ÈRE ROMANE SECONDAIRE (OBJETS DESTINÉS AU CUI.TE
frappées au repoussoir, font saillie sur le cuirrc. D'autres fois, les têtes seules sont saillantes, et le corps ou même le personnage tout entier est indiqué par un trait creux qui dessine les contours.
D'après les explorations de M. l'abbé Texier, le Limousin possède de nombreux reliquaires émaillés, de st>Ie roman. Il cite, comme les plus remarquables, ceux d'Ambazac et de St-Viame (Corrèze), dont les dimensions sont assez considérables (0» 85 sur 0» 73 de hauteur) ; ceux de la Guêne (Corrèze), de Sl-Aurélien, à Limoges, et celui de Solignac.
On a renfermé les reliques dans des objets de formes diverses rt de
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différentes matières, quelquefois dans des cavltôn pralîqtiées au centre
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des statues. Ainsi la statue, en bois doré, de la Sainte-Vierge qu'on toit encore à Tournus, et qui, à en juger par le siège orné d'arcalures cintrées sur lequel elle est assise, aus>i bien que par son costume, doit dater de la fin du XII' sit-cie, a dans le dos unj petite armoire dans laquelle on renfermait des reliques.
Statues. — Les statues en bois et en métal doivent être citées comme objets consacrés au culte ; ce sont souvent des œuvres d'art remarquables. Parmi les statues romanes en bois, on peut citer la Vierge noire de Notre-Dame de Dijon. Cette statue est maintenant couTerte de Têtemenls, comme la plupart de nos Madones ; elle en fut momenlaiiémcnt dépouillée le jour de la visite faite, il y a quelques années, parle Congrès archéologique à l'église Notre-Dame: ce qui n'avciit pas eu lieu depuis très-longtemps, et nous avons pu reconnaître qu'elle était représentée assise, comme toutes les Madones byzantines. Plus tard, quand on a recouvert de robes et de tissus la draperie sculptée de la statue en bois, on a voulu qu'elle fùl debout ; on l'a inclinée en avant pour lui donner en apparence celte position, et les vêtements dont on l'a couverte ont complété l'illusion. Dans l'origine aussi, la Vierge noire de Dijon, comme toutes les Vierges byzantines, tenait l'Enfanl-Jésus sur ses genoux ; on a fait disparaître celle statuette, qui s'opposait à la position qu'on voulait donner à la statue principale. Les traces de cet enlèvement sont faciles à reconnaître dans le dessin de M. V. Petit, que nous donnons p. 339 et qui fait voir la Vierge noire telle qu'elle s'est présentée à nos yeux, après l'enlèvement des vêlements qui la dérobent acluellemenlà la vue cl n'en laissent voir que la lêlc ou plutôt le visage.
La Vierge noire de Dijon nous parait plus Intéressante que celle de neimnc, qui est aussi Irt's-ancienMe, ég;ilemenl noire, et qui appaiticnl au même type.
Ces monuments de la sculpture byzantine devraient tous être dessinés, étudiés et comparés ; nous en possédons encore une certaine quantité en France et dans les contrées voisines. Le moine Théophile donne, sur la confection des statues de ce genre, des renst ignements curieux que je regrette de ne pouvoir reproiluire, mais que j'indique à ceux qui voudraient les connaître.
La Vierge noire de la calliédralc du Puy-en-Velay devait, avant d'être refaite, offrir une grande ressemblance avec celles de Dijon et de Beauoe. La Vierge de Rocamadour est aussi citée comme Irès-aocieiiM ; naais