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depuis, de placer une tour de chaque côté du portail, à l'ouest. La troisième s'élevait sur le transept. Cette tour centrale était quelquefois
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ornée, à l'intérieur, de manière à rester ouverte jusqu'au toit et à présenter un vide ou dôme sur riiilersection de la croix.
Dans les églises à deux absides de la région monumentale du Rbin on a quelquefois élevé six tours, une sur chaque transept, et quatre plus élevées et d'un moindre diamètre aux quatre angles du grand comble, près des absides ; telle était l'ordonnance de la cathédrale de Spire avant les réparations qu'elle a subies, et celle de la cathédrale de Worms.
La cathédrale de Bamberg a quatre belles tours : deux à Touest et deux à l'est ; mais les deux tours occidentales appartiennent au style ogival (V. page 237).
La cathédrale de Tournai, si bien décrite par M. Lemaistre d'Anstaing, et qui offre plus d'un rapport avec les grandes églises rhénanes, avait une tour de chaque côté des transepts, qui se terminent en demicercle. Elle aurait neuf tours si elle était entièrement romane et qu'on eût complété le système, savoir : deux tours à l'ouest, deux tours à l'est, une tour au centre et quatre tours aux deux extrémités des transepts ou de côté.
En France, beaucoup d'églises n'avaient qu'une tour centrale ou qu'une tour placée à l'ouest.
Dans la plus grande partie des églises rurales il existait une tour centrale qui répondait au ciLorium, c'est-à-dire à l'autel placé à l'entrée du chœur, et qui indiquait au dehors la place occupée par les saintes espèces. On peut lire, à ce sujet, les mémoires de M. le docteur Cattois.
Chaque grande région de la France a adopté un type particulier, cl l'examen comparatif des tours romanes des diverses provinces a beaucoup d'intérêt.
En général, à mesure qu'on avance vers le Midi, les tours, sauf quelques exceptions, deviennent lourdes, trapues et moins élégantes : ou peut eu juger par colles du déparlement de la Gironde, figurées page 228.
On voit par la tour de Cruas (vallée du Rhône), que je présente d'après des dessins de M. Victor Petit (p. 227), combien il y a de dislance entre ce type méridional et ceux qui prédominent dans le Nord et le Centre.
Dans le Poitou, l'Angoumois et quelques autres parties de la France, les tours centrales, souvent octogones ou circulaires, sont couronnées d'une pyramide conique en pierre, ornée de saillies figurant des écailles ou des fucilles.
On y voit aussi des pyramides coniques sur des tours carrées.
Le l'dil se reproduit dans la tour de Déols (ludre), où des clochetons
ÈRE ROMANE SECONDAIRE (tODRS).
DE CADMONT. ABÉCKDAIRE D'AnrHtOI.OClK.
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ÈRE ROMANE SFXONDAIRF ( CLOCDETONS). 239
ù bases cylindriques occupent les angles résultant de Tapplicalion du toit conique sur le carré.
Je termine cet aperçu de» tours romanes, dont je pourrais produire beaucoup d'autres types, en présentant la tour centrale de Cruas dont la forme est élégante et originale (V. la page 288).
Clochetoiis.
LES clochetons n'ont guère «léemplo}és durant le règne de l'architecture romane : j'en connais à peine, dans le nord-ouest de la France, quelques exemples du XP siècle, et l'on peut afGrmer qu'ils ont été fort rares dans ce pays, avant la deuxième moitié du XIP. L'église Notre-Dame de Poitiers en a plusieurs d'une forme très-éléganle, et j'en ai vu de pareils sur d'autres églises regardées comme appartenant au XII*' siècle.
Mais j'ai partout été frappé de leur petit nombre ; on les voit le plus souvent aux angles des transepts et des façades, et l'on peut admettre que leur présence dans les monuments romans est encore une des innovations qui préparaient l'avènement de l'architecture à ogives.
L'usage de placer des coqs, en guise de girouettes, sur les tours d'église est très-ancien, sans qu'on puisse absolument en indiquer l'origine.
Le poète Wolstan parle du coq qui surmontait la cathédrale de Winchester, dans sa Vie de saint Ethelivold écrite à la fin du X" siècle.
Sur la Tapisserie de Bayeux, nous voyons un coq fixé sur un des points saillants du toit de l'abbaye de Westminster (p. 2ZiO),
Le Livre-Noir de l'évêché de Goutances parle du rétablissement du coq de la cathédrale, détruit par la foudre en 1091.
Le coq de Brescia, fabriqué au IX« siècle, était de cuivre, et c'est le métal qui était usité alors.
D'après le témoignage de plusieurs écrivains ecclésiastiques et d'après des comptes d'église, il paraît qu'assez souvent on enrichissait les coqs de dorures. La description de Wolstan et le Livre-Noir nous apprennent que ceux de Winchester et de Goutances avaient été dorés. Eckard, auteur du X« siècle, dans son livre De casibus sancti gatli^ parle d'un coq que deux voleurs avaient voulu dérober, parce qu'ils s'étaient imaginés qu'il était d'or massif (1).
(I) L'abb<5 Dii raïul , lieclierches svr les co(is des c(jlises.
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Ainsi, dès le XI' siècle, nos églises étaient surmontées de coqs.
Ce genre d'anémoscopes doit avoir été euipi uuté à la civilisation romuiae.