, reconnu les pièces qu'ils avaient dégrossies.
CoNTBEFORTS. — Daus l'archîtccture romane primitive, les contreforts se présentaient comme de simples pilastres d'ornement ; à partir du
(1) Ordinairement la couleur rouge a e'te' appliquée seulement à la surface du ciment, et n'a pas plus de six lignes d'e'palsseur dans les jointures des pierres.
(2) Voir la qnatriîirae pariie de mon Cours d'antiquités et l'atlas.
DE CAUMONT. ABECIiDAIRE D ARCHEOLOGIE.
XP siècle, ils n'ont encore que très-peu de saillie comparativement à ce qu'ils en acquirent dans la suite. Ce sont des pilastres parfois ornés, sur les angles, de colonnes engagées, avec couronnements en pente garnis d'imbrications; ou bien des demi-colonnes qui tantôt k s'élèvent jusqu'à la corniche, i tantôt s'arrêtent un peu plus bas et se terminent par un petit toit conique ( façades de Parlhenay-le- Vieux , de St-Jouin- de -Marnes, etc., etc., murs latéraux de Sl-Germer (Oise), etc., etc.).
Quelques contreforts, rectangulaires à la partie basse, se transforment en colonnes à une certaine hauteur.
En Italie, dans le midi de la France, en Alsace,
sur les bords du Rhin, etc., les contreforts très-plats, Q:ne consistent souvent que dans des ressauts, espacés également les uns des autres sur la muraille.
Ornements.
Nous voyons les ornements et les moulures employés dans les XI* et XII* siècles sur les archivoltes des portes, des arcades et des fenêtres, sur les corniches et sur le plein des murs.
Pour abréger les explications, je présente l'image de quelques moulures typiques du roman secondaire, en les rangeant par grandes régions, c'est-à-dire réunissant celles qui se voient le plus habituellement dans un même pays, cl qui se airactérisent, jusqu'à un certain point, une école. Il ne faut pas attacher trop d'importance à ces vues générales, qui peuvent ôlre contredites par quelques faits exceptionnels ; mais elles méritent la plus grande attention.