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polvgonaie, se distin,^ue par une galerie qui circule sons la corniche, au sommet des murs : caractère particulier à la région du Rhin et de la haute Italie.
Je ne connais pas de transepts plus longs que ceux de Tégllse de St-Sernin de Toulouse. Deux absides s'appuient sur chacun d'eux, du côté de Test. L'esquisse suivaule, de M. Victor Petit, montre l'or-
ÊRt: RCMANE SECO>yDAlRE (aD^IDEs), 18j
184 DE CACMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.
donnance extérieure de celte belle église ; elle serait plus belle encore si là, comme dans plusieurs autres monuments du Midi, on n'avait, à une certaine époque, changé le système de toiture et exhaussé les murs pour supporter les charpentes et les remonter à une certaine hauteur au-dessus des voûtes. Par suite de ce travail, qui a été le résultat d'un système dans le Midi, les anciennes corniches ont été écrasées par un mur percé d'ouvertures carrées d'un effet disgracieux. A ce moyen, on a pu pratiquer de vastes greniers entre la voûte et la toiture : ce qui, sans doute, est un moyen de conservation pour les murs , mais ce qui , en revanche , alourdit singulièrement les édifices.
Ce système a souvent aussi entraîné la suppression des frontons des transepts et même de celui de la façade occidentale : on leur a substitué un mur droit : le toit, conduit en biseau, a formé ce qu'on appelle un bout rabattu. Cette disposition du toit produit un aplatissement considérable, que j'ai déploré dans plus d'un édifice du Midi. A-t-elle existé dès l'origine dans quelques monuments? Je n'en sais rien; mais je crois que, pour un grand nombre, elle ne date que de l'époque de l'exhaussement des murs supportant la charpente, ce qui a permis d'établir des greniers au-dessus des voûtes et de se servir, pour la défense, des espèces de guichets en forme de créneaux qui éclairent ces greniers.
L'abside de la grande église de la Charité-sur-Loire, consacrée en 1106, a des transepts moins longs que l'église de Sl-Sernin, mais considérables aussi en étendue ; le plan général de celle église est , d'ailleurs, un des plus vastes conçus à cette époque. Cinq nefs condui* saieut au transept, comme à St-Sernin.
Deux de ces nefs se délahaient pour former déambulatoire autour du sanctuaire ; les deux autres, longeant les murailles, paraissaient aussi s'étendre au-delà du transept, et, après une travée, se terminaient par des absidiolcs serai-circulaires.
Dans quelques églises à chevets droits de l'Anjou et du Poitou, les bas-côtés viennent acterminer près du sanctuaire et n'en sont séparés que par des colonnes très-légères.
Je présente, pour dernier exemple, la brillante abside de l'église Notre-Dame-du-Port, à Clermonl, avec ses modillons garnis de lobes, ses corniches à billeltes et ses marqueteries en pierres de couleurs différentes: caractères qui, avec quelques autres, contsiluent particulièrement le roman auvergnat.
to ROMANE SECONDAIRE ( ABSIDES )