V. l>etU del
FAÇ\DF, OE l'Église de jort (calvai>os).
trois archivoltes portées sur des colonnes et ornées de diverses moulures, s'ouvre une fenêtre cintrée avec archivoltes et colonnettes ; plus haut est une corniche à modillons et un fronton triangulaire. Cette ordonnance, très-simple et d'un bon effet, pourrait être adoptée par les architectes qui construisent des églises dans le stjle roman.
173 DE CADMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOI.OGIE.
Dans les églises d*uDe certaine éléTation, comme celle qui suit,
nOUQ£z
FAçtDE DE l'Église u'ocisTBEOàM (caltaoo*).
les portes sont souvent surmontées de deux ou trois éla|çes de fenêtres ou d'arcatures.
Un des caractères des façades romanes, en Poitou, en SaintODge, etc.,
etc., c'est de présenter trois arcs égaux en hauteur. Les deux arcs qui accompagnent l'arcade centrale renfermant l'entrée principale de la nef, n'ont pas été ouverts dans les églises dont je parle, et ne sont là que pour la décoration de la façade.
L'église de St-Hilaire-de-Foussay, décrite par M. de Longuemar, est une de celles qui présentent cette disposition. Voici la moitié de cette façade (p. 17/j). Les tympans des arcs correspondant aux bas-côtés sont chargés de personnages.
La fausse arcade figurée dans l'esquisse que je présente (côté de l'évangile) offre la scène du Crucifiement, au moment où les disciples de J.-C. viennent détacher de l'instrument du supplice le corps de leur divin Maître.
La partie principale de la scène est remplie par cinq figures debout : une seule a conservé sa tête, c'est Teffigie de Joseph d'Arimathie, à qui les sculpteurs romans ont toujours accordé l'honneur de recevoir dans ses bras le corps du Christ. Ce dernier est encore appuyé contre l'arbre de la croix ; Nicodême est placé à sa gauche ; puis vient saint Jean, le disciple bien-aimé, reconnaissable à son nimbe, au livre fermé qu'il porte sous son bras, et à ses pieds nus.
A la droite du Christ et au-delà de Joseph d'Arimathie, est la Vierge Marie, dont Ja tête est ornée d'un large nimbe, et qui, saisissant le bras droit de son divin Fils, seul détaché de la croix, semble sur le point de le porter à ses lèvres.
Deux bustes, représentant le soleil et la lune, se montrent au-dessus des bras de la croix.
Ces figures et leurs draperies sont remarquables, elles appartiennent au style de l'école hiératique ancienne , en usage au XII* siècle. Elles sont l'œuvre d'un sculpteur de St-Jean-d'Aiigély , ainsi que l'indiquent les mots suivants, disposés sur une seule ligne :
▲VDBBEBTTS D SCO | lOHB ; ANGERIACO * MB FECIT.
Transepts.
TV ANS les églises qui ont un transept, l'extrémité de cette partie et le y/ chevet dans celles qui se terminent par un mur rectangulaire, offrent une ordonnance qui se rapproche plus ou moins de celle des façades : le cadre à remplir était d'ailleurs à peu près le même. Ce sont, suivant l'importance de l'édifice, un ou plusieurs étages d'arcatures avec des fenêtres et quelquefois, quoique rarement, d'autres arcatures
iMui i'i|ii:iiiiiiiiiiiiiii'iimmiiiiinTi
TARTIE Vt rOUTAII. UT. SAIM-HIIUIIE DE rotSSAT ( Btrj-«èTB» s ; ,
ÈRE ROMANE SECONDAIRE (tRANSEPTs). l75
OU des fenêtres jusque dans le fronton, comme à Vassy (Haute-
Marne), ou, comme dans le roman normand, deux fenêtres de o-randeur médiocre, séparées l'une de l'autre par un contrefort (abbayes de St- Étienne et de S'^-Trinité à Caen) ; ou bien, comme dans la région du
176 DE CADMONT. ABÉCÉDAIRE d' ARCHÉOLOGIE.
roman auvergnat, deui fenêtres assez élevées, séparées par une colonne
T.45SEPI DE L'ÉGLISE D'tBaEC.l ( iLLlE. ) . E. SagOt dcU
portant la retombée de deux archivolles géminées et surmonlées d'ua
fronton triangulaire peu élevé , orné d'une croix grecque et revêtu d'un appareil réliculé.
La figure précédente montre quelle était, ordinairement , Tordon-
DE CAUMONT. ABÉCtUAIRE D*ARCHÊ0L0G1E.
nance des élévations latérales dans les petites églises qui n'offraient que des fenêtres au-dessus des portes.
Dans les grandes églises, les bas-côtés présentent un rang de
fenêtres, et la grande nef un rang d'ouvertures au-dessus du loil des bas -côtés.
ÈRE ROMANE SECONDAIP.E ( ÉLhVATION LATÉRALE). 179
En Bourgogne, les églises romanes allcclcnt souvent une dispo-
r];li]l:i!^jMilMii|i'i!i!ili^ sîlion analogue, comme le montre la figure qui précède.
Clievets.
Y JNE ordonnance différente de celle des chevets rectangulaires se vjj remarque dans les absides couronnées d'un entablement à modillons, divisés longitudinalement par des colonnes , des contreforts ou des lignas brisées. Les fenêtres, les arcatures, les modillons et, dans les grandes églises, les moulures ou les marqueteries, comme en Auvergne, forment leur dOcoralion ordinaire. Voici le chevet rectan-
DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCDÉOLOGIE
CIIETET nECTANGCLtinC DE I. EGLISE DE •ITIEBCf,
gulaire de l'église de Rivières, près Chiuon ; plus loin, sont des absides de diûérentes dimensions : la première appartient à nne
M {isy
ij.Mill!LlliL3k^-^f
église rurale peu élevée; la seconde, à une église d'une élévulion moyenne; la troisième, qui est polygonale, est celle de l'église
182 DE CAUllONT. ABÉCÉDAIRE D'aRCHTOLOGIE.
abbatiale de Solignac (Haute-Vienne); la quatrième, également